LEMER
Cette eXpédition, sans importance Peut-être par Ja Srandeur de ses découvertes, est cependant intéressante à plusieurs titres | par les circonstances qui l'ont 4CCOMpagnée. Elle ouvre une ère
nouvelle dans Ja série dés Voyages aux régions arctiques, par l façon dont ont été accomplis les Voyages par terre à une époque de l'année où les expéditions précédentes ne Quiltaient guère 2 leurs aMpements. Enfin, elle fait époque dans l’histoire géo-
; Sraphique au Point de vue national, par Ja Participation d'un A oficier de X dangers et
Plète aux mers pol seur français a }y
aUX travaux aires, Pour Ja Première
avé les rigueurs de l’hiions, et Peut fournir sur
elles des renseignements qu'ici nous EMpruntions aux Anglais ou aux Russes. Quelques lignes feront Connaître l'état des choses au moment
QUU départ de l'expédition. Le Capitaine (aujourd’hui amiral ) Franklin avait l'OUr instruction d'aller léconnaître le cap Walker
© Nous avons cru ne oYage tenu par Pe uel résume en
Pouvoir micux fà Hot Je rapport publié
, lequelques pages Je but et la portée de l'expécition dont il va lui- AConter les détails.
ire que de placer en t
ête du journal de par lui da
ns les nnales maritimes
éme nous r
dans le détroit de Barrow'; puis, se dirigeant au sud ou au sudouest, il devait, sans s’enfoncer plus à l'ouest, chercher à atteindre la côte nord de l'Amérique. Les dernières nouvelles reçues de son expédition datent du 26 juillet 1845, époque à laquelle il avait pour trois ans de vivres de toutes espèces, sans compter les ressources que les navigateurs pouvaient trouver sur leur route. L'Erebus et le Terror se trouvaient alors dans le haut de la baie de Baffin, par 74°48' de latitude et 68° 13° de longitude ouest (Greenwich'}. En 1848, trois expéditions furent envoyées au-devant de Franklin: sir James Ross par la baie de Baffin, sir J. Richardson par la rivière Mackensie, sur la côte d'Amérique, et le capitaine Moore par le détroit de Behring. Revenues sans succès, ces expéditions furent remplacées en 1850 par d'autres envoyées dans les mêmes directions ; on avait, de plus, cherché à stimuler les efforts des particuliers par des présents considérables que le gouvernement et lady Franklin offraient aux baleiniers qui chercheraient à obtenir ou fourniraient des renseignements sur le sort des équipages de Franklin. Le commodore Austin, avec quatre navires ; le capitaine baleinier Penny, avec deux autres bâtiments, se joignirent au eapitaine sir John Ross et à une expédition américaine généreusement équipée par M. Grinnell, négociant de New-Yorck, mais montée par des officiers de la marine des États-Unis. Lady
Franklin, dont l'admirable dévouement a contribué autant que EN les travaux de son mari à rendre célèbre le nom de Franklin, "#4
envoya à la même époque un petit navire, le Prince-Albert, pour explorer le golfe du Prince-Régent.
Franklin, suivant à la lettre ses instructions, s'était sans doute engagé de façon à n’en pouvoir sortir dans les chenaux
1 Bellot a, dans toutes ses indications, employé le, premier méridien de Grec wich. N'ayant pas cru devoir réduire ses longitudes au méridien de Paris, il nou
parait utile de rappeler que le méridien de Greenwich est à 2° 20 24" à l'ouest
colui qui est adopté en France.
étroits
de Ban surtout cherchà
et cette pelle qu travaux
du Prine La mi éventuali gation re de Barroy d'ailleurs tique et q l'AMNASSÉS ; quelle Ia s Vérent que et même ; laissés à u dicté l’envo 1854, et 1a Le gouv de Behring les États-Un gne, la Fran d'ailleurs dr Si gloire, pa | de la Sociét Srande méda M. de Chassel til pleinemer ter les Symp:
Xpédition, et Prince-Alber
sud- étroits et au milieu des iles inconnues qui existent entre la terre jein- de Bank et les terres Victoria et Wollaston. Dans l'hypothèse Pçues surtout où il aurait perdu ses navires, il pouvait se faire qu’il quelle cherchât à gagner en embarcations le continent de Boothia, mpter et cette supposition devient encore plus admissible si on se rap- ; leur pelle qu'au moment de son départ on ne connaissait point les , haut travaux du docteur Rae, et qu'on croyait à la jonction du détroit longi- du Prince-Régent avec celui de Dease et Simpson.
