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dans ces yeux noirs au regard j)rofbnd, dans ce nez un peu fort, a la narine ouverte, aux ailes mobiles, dans cette bouche aux lèvres épaisses au milieu, mais singulièrement fines vers les coins, dans le son même de cette voix très-nette et trèsclaire, quoiqu'un long usage de la langue anglaise eut fait perdre au jeune officier du Prince-Albert l'habitude, la familiarité de sa langue maternelle, et que la difliculté de retrouver certaines locutions gallicanes se trahît parfois par des temps d'arrêt, des hésitations; sur l'ensemble nie cette physionomie éclairée par le rayonnement de l'ardent foyer intérieur, on pouvait lire presque a première vue : franchise, audace, fermeté, intelligence, spontanéité, élan! Après deux ou trois rencontres, en observant la douceur de cet œil noir, en écoutant ces chaleureuses paroles d'admiration pour ce qui est beau, grand et bon, de réprobation pour ce qui est mauvais, bas et laid, ces tendres ressouvenirs de la première jeunesse, ces fréquentes saillies inspirées par une sorte d'humour anglaise, avivées par le pétillement de l'esprit français, j'avais reconnu qu'on pouvait ajouter a ce premier inventaire des trésors de cette riche nature : probité, désintéressement, poésie, tendresse, amour de la science, facilité, variété d'esprit. Aussi ceux-là (pie sa physionomie avait attirés et séduits, comme sa parole, sa pensée, ses sentiments, savaient les retenir ! Combien avec lui la sympathie était prompte a se changer en amitié î
Un jour, je m'en souviens, et j'ai du reste retrouvé ce sentiment dans son journal de voyage, il s'était pris, en causant avec moi, a déplorer son ignorance de tant de choses que. disait- il. Il aurait voulu et du savoir. Et alors, tout en me racontant ses curiosités inassouvies en présence d'une foule d'animaux, de i)ierres, de co(piillages, de substances minérales, de végétaux, de phénomènes physiques, il me disait (pie pour
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l>ien voyai>tM' il t'audrait i)Osscder tontes les sciences i)h\ siijiies et uatiuelles, que plus d'une fois pendant ses excursions, ses recherches dans ces régions polaires, si pauvres en apparence, il avait i>énii de son impuissance en trouvant des milliers d'êtres et d'ohjets auxcpiels il n'était pas même capable de donner un nom, et alors, se reprochant la perte de chacune des minutes de sa vie qui n'avaient pas été employées à étudier, il ajoutait : « Quand je me trouvais dans ces dispositions a bord, quand je me disais surtout que dans les arts, la peinture, la musique, je n'étais guère plus avancé que dans les sciences, alors je m'entérmais dans ma chambre et je cherchais d^s consolations dans la lecture de Shakspeare et de Byron! (Il avait sans doute remplacé ii Londres celui que lui avait pris la douane anglaise.)
J'avais parlé de Bellot a un de mes confrères, rédacteur d'une de nos plus importantes revues, et celui-ci avait pris l'initiative de lui demander un travail sur son voyage aux mers })olaires. Bellot approchait de la réalisation d'un de ses vœux les plus chers, car il avait dit dans son journal : Je ferai des livres qui seront des dots pour mes sœurs \ et il allait commencer a écrire les premières pages de ces livres. Il était, du reste, fort encouragé par lady Franklin, qui prédisait dans ses lettres le plus grand succès h la relation de son voyage, et lui en retenait h l'avance pour elle-même douze exemplaires.
En même temps qu'il travaillait au Dépôt des cartes et plans, a Paris, où il était considéré comme appelé en mission, aux termes de la lettre du ministre de la marine, du 17 janvier, afin, dit la dépêche, « de le mettre a même de compléter le travail dont il avait recueilli les documents
^ Journal d'iDi roy uji'. aux mers pohùres, page 117.
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pendant sa campagne dans les mers du >'ord, » Uellot }néparait aussi les matériaux d'un ouvrage plus spécialement destiné au public. Cependant la pensée de retourner dans les régions arctiques, l'idée d'aller lui-même chercher sir John Franklin dans des parages non encore exj)lorés. où il croyait pouvoir espérer des résultats plus positifs que ceux (ju'on avait obtenus jusqu'alors, la perspective surtout de prendre une part encore plus large aux nobles efforts de lady Franklin, voilh quels étaient les objets de ses préoccupations les plus constantes. S'il avait refusé les propositions que lui faisait le capitaine américain, M. Kane, de commander en second une expédition destinée k visiter le détroit de Smith et a explorer les terres qui avoisinent le pôle nord, c'est qu'il espérait encore que la Franco se déciderait, a son tour, a envoyer un navire dans ces ])arages déjà visités par les Anglais, les Américains et les Paisses, et que naturellement il serait appelé a en faire partie. Depuis son séjour en France, il avait, a ce sujet, lancé ça et là quelques mots qu'il appelait ses ballons d'essai ; mais on ne lui avait répondu que d'une façon très-évasive, et l'on paraissait peu disposé a seconder ses projets. C'est- au moins ce qui résulte de la lettre très-particulière et confidentielle (pi'il écrivait a lady Franklin, le 4 février 1855, où il parle du peu de chance de succès de ses démarches, et surtout de la crainte qu'il aurait, en demandant catégoriquement l'envoi d'une expédition française dans les mers du Nord, (lu'on ne l'accusât de prétentions ambitieuses ou intéressées.
