‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 74 sur 199 · LA CARAVANE DE PETRA · texte numérisé non relu

LA CARAVANE DE PETRA

de Sira ; il le lire à part au dedans de la porte pour lui parler en secret, et le frappe à la cinquième côte. — David maudit Joab; il n’ose pas punir:

« Que ce sang s’arrête sur Joab; je suis encore faible aujourd’hui, bien que j’aie été oint roi; mais ces gens, les fils de Tsérujah, sont trop puissants pour moi. L’Éternel rendra à celui qui a fait le mal selon , sa malice'. » Et l’Éternel le lui rendit par la main de Salomon*.

N’est-ce pas à Hébron aussi, qu’Absalom vient former sa conspiration, sous prétexte 'd’accomplir le vœu qu’il a fait*?

Hébron, ville de refuge pour les meurtriers involontaires*; Hébron, portion des Lévites', tandis que son territoire et ses villages, suivant la promesse de l’Éternel, appartiennent à Caleb, qui avait encouragé les Israélites à monter contre les Âmalécites et les Cananéens': Que de souvenirs!...

Avant-hier est arrivée la caravane qui nous suivait de près ; hier, celle du capitaine Fraser, une de nos meilleures connaissances du Nil : il vient de Pétra avec scs amis. Trois beaux Scbeiks en robes rouges, montés sur des dromadaires, les précédent. Nous retrouvons notre excellent Abou-Neboui, flamboyant dans une robe écarlate d’où sortent ses jambes noires.

> î Samuel, III. — * 1 Rois, II. — » j Samuel, XV. — * Josué XX, 7. — *lbid. XXI, 10, 11, 12. — ‘Nombres, XIII, 23, el XIV, 23.

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