‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 60 sur 199 · ÉLUS A · texte numérisé non relu

ÉLUS A

viteiirs, que le roi des Philistins, Âbimélec, jaloux de ses richesses, lui disait ; • Retire-toi d’avec nous, car tu es devenu beaucoup plus puissanlque nous.*» Ce n’est plus le temps de Jacob, de Jacob qui prit ce qui lui vint en main pour en faire un présent à Ésaû son frère, savoir : deux cents chèvres, vingt boucs, deux cents brebis, vingt moutons, trente femelles de chameaux qui allaitaient et leurs petits, quarante jeunes vaches, dix jeunes taureaux, vingt ànesses et dix ânons*. Ce n'esl plus le temps de Job, qui possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, et cinq cents paires de bœufs’.

Les chameaux d’Abraham ont dû venir paître ici, conduits par ses serviteurs, alors qu’il avait planté ses tentes en Beer Scébah.

Noussommes campés au pied des ruines d'Elusa... ou de ce qu’on croit être Elusa. — Il ya là des restes de bâtiments, de canaux, de fondations, de tours en pierre de taille; le tout au milieu du désert, sans arbres, sans herbe, sur ce sol de fer. Étonnant mystère que l’existence de ces villes, assises dans la désolation ! Mais au temps où elles llorissaienl, le désert n’était pas le désert, la vie le refoulait; et il n’y a pas longtemps de cela, puisqu’Êûoda, puisqu’£/t<sa datent de la domination romaine. Ésaie parle des villes du désert : « Que le désert et ses villes élè-

' Genèse, XXVI. - • /4icf. XXXII. — » Job, I.

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