ont en- La mission du Prince-Albert avait pour but de parer à cette
aie de la côte
éventualité. Malheureusement ce petit navire, après une navigation remarquable à l'entrée des détroits du Prince-Régent et
ehring. de Barrow, fut obligé de revenir en Angleterre, où il rapportait cées en d'ailleurs de très-bonnes nouvelles des progrès de l’escadre arcn avait: tique et quelques débris de toiles. de cordages et d'ossements par des ramassés au cap Riley. Un examen attentif, une analyse à la- Franklin quelle la science fournissait des conciusions remarquables, proua fourni- MM vèrent que ces objets avaient appartenu à des hommes civilisés, ‘ranklin. et même à des navires de guerre, et qu'ils n'avaient pu être
laissés à une époque antérieure à 1845. Les motifs qui avaient dicté l'envoi du Prince-Albert en 18350 existaient encore en 1851, et lady Franklin se résolut à continuer ses sacrifices.
Le gouvernement russe concourait aux expéditions du détroit de Behring par ses agents sur la côte nord-ouest de l'Amérique, les États-Unis joignaient des navires à ceux de la Grande-Bretagne, la France ne pouvait seule rester en arrière. Franklin avait d'ailleurs droit de cité chez nous par ses travaux précédents et sa gloire, par son titre de membre correspondant de l’Institut et de la Société de géographie, qui, en 1827, lui a décerné sa grande médaille d'or ; aussi le gouvernement, à l'instigation de M. de Chasseloup-Laubat, alors ministre de la marine, s’associat-il pleinement à mes vœux lorsque je demandai à aller représenter les sympathies de la marine française dans cette nouvelle expédition, et, au mois de mai 1851, j'allai n'embarquer sur le Prince-Albert, qui s’armait en Écosse, dans la ville d’Aberdeen.
ne baleiau Capinéreuseck, mais js. Ladi tant Que Franklin, Lert, pOur ’
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chenaux !
n de Greëi aris, il nou à l'ouest dt
Avant de rendre compte d'opérations que je ne dirigeais point, je désire faire observer qu'à M. Kennedy seul reviennent les éloges dus à la hardiesse et à l'intelligence des mesures prises pour l’accomplissement de notre mission, et qu'à son incroyable activité, aux soins constants qu'il prenait pour assurer la santé et le bien-être de tous, nous avons dû, avec la protection de la Providence, de faire beaucoup en peu de temps, et de répondre tous aux embrassements de nos amis, sans que l’on eût à regretter ces affreuses mutilations, ces pertes de membres, si souvent le résultat des campagnes aux mers glaciales. Nous étions tous feetotalers, c'est-à-dire que nous n'avions à bord ni vins, ni bière, ni spiritueux ; et je n'hésite pas à attribuer à cette sage mesure, en grande partie, la bonne conduite si soutenue de notre équipage, l'harmonie qui n’a cessé de régner, en dépit des privations et du manque de confortable qu'offrait notre bâtiment, petite geëlette de quatre-vingt-dix tonneaux. montée par dix-huit hommes, le capitaine et les officiers compris.
Peu de temps après avoir dépassé le cap Farewell, à l'extrémité sud du Groënland, le 22 juin, le Prince-Albert entra dans les glaces, et commença à s’y frayer un passage dans la direction de l'établissement danois d'Uppernavik, où nous nous proposions d'acheter des chiens et des traîneaux esquimaux. Un coup d'œil jeté sur la carte montre que, la baie de Baffin deve-
nant plus étroite en descendant au sud, les glaces. qui sont d'abord mises en mouvement dans le haut de la baie par les brises du nord, tendent à s’accumuler à cette gorge et à bloquer le détroit de Davis, même quand le sommet est dégagé. Ce n'est que par une série de va-et-vient que les glaces passent enfin ce bar-
rage, et viennent se dissoudre dans l'océan Atlantique.