Je n'ai pas besoin de faire ressortir rexlrènu> déluatesse de ce sentiment, non plus que la sui)erhe hauleui' d'àme de lady Franklin, (pii lui répond par le retour (\\\ cnurrier. le 7 (lu même mois, en lui proposant le commandement et l;i
.losKi'ii-nr.M-; heij.ot. mue
propriété de V Isabelle, sleainer (|irell(' l'ail nK'paicr siu'cia- IcnuMit pour une expcdilioii dans le délroil de Holiriiig. Daii^ la même lettre, elle lui aimonee cpie le capitaine Kennedy, le commandanl du Prince-Albert, esl disposé a servir sous les ordres de celui (pii fut son lieutenant, et ajoute : « Vous savez (pie ré(]uipat;e du Prince-Albert est prêt a aller avec vous partout où vous voudrez le conduire ; cependant vous serez libre de choisir vous-même vos hommes, et même, si cela vous convient, d'emmener dans cette expédition (Unix ou (rois de vos compatriotes en cfui vous aurez conliance. » Huant aux Irais, la noble et c()urageuse remme réunissait quelques débris de sa fortune au produit d'une souscription faite par les colons de Van-I)ienien.
Rellot refusa encore, dans la crainte, disait-il, que cette extrême conliance témoignée h un Français ne produisit maiivais effet en Angleterre, et n'attiédît les sympathies que lady Franklin inspirait a ses compatriotes. Ce fut en vain (pie celle-ci insista et lit tout son ])ossible pour lui démontrer que les marins anglais ne concevraient pour lui aucune jalousie. « Ils ont pour vous, ajoutait-elle, autant d'attachement (|U(^ d'admiration, et tous trouveront que ce (pie je vous propose est la chose la plus naturelle et la plus convenable du monde. »
Après ces divers refus, qui témoignent hautement de sa modestie délicate et de son rare désintéressement, le jeune oflicier français voulut faire une nouvelle tentative auprès du ministre de la marine, et il lui adressa, le 20 mars, une lettre dans laquelle il lui demande « la liberté d'appeler respectueusement son attention sur les points suivants :
« 1" Les diverses expédhions envoyées juscpi'ii ce jour (a la recherche de Franklin) n'(mt servi qu'a reconnaître les endroits où Franklin n'est point allé, et de l'année d(M'nière
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senlemenl on connaît la direcllon probable qu'il a dû
prendre' ;
« !2° Le temps (jiil s'est écoulé depuis son départ n'est point un argument irréfutable contre l'existence de ses équipages. })uisqu'il y a des précédents de même nature, dont le dénoùment a été heureux ;
» ô° On sait qu'il se trouve dans les pays les plus au nord des ressources matérielles dont les hommes énergiques peuvent tirer parti ; la durée des provisions emportées d'Angleterre même s'est d'ailleurs augmentée par les vides (pie la mort a nécessairement créés dans ces nombreux équipages.
« Ainsi, continue-t-il, la question, en ce qui concerne Franklin et ses hommes, se réduit h savoir où ils peuvent se trouver en ce moment. Or, aujourd'hui, on n'est encore qu'au seuil des découvertes où il s'engageait, et il y a une étendue de terrain non exploré inliniment plus considérable que ce qui a été parcouru jusqu'à présent. Mes vues particulières, qui concordent du reste avec celles de lady Franklin, et s'étayent de l'opinion de plusieurs savants, sont que l'amiral a pénétré dans le Bassin polaire, et que, dans des circonstances favorables qui ne se sont pas représentées depuis, il a peut-être atteint un point a l'ouest du détroit de hehring. et qu'il s'y trouve dans l'impossibilité de revenir, soit que ses navires aient fait naufrage, ou qu'ils soient retenus d'une façon irrémédiable par les glaces du Nord. L'expérience de ces mers repousse d'ailleurs l'idée d'une ca-
' Il résullc «l'un docunicnl publié, il y a peu «le jours, par le Moniteur de la flotte, qu'il a élé dépensé, depuis 1845 jusquà 1854, plus de dix-ueul' millions de lianes pour les expéditions envoyées à la recherche de sir John Franklin. Voilà jusqu'où peut s'élever le sonlinient de riiumaniié chez un peuple comnierçanl el lihre! (le lait sullirail à prouver que l'Aniilelerre esl nna grande nation!
