‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 40 sur 199 · I.R DIMANCHB · texte numérisé non relu

I.R DIMANCHB

exemple de contrariétés, se croire doux, charitable au prochain, soumis à Dieu... encore est-ce difficile:... dans le désert, dans le désert de Paran, c’est impossible. Pour ma part, je suis effrayée de l’égoïsme que ces quelques jours de souffrane.e m’ont révélé. — Moi, toujours moi ! j’ai froid, je suis exténuée; quand arriverai-je? — Et si je pense aux autres, ce n’est que par contre-coup.

Et puis, ces sourdes querelles contre Dieu, ces prières rebelles, ce doute lorsque Dieu n’exauce pas!... Il n’y a que l’action du Saint-Esprit qui puisse me rendre capable, un jour, de supporterquoi que ce soit pour l’amour du Seigneur. Celle action s’exercera. Dieu abandonnerait-il une seule des âmes qui regardent à lui?... la pire n’a-t-elle pas droit à son meilleur amour?...

Hier au soir, nous nous sommes réjouis longtemps au feu du bivouac. Mon mari , Louis, Jeannette, avaient arraché toutes les vieilles racines des environs. Voilà le beau moment! Faire, le samedi soir, un feu clair; geler d’un côté, griller de l’uutre, et se dire : demain on ne me réveillera pas; demain je ne suivrai pas d’un œil endormi l’arc aminci de la lune, qui traverse le ciel et m’avertit que quatre licures approchent, que la fatale .lanterne va se glisser dans la lente, qu’il faudra, par un froid pénétrant, m’habiller. S’/iaè/Her / pièce à pièce I manger un déjeuner qui sc glace de l’a.ssielto à la bouche.

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