Cette mobilité des glaces, nécessaire à la navigation, en forme précisément le danger, puisqu'on se trouve placé entre les glaces 4% qui viennent du côté où souffle la brise, et la côte ou les 4 glaces solides qui n’en sont pas encore détachées. Il est inutile 8
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VOYAGE AUX MERS POLAIRES, 5 d'insister sur la force d’écrasement que possèdent des masses souvent de plusieurs lieues carrées d’étendue, et qui, une fois en mouvement, ne sauraient être arrêtées par aucune résistance humaine. Un bâtiment à voiles se trouve placé dans des conditions d'autant plus défavorables, que les vents doivent précisément souffler de la direction où l'on veut se rendre pour entr'ouvrir les glaces dans cette direction. Or, si la brise est forte, on ue remonte qu'avec peine et avec danger au milieu des glaçons, qui forment autant de roches mouvantes; s'il fait calme, les moyens de marche en avant se réduisent à un halage très-lent où à la remorque des embarcations. L'application du propulseur en hélice aux bâtiments à vapeur vient surtout donner à ceuxel une supériorité considérable, qu'eût détruite en partie l'encombrement des roues à aubes, exposées à tous les chocs des glaçons.
Dans les bouleversements que causent les tempêtes, qui sont bien loin d'être aussi rares au delà du cercle aretique qu’on Île suppose généralement, la forme des glaces devient très-irrégulière; aussi arrive-t-il souvent qu'à quelques centaines de mètres devant soi on voit une nappe d’eau plus ou moins étendue, dont on n’est séparé que par une langue étroite de glace. Nous cherchions alors à nous y pratiquer une ouverture, soit en dirigeant le navire avec toute la vitesse possible sur la partie la moins large, soit avec des scies d'une vingtaine de pieds de long, qui se manœuvrent avec une corde et une poulie placée au sommet d'un triangle formé par de longues perches, soit enfin en faisant jouer la mine. Lorsque les glaces ne sont pas trop compactes, on fait entrer le navire dans cette ouverture, sur les côtes de laquelle il agit comme un coin. Plus d'une fois il arrive, pendant cette opération, que les glaces, mues par les courants ou par la brise, se rapprochent après s'être perfidement écartées un instant, et le bâtiment se trouve soumis à une pression dangereuse. Malheur à celui qui ne sait point prévoir ou suffisamment observer les signes précurseurs de cet accident,
nm
presque toujours accompagné de conséquences fatales. La glace, que rien n'arrête, passant au-dessous du navire, le renverse, ou passe au travers s’il résiste. J'ai vu des plaines de glace se dresser, pour ainsi dire, le long des flancs du navire, et retomber sur le pont en blocs, que tout l'équipage se hâtait d’aller rejeter de l'autre côté, dans la crainte de sombrer sous le poids énorme de cet hôte malencontreux.
Le 12 juillet, nous arrivämes à Uppernavik, létablissement le plus septentrional sur la côte ouest du Groënland. 1 y a une trentaine d'années, cn y voyait encore des pierres couvertes d'inscriptions runiques, qui semblaint indiquer que les Islandais et autres insulaires, auxquels on attribuait dernièrement la découverte de l'Amérique, poussaient au moins fort loin leurs courses dans le nord. Cet établissement sert d’entrepôt à l'huile et aux fourrures des animaux que tuent les Esquimaux du voisinage, et que viennent chercher tous les ans des navires danois. Il renferme seulement quelques centaines d'individus, la plupart métis, issus du commerce des naturels avec la race blanche. Queiques magasins, une petite chapelle desservie par un ministre luthérien, la maison du gouverneur, le tout assez misérable et consiruit en bois, forment la portion somptueuse du village. Le reste se compose de huttes de terre, que l’on n’approche pas sans danger, au milieu des bandes de chiens voraces et affamés que les habitants élèvent pour leurs traineaux. Vivant en effet dans des régions désolées, où l'on ne saurait trouver une grande quantité de végétaux pendant l'hiver, les Esquimaux ne pou- vaient songer, ainsi que les Lapons, à domestiquer Le renne. Le chien leur rend les mêmes services, et partage avec son maitre
la nourriture animale que celui-ci peut se procurer à toutes les époques de l'année.
