XVI .lOSKPH-UEIVÉ BELLOT
« Jo suis d'une néglii^eiice ei d'une ai)alliie exlrêuies; je n'ai pas eu le courage d'écrire chez moi : ainsi voilii une occasion que je nianque par ma faute ; c'est la première, mais il faut ([ue je me surveille, ou sans cela je tomberai dans la plus grande paresse. Malgré toutes mes belles résolutions de travail, mes récriminations contre les plaisanteries de mes camarades, je n'ai encore rien fait depuis notre départ de France; je crains également de me laisser aller a un travers dont je ne saurais trop me garder. Je ne suis j)as assez aveugle j)our me cacher toutes ces choses-la. et pourtant je n'ai pas la force de réprimer ces défauts; je devrais cependant prendre plus de fermeté dans la position où je suis, et songer qu'il faut nécessairement que j'arrive h quelque chose ; je trouverais déjh un motif bien suflisant dans le désir de reconnaître tout ce (jui a été fait pour moi! Ne dois-je pas aussi penser que je suis destiné k soutenir une famille nombreuse et chérie dont je suis tout l'espoir? On me croit ambitieux, j'en suis sur, et cela est vrai; mais est-il un but plus noble que celui-lli pour Tambition d'un jeune homme? Ce sentiment si louable, je le sais bien, n'est })as le seul qui me fasse ainsi envisager tous mes projets de gloire et d'avenir ; peut-être même y a-t-il trop d'amour-propre dans toutes mes idées; mais ces deuv: motifs réunis doivent me faire désirer un prompt avancement ; je dois travailler a m'acquérir une bonne réputation, au lieu de m'endormir, comme je le fais, dans la mollesse et l'insouciance, convenables tout au plus a un jeune homme dont les parents ont de la fortune. J'oublie tnq) souvent ce (pie j'ai été ; je ne songe pas (pie mon père est un [)auvre ouvrier dont la lamille est nombreuse, ([u'il a fait pour moi de très-grands sacrilices. que tout argent que je dépense inutilement serait chez moi d'un grand secours; je devrais n'Ib^chircpic dans ces moments d'oubli où je prodigue
,I0SE1MI-RK1VK BELLOT. xm, mon ai'i'iMil comme si j'é(ais liahilué \\ rabondaiicc. jmmiirlre ma pauvio mèro csl aux alxùs |>our siihvt'iiir aux uéccssités (le la lamille
« Je suis content d'avoir envlsa£»é l'élal de mon c<rur oA d'avoir eu le couiai'e d'en sonder les replis, de mettre la main sur tous les endroits attaqués; peut-être aurai-je celui d'en guérir toutes les plaies! J'essayerai toujours, et au bout d'un certain tem|)s. j'en serai peut-éire rendu a avoir cette estime de soi-même qui vous satisfait et vous rend heureux dans toutes les circonstances où Ton se trouve. »
<( 7y\ ocTOBiiE. — Je ne tais que pensera la France, a ma homie nière. a mes sœurs! Ah! quand je serai officier, s'il y a moyen de n^aliser mes vomix, les portraits de ces bons amis couvriront les murailles de ma chand)re: cela me fera peut-être trouver moins grande la distance qui nous sépare. — Je n'ai pas encore trouvé la force d'exécutei' mes projets d'avant-hier. Il en est un que j'ai dc'jh formé, c'est de co])ier les rôles de YJéna ; je ne sais si je le tiendrai : je vais toujours essayer de le faire. Je voudrais travailler, et tout ce que je pourrais entreprendre me répugne, me fatigue d'avance; j'ai tant a faire, que je ne sais par quel bout commencer. Le dessin, la musique, que je tenais tant a apprendre, me sont, juscpi'a présent, restés étrangers ; les choses les plus utiles (pie je devais travailler me sont encore inconnues; je vois (pie toujours mes l)elles résolutions tombent dans l'eau; il faut cependant que je prenne garde îMuoi
« Je ne dois pas être tn^'s-bien avec le commandant, je ne .sais pas trop pourquoi; car j'ai lonjoiirs ressenti la sympathie que je pouvais inspirera quchpiun. et. bien (pi'il ait toujours été très-poli avec moi. je suis sur (piil me met dans son af-
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fcction bien au-dessous de X... Je suis peut-être trop entant, et j'attache trop d'importance a des niaiseries, a de ces petits reproches journaliers qui sont faits \\ tout le monde ; mais, enlin, j*ai plus de coniiance dans mes sentiments que dans ma raison ; la iin prouvera si je me suis Ironqxi. Quelle que soit, du reste, la solulion de la question, je dois m'attacher a bien faire mon service et surtout à prendre plus de i^ravité; car je sens que je me montre bien infc'rieur en raison a tous mes camarades
Que dites-vous de la franchise, de la loyauté de cet examen de conscience fait par un jeune honnne de dix-huit ans et demi?
