‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 7 sur 199 · ORDRE DE NOS JOURNÉES · texte numérisé non relu

ORDRE DE NOS JOURNÉES

manière à ce qu’il n’y ail plus qu’à jeter matelas, couvertures et draps dans le sac. Nous déjeunons : un plat de haricots secs ou de riz, avec du café blanchi par la décoction d’amandes qui s’efforce de remplacer le lait. Pendant que notre monde déjeune à son tour, nous prenons notre Bible, nous allons nous asseoir à quelques pas, en face du soleil qui sort du désert comme un boulet embrasé, en face de notre campement dont les tentes s’affaissent l’une après l’autre; nous lisons et nous prions. C’est un moment solennel et doux, qui nous laisse profondément heureux. — Hamad le conducteur de mon dromadaire, vient gravement alors nous baiser la main. Mon mari. Jeannette et moi, nous partons à pied les premiers, nos dromadaires nous suivent, la caravane vient après. Au bout d’une heure ou deux , Hamad fait agenouiller nos chameaux. La selle arabe est placée sur la bosse même de l'animal ; des coussins, des tapis, une peau de mouton l’exhaussent encore : nous nous asseyons là ; en trois mouvements le dromadaire se relève, et nous voilà partis. Nous pouvons lire sur nos bêtes, c’est beaucoup. — La fatigue vient moins du mouvement que de l’impossibilité de s’appuyer. On sent bientôt entre les deux épaules une douleur que la chaleur et la faiblesse rendent vite pénible. Le dromadaire comporte trois ou quatre positions dont la variété soulage, diton; je trouve plus simple de garder la même tout le

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