En sortant d'Uppernavik, nous tombâmes au milieu de à | 4 flotte des baleiniers qui retournaient au sud, afin de passer sur M la côte ouest de la baie de Baflin, ayant trouvé les glaces impratieables dans le nord; ils suivaient d’ailleurs les contours dit 5
nis à la s ils donna cherches Becchey d baie form à 1846. T ne laissaic Deux jo mêmes su l'emontimel désordres (
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niers avaient rencontré l'escadre américaine, et nous apprimes Het : avec étonnement que les de
UX navires, saisis |
9 € L l € IS d 0 U I Lace, al
a bouche du canal Wellington, avaient sites D cé entraînés Malgré eux, pendant l'hiver, Courant les dangers )JUVE B Fe 1S , ® 7 A , « … Lesplus graves, etn AValent été relâché slandais À
S qu'en 1851, par le tr am. En outre des éléments nouy géographique par leurs mir aussi des nouvelles bien e nireprises. L’escadre
aeaux fouraculeuses aventures, ACourageantes sur |
it la dé- À ‘a du Cap Walsingh in leurs | nis à la science
à l’huile ils donnaient lu voisi- cherches e
es re-
arctique avait trouvé sur l’île
ve Beechey des preuves authentiques du séjour de Franklin dans la | plupart baie lormée par cette île et le cap Riley, pendant l'hiver de 1845 FA à 1816. Trois lombes, avec inscriptions de noms et de dates, nn ne laissaient Point de doute à cet égard.
be Deux jours après, nous pümes féliciter les Américains eux- |
village: near leur heureuse délivrance, et, de COMpagnie, nous { oche pas nontmes jusqu à | entrée de la baie Melville, fameuse par les affamés désordres qui S'y reproduisent chaque année, et Qui ont fait don- | no ner le rom de Pouce-du-Diable à Un pic remarquable et peu éloigné EAU de la côle. Au sortir de Ja baie de Disco, nous étions tombés au
de pou- Milieu de Montagnes flottantes de
slace, dont nous pümes 50 plus ‘de deux cents en vue à la fois, |
ayant de cent à cent Cinquante pieds de h
unes atteignaient deux cents et m
© de haut. Cette baie est pour
| et sont lancées ces masses énormes, elle est bordée, et dont les iles
Mens qu'en détache l’ac
Môme
nne. Le ent compter n maitre
outes les
uà Moyenne auteur; mais quelques ême deux cent cinquante ainsi dire le chantier
pieds où se forment à cause des glaciers dont flottantes ne sont que des fragtion de la chaleur et de la pesanteur. La Cause, agissant sur les Montagnes de glace (ice-berys), dé-
jeu de là asser su! M aces in- | ntours dl |
truit souventleur équilibre par laltération de leurs formes, et plus d'une fois nous fûmes témoins de la scène imposante de ces masses qui se brisent avec des détonations semblables à celles de la foudre, et qui se renversent subitement sur elles-mêmes, au milieu dés vagues qu'elles font jaillir à une grande hauteur.
Force nous fut, après une vingtaine de jours de labeurs et
d'attente pleine d'inquiétudes, de nous éloigner le # août, pour tâcher de trouver, plus au sud, un passage à l’ouest : nos amis les Américains persistèrent * à essayer de passer au nord des glaces pour entrer dans le détroit de Lancastre. Nous atteignimes enfin Pond's-Bay le 24 août, et là quelques Esquimaux vinrent à bord; mais ils ne purent nous donner des renseignements, soit sur les navires de Frankliz, soit sur l’escadre envoyée à leur recherche. L'apparition de ces pauvres créatures dans leurs frêles pirogues de peau nous permit de constater les caractères ethnologiques déjà reconnus par les navigateurs précédents. Un croquis fait par l'un d'eux de la côte que nous connaissions témoigna une fois de plus de leur singulière aptitude géographique.
Nous étions enfin sur le terrain de nos recherches, en face du fameux détroit de Lancastre, où des coups de vent successifs ie nous permirent que difficilement d'entrer. Notre but était d’examiner soigneusement les deux rives du détroit de Barrow, et d'avancer jusqu'à l'île Griffith, où nous comptions trouver des nouvelles du commodore Austin et des autres bâtiments. Mais les glaces ne nous le permirent point, et, en attendant que les brises de l'ouest eussent déblavé le passage jusque-là, nous explorâmes les deux côtes du golfe du Prince-Régent jusqu’à Fury-
Beach et Port-Neill. Les glaces, que nous trouvions constam- =
ment devant nous, s’opyesèrent à notre progrès dans celte
direction, et, après quatre jours passés à Port-Bowen, nous es: M
‘Ils ne purent y réussir, et, après d’infructueux efforts, ils furent contraints de retourner à New-York.