JOSEPH -RENÉ lîELLOT. xtv
loslrophocjui amall tout eni^louli sans laisser au moins qiicl- (|ues voslii<es.
« Trois roules existeiil pour arriver au Bassin polaire, celle qui se bifurque au Spit/beri; a l'est et a l'ouest, la mer (le Bat'tin et le détroit de lîehrini». Franklin n'a été cherché qu'au nord de l'Améritjue. et il est peut-être au nord de l'Asie ; ce que je propose, c'est la dernière recherche.
« Dans une entreprise qui intéresse la science et l'humanité, il n'y a point d'eftbrts sans valeur, s'ils sont utilement et courai»eusement dirigés. Mais comme la dernière route a été prise par d'autres, je crois devoir la mettre de côté, alin qu'il n'y ait pas de concentration imitile d'el'forts sur un même point. Je me rallierais d'ailleurs plus volontiers h l'exploration asiatique, parce que la rechercbe de Franklin peut y être menée de front avec deux autres questions importantes : des découvertes d'un haut intérêt géographique et des études peut-être riches d'avenir sur la pêche.
« Vous savez en effet, monsieur le ministre, que, d'une part, tout est inconnu au nord du continent d'Europe et d'Asie, et que, de l'autre, dans les cinq dernières années, les pêcheries américaines ont triplé de valeur, par le seul fait de la reconnaissance de nouveaux terrains de pêche. Des officiers de notre marine, ayant, par leur position, plus qualité que moi pour la question, ont du reste déjà montré tout le parti (pie nous pourrions tirer de la pêche du phoque et des autres mammifères dont les mers du Nord fourmillent.
(( lue expédition par le détroit de Behring y arriverait maintenant trop tard pour commencer cette année ses opérations de recherches et de découvertes, mais il lui serait facile d'utiliser son temps jusqu'à l'époque favorable, soit au Japon, soit au milieu de nos baleiniers. Une expédition devant pousser au nord entre le Spitzberg et la Nouvelle-
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Zemble, au contraire, sorait prête assez (ôt au mois de juin : et si elle réussissait a doubler le cap Sacré, elle pourrait. en septembre ou octobre, ressortir par le détroit de Behring. « L'amiral Franklin a droit de cité chez nous, connue membre de IJustitul et de la Société de géographie, qui lui a décerné, en 1827. sa grande médaille d'or, et d'ailleurs notre i)ays, qui a produit tous les genres de gloire et qui les reconnaît tous, a-t-il jamais demandé a une glorieuse illustration quel est son drapeau? Eh bien, des quatre grandes nations maritimes du monde, nous sommes la seule (|ui n'ait pas encore envoyé d'expédition a sa recherche.
« La Piussie fait explorer la côte nord-ouest de l Amérique et celle de Sibérie .
« Les Etats-Unis ont envoyé deux navires, et il s'en arme un troisième dont on m'a proposé le commandement en second, \)ouY aller dans la direction de l'ile L. Napoléon.
« L'Angleterre, qui a en ce moment huit navires aux régions arctiques, expédie de nouveau le capitaine Ingledeld pour ravitailler et renforcer cette escadre.
(( Entin lady Franklin, réunissant les débris de sa foraine, m'offre le commandement en. chef du Y Isabelle, bâtiment ii vapeur où mon ancien capitaine et ami M. Kennedy propose de servir sous mes ordres .
(( Tous s'accordent donc a reconnaître la nécessité de nouveaux efforts, et certes le champ des recherches a (iiire est assez vaste pour la participation de tous les peuples civilisés à une entreprise où il y a honneur, gloire et profit. Dans la campagne (pu^ j'ai faite au milieu des Anglais et des Américains, il m'a étéfacile de recoimaitreifue nous piKssédons tous les élcMuenls du succès dans cette navigation exceptionnelle. A des circonstances malheureuses seules il est dû (pi'après la d(''Couverle du nouveau monde nous n'ayons pas recueilli.
JOSEI'II-IIKNK IIKLLOT. m.mi
dans la voie qui nous olail ouverte au nord, de nombreux ij^ernics de puissance niarilinie et de richesse coniniercialc.
« .[eue uuq)erniellial ijasdiusislerdavanlai^e. nionsieurlc ministre, sur les dillerenls c(Ués d'une question que je soumets a votre appréciation éclairée. Si le princi|>e d'une expédition était une lois admis, je me tiendrais prêt a vous l'ournir Ions les renseii»nements ipu' vous me feriez l'honneur de me demander. »
Onze jours après l'envoi de cette lettre, l^ellot, qui tenait absolument a ne pas laisser passer la saison de 1855 sans retourner dans les contrées arcticpies. écrivait de nouveau au ministre de la marine, a la dale du 51 mars, pour solliciter de lui l'autorisation d'embarquer ii bord du Phœnix. commandé parle capitaine lni»leheld. Presipu* aussitôt il partait pour Londres, elle 10 mai il était ii Wooiwich. a bord du PItœuix.
