‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 41 sur 199 · LES AVANTAGES DE LA VIE NOMADE · texte numérisé non relu

LES AVANTAGES DE LA VIE NOMADE

partir à pied, disputer le terniin contre le veni, monter sur son chameau, y rester transis, ratatiné, hébété !

Avec une chaleur modérée, il n’y aurait plus que du plaisir. — Entin, Seigneur, que ta volonté soit faite. Et pendant que nous tenons ce dimanche, jouissons-eo.

U faut le dire pourtant, le désert a ses avantages; il simplilie l'existence: quelques pieds carrés, un mince matelas sur la terre ou sur le.s pierres, une planche: voilà le salon, les sièges, la table, tout ce qu’on voudra. On ne perd plus de temps à sa toi' lette; on ne se regarde plus au miroir qu’une fois par semaine, — le dimanche, pour consUUer les ravages ; — on se passe de ce qu’on croyait indispensable ; on mange peu et mal ; on souffre, et cela fait du bien.

Le Scheik des lîafcs est venu nous voir hier au soir. Nous devons à Nukie, passer des mains des Taouarahs dans le.>: siennes. Antonio arrange ea un tour de main notre affaire. — Le Scheik des Tiahs fume, dine, prend du café; il en résulte que nous garderons jusqu’au bout notre Scheik Emharrak, plus trois dromadaires : celui de mon mari, celui de Jeannette, le mien; et qu’au lieu d'attendre vingt-quatre heures à JSukle, nous en re{iartirons mardi.

Le Scheik des Tiolts nous envoie un mouton. La

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