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mes, be Dans une de ces tentatives, M. Kennedy avait laissé le navire, teur. A avec une embarcation et cinq hommes. Pendant la nuit, les rs et : } glaces nous entourèrent, et nous fümes entrainés à trente milles pour PA de lui sans pouvoir y opposer que notre douleur et notre désamis | espoir. Le navire put enfin être mouillé dans la baie de Batty. d des et à partir de ce moment nos efforts durent se concentrer sur eigni- À, une tâche plus immédiate que le but principal de notre expédiimaux À tion: il nous fallait d’abord rejoindre et ramener à bord nos eigne - | compagnons de voyage. Après six semaines de tourments et des reen- À tentatives que les éléments firent avorter, je pus enfin arriver satures | 4 jusquà eux, et tous ensemble nous regagnämes le navire. ter les PU Le Prince-Albert était pris dans les glaces, qui, s’épaississant rs pré- DM tous les jours, lui formèrent peu à peu une sorte de bassin souscon- | À lide d'où il ne sortit qu'au mois d'août suivant, c’est-à-dire trois ptitude Ë 1 cent trente jours après. Nous nous mimes donc à faire nos pré- ! | paratifs d'hivernage avec d'autant plus d'activité que nous avions face du BE à réparer le temps perdu par suite de l'accident dont j'ai parlé. issifs 1e ! 1 La plus grande partie des provisions fut déposée sur La glace ou td'exa- | ; dans les magasins construits en neige, afin d'augmenter l’espace row, et À naturellement restreint à bord d’un navire aussi petit que le nver des | tre, où le renouvellement de l'air et les soins d’une propreté ris. Mais DM goureuse exigeaient une certaine ampleur pour notre habitation. que Îles Le navire fut recouvert au-dessus du pont d'une tente de laine, ous EX- ; “et entouré sur les côtés d’une épaisse muraille de neige, qui à Fury- ‘1 empèchait le rayonnement à l'extérieur de la chaleur, que nous onstam- 4 v’aurions pu entretenir autrement qu’au prix d’une grande con- 1s celle | î sommation de combustible.
ous es :4 Dans le courant de janvier, une excursion de quelques jours lit entreprise pour voir si Franklin ou quelque autre s'était rendu | contraints à la plage où la Furie s'est perdue en 1824, cet sur laquelle |
= taient été débarquée une grande partie des provisions de ce na-
vire, Cette excursion, alors que le soleil avait disparu de lhori- 2.n pour ne se remontrer que cent dix. jours plus tard, nous permit de nous assurer de la possibilité d'un voyage même à cette époque de l’année, grâce aux habiles dispositions prises par M. Kennedy. Nous avions adopté, en effet, le genre de vie et les coutumes des ‘squimaux et des Indiens pour nos voyages, et il ne nous fut pas difficile de voir combien la nature les a pourvus de moyens bien supérieurs à ce que nous donneraient les raffinements de la civilisation. Les vêtements de peau, les mocassins ou les bottes en peau de phoque formaient notre accoutrement ; le remmican', notre nourriture exclusive ; traineaux avec ou sans chiens, nos moyens de transport pour les vivres et notre mince bagage; et une hutte construite en neige.
des
notre abri pour la nuit. Je n'entends pas dire que nous ayons bn trouvé tout facile ou même très-agréable; mais chacun de nous MM
avait d'avance fait le sacrifice du bien-être matériel, et certesil n’est point de fatigues ou de privations que nous ne fussions disposés à braver, et heureux si nous pouvions réussir dans la sainte mission où nous étions engagés.
Après plusieurs voyages préliminaires, dans lesquels nous formions des dépôts de vivres sur la route que nous comptions suivre plus tard, nous pates congé du navire dans les derniers | jours de février, pour n’y revenir qu’en juin, vivant, dans lin- | tervalle, des vivres que transportaient des traineaux attelés de À chiens, et d’autres que nous trainions nous-mêmes. En suivan
la côte ou en traversant les glaces des baies de Creswell, de
Brentford et du détroit Victoria, nous arrivimes à des terres |
nouvelles que nous avons traversées à l’ouest jusque par 100 de- M grés de longitude (Greenwich) ouest; et, après avoir visité Q. cap Walker, nous revinmes au port Léopold, et enfin au navire. Ms
Dans les quatre derniers mois, nous étions passés de l'obscurité
! Préparation indienne de viandes, qui contient, sous un petit volume, 1” grande quantité d'éléments nutritifs.