Les juges austères qui estiment avant tout la sagesse froide, régulière et persévérante, penseront peui-éire que ces aveux sont de nature a amoindrir le caractère de Bellot; quant a moi, je n'ai pu résister au désir de citer ces curieuses pages, parce qu'elles témoignent des luttes que cette jeune raison, que cette volonté encore inexpérimentée ont dû soutenir contre les penchants d'une imagination facile h entraîner, contre les velléités paresseuses d'un esprit ])oi'té a la rêverie et a la contemplation. Bellot. avec ses instincts poétiques si développés, devait être sujet ii des faiblesses; il lui a fallu une volonté dont la force se retrempait aux sources vives de son excellent cœur pour qu'il pût se vaincre lui-même et modilier les tendances de ses facultés intellectuelles, de j'acon a les tourner du côté des éludes graves et h les a]q)liquer prescpie exclusivement aux sciences positives. En ce cpii concerne les défaillances du caractère, je n'ai (ju'un mot ii dire : plus glorieux et plus estimable est. a mon avis, le pécheur repenlanl cpil sait ainsi se corriger a dix-huil ans. que
JOSEPH -HE^E HELLUT. m\
riionnnc IVoiil ol iiiatlu''mati(|ii<' (|ni n'a jamais eu ni dotaillances ilo cœur a se rojniK'hor. ni (cnlalions dani^ereuses a conil)alti(' ; dans l'oitlrc moral loni aussi hicn que dans l'ordre physique, on |)eul dire comme Vollaire. que c'est a vaincre sansjX'ril et snrlonl sans conibat qu'on Iriomplicsans gloire.
Ces [)ai»es m'ont |)arn d Un Irèshel enseii»neinenl, el elles peuvent èlre uliles \\ méditer autant pour bon nombres d'hommes murs <pie pour les jeunes gens de l'âge de l!ellol.
La négligence h l'égaid de sa famille, (jue le jeune aspirant se reprochait si amèrement, lui. du reste, bieiiliM réparée ; car je trouve, a la date du "lo novend)re, une longue lettre de lui, pleine de détails curieusement observés a Bourbon, a Madagascar et a Nossi-lié. Je remarque, dans ce récit familièrement écrit et plein d'une charmante bonne humeur, une qualité qui S(î développa plus lard d'une façon sing(dièr(* chez ce jeune homme studieux, rêveur et avide de science : c'est une gaieté d'esprit vraiment française. « Quel que soit, écrit-il, ton amour pour ton lils. ma bonne mère, et quelque prétention que lu puisses avoir sur mon compte, je le dirai que ce iils a servi <réi)Ouvantail dans plusieurs villages, où j'ai rempli h^ rôle inqjorlant de (Irocjuemilaine; la vue seule de ma figure a suffi (juehiuefois pour faire cesser les cris et tarir les larmes d'un moutard indocile ou criard; ainsi, ma bonne mère, lu dois être heureuse de mes succès dans le monde malgache. » Une personne de sa famille, madame (î , lennne d un tact exquis et d'un jugement fin et éclairé, qui a eu occasion de le hien apju'écier, me disait, en parlant de lui : « H avait le caractère triste et réttéchi et l'esprit gai. » En effet, si Bellot pensait et agissait comme un Anglais, s'il étudiait, r(hail et sentait comme
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lin Alleniaiul. il faut dire aussi qu'il parlait, riait et se passionnait poui' le danger comme un Français.
