‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 5 sur 199 · LA SOIF · texte numérisé non relu

LA SOIF

«paissie, les lèvres déchirées par le soleil, voyant ce que j’aime souffrir une soif ardente et refuser de l’étancher pour me laisser quelques gouttes d’eau, j’ai compris ton angoisse. Elle mit son enfant sous un arbrisseau, elle s’éloigna de lui à la distance d’un trait d’arc et s’assit vis-à-vis, car elle dit : « Que je ne voie point mourir cet enfant!... » Puis elle éleva la voix et pleura. — « Qu’as-tu, Agar? ne crains point! » — Mon Dieu, tu es de toute éternité un Dieu de compassion !

Et nous voici sous la garde des fils d’Agar.

11 y a d’autres paroles, qui ne prennent leur sens complet que par un jour de kamsin. * Être altéré de la justice! » et celles-ci : « Pour ce qui est des affligés et des misérables, qui cherchent des eaux et qui n’en ont point, et dont la langue périt de soif, moi, l’Éternel, je les exaucerai. . . je changerai le désert en étangs d’eaux et la terre sèche en sources d’eaux ‘. » — Nos pauvres âmes, altérées de paix, tu les inonderas, Seigneur. Tout croule; le monde tremble sur sa base : rien ne nous ébranlera; non qu’il y ait aucune force en nous, mais Christ est notre force, avec lui nous pouvons traverser les fournaises.

Vers cinq heures, un de nos Bédouins va chercher de l’eau, elle est blanche comme de l’orgeat; mais elle n’a pas le goût de sel , elle n’a que le goût

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