P'SCS par Fran
' la route au
constante à posés à unc zéro, Ce vo nous, si l« Hoùs AvONs plupart des rétabli la ci les détails s + pagnés pres | d'hui que L | } au CŒUr que bU nains,
« L’honnewn tement aux hilité, à eux “ ont reconnus « cartes,
Le scorbut ‘ navire nos ÿ dou: Suffisam “en même tem] due glace: et le avoir scié un ç
diimes Un navi ctorre, au Co) Wellington, et passés par le d Mence
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reves PrREpmrene eme
à avoir ous avions dé Walker, Puisq à Mer existait.
rétrécir de
VOYAGE AUX MERS POLAIRES. 11 ”hori- constante à un jour perpétuel, et nous nous étions trouvés ex-
nous PA posés à une température de 44 degrés centigrades au-dessous de sme à be zéro. Ce voyage n'avait eu de résultat bien fâcheux pour aucun de
prises LA nous, si l’on excepte ces frost-bites ou gelures partielles dont doté | | nous avons souffert plus ou moins longtemps; mais, dans la cvova- LA plupart des cas, l'application de la neige avait immédiatement uiétes LA rétabli la circulation du sang. Je n’ai pas le loisir d'entrer dans eraient hi les détails si curieux de cette vie de tous les jours, et accomau, les pagnés presque tous de dangers parfaitement oubliés aujourotre ae Lu hui que la conservation de notre existence ne nous laisse re; des au Cœur que de la gratitude pour celui qui tient tout dans ses LA mains.
pour les n neige. | 1 AVONS | de nous | certes il | sions dis- | * dans h |
L'honneur des découvertes géographiques revient très-justement aux chefs des expéditions : à eux toute la responsabilité, à eux de faire la description des pays nouveaux qu'ils ont reconnus et de leur assigner des noms qui restent sur les cartes.
Le scorbut nous avait tellement épuisés, qu'après notre retour au navire nos soins durent se borner à le combattre, ce qui ocels nous EN tupa suffisamment les mois de juin et de juillet. Nous poussions omptions Mt même temps nos préparatifs d'appareillage de notre prison derniers L le glace; et le G août nous sortimes de la baie de Batty, après ans L'in- Bavoir scié un canal dans les glaçons. Le 20 août, nous renconittelés de imes un navire de l'escadre de sir Ed. Belcher, envoyé d’An- L suivant MMsleterre, au commencement de 1852, pour explorer le chenal de swell, de & Wellington, et se porter au-devant de deux navires qui sont es terres Ssés par le détroit de Behring, et sur le sort desquels on com- 6400 de- Mence à avoir de vives inquiétudes. Notre tâche était remplie ;
visité le MMS avions démontré que Franklin n’a pu passer au sud du cap navire. Walker, puisque la terre s'étend R où l’on supposait jadis que Ahecht a mer existait. L'expédition du Prince-Albert à donc contribué
à rétrécir de plus en plus le cercle des directions probables rises par Franklin, et aujourd’hui il semble démontré qu'il à ris la route au nord du chenal Wellington. Cette direction était
Re I à SNS RER ERP RRRERSE
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olume, 1
12 J.R. BELLOT. LÀ explorée par des navires munis de tous les éléments de succès; 14 nous revinmes donc en Écosse, en passant par les péripéties M4 d'une seconde navigation dans les glaces. }
Je prouverai plus tard qu’en supposant Franklin abandonné à ses propres moyens, il a pu trouver dans son énergie si bien connue, dans ces contrées mêmes, de nouvelles ressources ; sur M la foi de mes croyances à cet égard, je repartirais volontiers à sa LM J recherche, car j’ai la ferme conviction que nous pouvons encore M espérer de revoir ces hardis navigateurs.
Me voici en plus favorisé P espérer. Tout M 'orgueil, jep L. le la résolution Auise à partir s | Je vais tenir ON je meurs du
SUCCÈS ; ripéties
lonné à si bien es ; Sul iers à Sa
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