S'il aime ardemment sa famille , Bellot sait aussi aimer et apprécier ses amis. 11 faut lire en quel langage il raconte la mort d'un de ses camarades, M. Maureau. dans une lettre du 4 mai 1845, (jui serait digne d'être citée tout entière, mais dont je me bornerai a reproduire les dernières lignes :
« S'il est . dit-il , une consolation possible dans une si grande allliction . sa famille peut du moins être lière de la conduite noble et courageuse qu'il a constamment tenue au milieu de dangers aussi grands; sacriliant tolit espoir de se sauver, tout instinct de sauvetage personnel , il reste au milieu de ces malbeureux , dont jieut-être pas un n'eût écbappé a ce sinistre, sans la présence d'esprit et la fermeté (pi'il déploya. Tant de vertus, tant d'abnégation, devaientelles être ainsi récompensées? 0 mon Dieul nous bénissons les décrets immuables de votre providence , et , sans murmurer, nous nous agenouillons devant la main qui nous frappe, soutenus par l'espoir que vous ne détournerez pas vos yeux d'une vie dont tous les actes émanent des sentiments les ])lns généreux, les plus dignes du Fils que vous nous avez donné a imiter. Puissent, mon bon ami, des éloges si bien mérités avoir quelque éclio auprès des amis que tu as laissés derrière toi et adoucir un peu l'amertume de leurs regrets! »
l.e sentiment religieux dont cette lettre est empreinte, on le verra souvent se manifester dans le Journal (hi voijcKje aux mers polaires de Fellot. .Animé d'une sainte foi qui inspirait et soutenait son courage, le jeune officier de marine avait, sans «Hre dc'vot. cette vraie ])iété. celte pi(''té ('clairée qui donne la conliance en Dieu et l'amour du bien, et sait élever l'àme vers le (^li'ateur. indi'pendamment des croyances pré-
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(•liées par les dHïéreiits doi'iiHîs, des pratiques coniman(l('es par les dilïéreiils euUes.
Après l'amitié et le sentiment religieux , voyons se développer une autre vertu . l'intrépidité. Voici en quels termes l^rllot annonce a sa famille, dans une lettre du 1" juillet 1845, qu'il a été Jjlessé dans l'expédition dirigée contre Tamatave :
« Je viens encore, mes bons amis, de passer par une nouvelle épreuve dont je me suis tiré avec beaucoup de bonheur. J'ai enlhi reçu le baptême du feu. Je crains que les lettres adressées par notre commandant au ministère ne soient arrivées en Europe avant les nôtres et n'aient jeté l'alarme dans nos familles. Ilàtez-vous donc de vous rassurer, et rappelez-vous que j'ai une bonne étoile qui ne m'abandonne pas. J'ai seulement payé une légère partie de ma dette au pays, en arrosant de quelques gouttes de sang la terre ennemie de Madagascar. Oui , mes bons amis , j'ai été blessé, mais trop légèrement pour que vous puissiez concevoir les moindres craintes ; j'ai reçu une balle dans la cuisse, je n'en parle que \)Oi\y mémoire ; car le jour même de la bataille, l'extraction a pu avoir lieu, et dans quinze jours tout au plus je chercherai peut-être la cicatrice de ma blessure. » Il passe ensuite au récit de l'affaire de Tamatave et s'occupe surtout d'exalter la bravoure de ses camarades. Quand il arrive a ce qui le concerne personnellement, voici en quels termes il raconte le fait :
« Chargé, sous les ordres d'un oflicier, de diriger le feu de nos deux pièces de campagne, j'étais parvenu a les faire hisser sur le plateau extérieur ; presque tous les hommes qui les servaient étaient blessés; aussi pohitais-je moi-même une de ces pièces quand je reçus dans la cuisse une balle que m'envoyait un individu qui, a la tête de phisienrs autres, i'ondail sur nous; je pus me relever et tirer sur mon agrès-