Quand on aura lu lej(MU'nal du premier voyai^e tait par Hellotdans les mers polaires, a bord du Prince-Albert, journal on le jeune ofticier send^le partout accepter en se jouant les souffrances, les privations les plus dures et les dangers les plus terribles, quand on l'aura vu tonr a tour se familiariser avec des températures dont nous avons peine a nous faire une idée, avec la chasse a l'ours blanc, avec les courses sur les glaçons, les tourbillons de neige, les cruelles ophthalinies causées par la réfraction, enfin avec la privation d'aliments, ceux-là (pii i)ensent qu'il y eut quelque courage a conrir spontanément ainsi au-devant de ces épreuves encore inconnues jugeront comme moi (pi'il y avait un véritabkv héroïsme h aller les chercher de nouveau après les avoir une première fois afl'rontées. L'ardeur d'une imagination passionnée pour les voyages, avide d'inconnu, peut a la rigueur expliquer la j)remière (h'Mnarche ; la seconde et les insistances
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dont elle fut accompagnée ne s'expliquent que par un dévouement exalté ])our une sainte cause, que par la plus louable de toutes les ambitions. 0 sociétés modernes! ô nations civilisées! souhaitez d'enfanter beaucoup d'ambitieux de ce caractère, de cette trempe éprouvée, qui, dégagés de toute vue personnelle, savent, avec ce noble désintéressement, donner leur vie pour le seul bien de la science et de l'humanité.
Je touche au dénoûment de cette belle existence, sitôt brisée. Bellot est a bord du Phœnix, qui l'emporte loin de l'Europe, où il ne doit pas le ramener ! Il écrit le 14 juin 1853 h son ami M. Luneau une lettre d'une gaieté charmante, mais dont les premières lignes empruntent ii l'événement qui a suivi un caractère bien touchant :
(( Nous sommes, lui dit-il, prescjue en vue du cap Farewell, l'extrémité sud du (îroénland. et je ne Terai pas a un linguiste l'injure d'expliquer que c'est le cap des adieux, et que c'est la besogne du moments bord du navire de S. M. Britannique le Phœnix. Je conunence donc par vous faire mes adieux, |)Our me conformer a l'usage. » Puis il raconte avec une modestie, une verve et une facilité d'esprit admirables, et le triomphe qu'il a obtenu le jour <le sa présentation a la So- <iét('' géographupie de Londres, et les impressions du séjour (pi'il vient de faire en Irlande. La lecture de cette lettre, une des dernières (pi' il devait écrire, de cette lettre si pleine de joie du présent (tt d'espérance en riivenir. a quelque chose
.lOSKlMI- HENK RKI.LOT. xirx
(lo navrant. Kilo osl comiiu' l'cVlio »lu riro dnii amuini n'est plus.
Sa (lernièiv lettre lut adressée a M. Emile de liray. enseigne de vaisseau de la marine française, qui, h l'exemple de Bellot, avait demandé h l'aire partie d'une expédition dans les mers glaciales et se trouvait h bord d'un navire de guerre anglais, le Resointe; elle est datée du 8 août, de la baie Krebus et Terror. C'est de cette baie que Ik^Uot partit le 12 août pour l'excursion où il devait trouver la mort.
Le commandant Ingledeld avait (juitté le Phœnix l'avantveille, pour aller a la reclierche du capitaine Pullen, séparé depuis un mois de son navire le Nortli-Stai\ arrêté dans la baie Erebus et Terror ; son intention était, aussitôt après son retour, d'aviser aux moyens de faire parvenir a sir Edouard Relcher les dépêches de l'Amirauté; la remise de ces dépêches était un des objets spéciaux et urgents de la mission du Phœnix. Or, le capitaine Pullen ayant reparu peu de temps après le départ de M. Ingleheld, Bellot. qui connaissait l'importance de la prompte remise des dépêches, et était toujours prêt a courir au-devant de tous les dangers, crut devoir devancer le retour du commandant; il s'entendit avec le capitaine Pullen, qu'il laissa avec les deux navires, et partit le 12 août en compagnie du quartier-maître du Norih-Star et de trois matelots, emmenant avec lui un traîneau et un canot de caoutchouc.
On supposait que sir Edouard Belcher devait être dans le canal Wellington, aux environs du cap Bêcher, (l'est donc de ce côté que la petite troupe se dirigea, en longeant la côte orientale du canal, et s'en tenant fort rapprochée. Après avoir campé le premier jour a trois milles du cap Innis, le lendemain les cinq hommes s'arrêtèrent sur des glaçons détachés a trois