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seur deux coups de pistolet ; d'autres tirèrent en même temps que moi ; (jui de nous fut le plus heureux ? je n'en sais rien ; toujours est-il (jue le drôle tomba par terre et tut immédiatement sabré. Dans la position inclinée où je me trouvais, la balle, au lieu de pénétrer perpendiculairement, suivit la direction de la cuisse et n'attaqua que les chairs; je n'ai souffert que pendant l'extraction , a cause des irrégularités et des saillies de cette balle. »
i\près avoir énuméré les morts et les blessés, il ajoute :
« C'est une épreuve dont je ne crois pas m'être trop mal tiré; je savais bien que. dans le cas où j'aurais eu peur, l'amour-propre et le sentiment du devoir ne m'auraient jamais abandonné ; mais je suis enchanté d'avoir passé par la . »
Dans la partie de son journal relative a cette affaire, Bellot est encore plus laconique au sujet de sa blessure , et c'est à peine s'il en dit un mot dans une charmante lettre qu'il écrivit a M. de Lescure a l'occasion de cette attaque. Je ne trouve non plus nulle part , ni dans son journal , ni dans ses lettres originales, ni dans celles dont j'ai des copies, aucune mention de l'acte de dévouement qu'il avait accompli au mois d'avril 1845, en contribuant, dans une embarcation du bord, a sauver au péril de ses jours un homme tombé a la mer. Voici pourtant ce qu'écrivait M. le capitaine de vaisseau Romain-Desfossés , commandant la station de lîourbon , au ministre de la marine, en lui rendant compte de la belle conduite de lîellot dans cette dernière circonstance :
(( Son poste est partout où il y a un bon exemple h suivre et un danger a braver; il n'a donc fait ici que son devoir! mais, néanmoins, je saisis cette occasion de le signaler particulièrement U Votre Excellence comme un élève tout a fait digne d'estime et d'intérêt. »
JOSEPH-RENÉ RELF.OT. xvm
Le silence de Bellot a ce sujet ne n»'(''l(Miiie du reste en aucune tacon: ce n'est pas seulenieni |)ar modestie (ju'il n'ei» parle pas; mais il lui a paru si simple et si naturel d'exposer sa vie pour sauver celle d'un autre lionnne, qu'il n'a pas cru devoir en dire un mot: c'est un trait do caractère, et voilit tout.
Quant a son lait d'armes, il ne lut i)as moins hautement apj)récié par ses chefs ; car, sur leur [)roposition, il lut promu élève de première classe le T" novembre 1845 et nommé chevalier de la Légion d'honneur le 2 décembre de la même année; il n'avait pas encore vingt ans.
On sait que Bellot était embarqué sur la corvette le HerceaiL destinée, hélas ! a périr corps et biens à la fin de cette campagne. Ce n'était pas la que notre cher et illustre compatriote devait trouver la mort. Dieu lui réservait encore des actes de dévouement a accomplir, des périls a braver, de la gloire a conquérir! 11 quitta le Berceau pour passer a bord de la fr(''gate commandante la Belle-Poule, où il fut attaché a la Majorité de la station , choisi en qualité d'aide de camp par M. Romain-Desfossés, et chargé spécialement du service des signaux. «Bien que très- assujetti par ce service, nous dit M. Chassériau, dans la notice qu'il a publiée dans le Moniteur. service qui commande autant de vigilance que de précision, il trouva le temps de professer a bord de la frégate un cours de géométrie et de navigation pour tous les marins qui . se destinant a commander au commerce , auraient a satisfaire, au retour, a l'examen théorique et j)ratique exigé par les règlements et ordonnances de la marine. »
On voit que les avertissements et les réprimandes qu'il s'était infligés a lui-même a la lin d'octobre 1844 avaient porté leur fruit; la volonté avait définitivement triomphé de toutes les tentations, et, grâce a la constance de ses résolu-
xxiT JOSEPH-RENÉ BELLOT.
lions, le jeune aspirant était devenu non-seulement un ofiicier intrépide et exact dans son service , mais encore un honnne instruit, laborieux et distingué. Reçu dans la famille de M. lîonnaudet , qui habitait la ville de Saint-Denis a l'île Bourbon , il s'était fait aimer de tous et était bientôt devenu comme un des enfants de la maison. La lettre qu'adressait M. Eonnaudel, le 25 avril 1846, à M. et a madame Bellot. pour leur témoigner toute l'estime et toute l'affection que leur iils lui avait inspirées, est vraiment très-touchante, et prouve autant en faveur de celui qui l'a écrite qu'en faveur de celui qui en était l'objet. Il n'y a que les honnêtes gens, que les âmes bien situées, qui se devinent ainsi réciproquement en se rencontrant sur le chemin de la vie, qui se laissent aller tout d'abord, et dès la première parole, alatlrail svm])athique et mutuel qui les entraîne ; une parole suffit en effet (jnand on reconnaît en elle le mot d'ordre du cœur.
Faut-il citer encore ce que M. lîomain-Desfossés , au moment où il (juittait la station pour rentrer en France, écrivait au ministre , en signalant Bellot a son attention? « F/ est l'élève le plus distingué de la station par sa haute intelligence , son caractère , sa tenue ; il est bon a tout et plein d'ardeur l\ tout faire ; supérieur de tous points a son âge et à sa position. »
Bellot ne resta que fort peu de temps 'a Bourbon après le d(''part de son commandant; il revint en France pour passer son examen et être pronui i)resque aussitôt , c'est-'a-dire le 1" novembre 1847, au grade d'enseigne de vaisseau; il avait vingt ans et demi.
C'est en cette qualité qu'il embarqua d'abord sur la Pandore pendant quelques semaines, puis sur la corvette la Triomphante, qui, le 23 juillet 1848, appareilla pour la Plala et rOcéanie.
JOSEPH-RENÉ BELLOT. vkv
Je ne saurais mieux l'aire, en ce qui concerne celte cani- |)ai,nie, que de ciler textuellement l'excellente notice de M. (Ihassériau. Le journal ((ue lUdlot doit avoir tenu ii celte épocfue ne faisait point partie des papiers que j'ai eus entre les mains, et les lettres adressées à ses parents sont exclusivement relatives a des affaires de famille.
« l*our la première fois, dit 31. Chassériau, il eut a commander le quart, c'est-a-dire a diriger, pendant un temps le bâtiment, d'après la route donnée parle capitaine. Si son expérience laissait d'abord a désirer, il ne tarda pas à insi)irer toute contiance au commandant aussi bien qu'h l'éijuipage, toujours si prompt a juger la main (]ui dirige et la voix ipii commande.
« Pendant la campagne, Bellot fut successivement chargé de commander la compagnie de débarquement et la batterie de la corvette. S'appliquant avec l'ardeur la plus soutenue a l'étude de tout ce qui se rattache a ces importants détails, il mit aussi le soin le plus scrupuleux a bien former ses subordonnés, afin d'être plus sûr de s'en faire toujours comprendre et obéir.
« Le P' janvier 1850, M. le capitaine de frégate Sochet, commandant la Trmnphante, après avoir loué le caractère et la conduite de Bellot, disait au ministre : « 11 travaille toutes « les matières qui se rapportent a la marine. Il a une intel- « ligence qui fait espérer dès aujourd'hui un oflicier distin- « gué. »
« 3LM. les amiraux Vaillant et Laplace, qui ont successivement exercé les fonctions de préfet maritime dans le troisième arrondissement (a Uochefort), se sont plu a donner a ce jeune oflicier de tant d'espérance les notes les plus favorables et les mieux méritées.
« La Triomphant e opéra son retour a Rochefort le 25