‹ Journal d'un voyage aux mers polaires [microforme]Chapitre 6 sur 53 · L.2 « o1 oc · texte numérisé non relu

L.2 « o1 oc

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JOSEPH-RENÉ BELLOT

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mon argent comme si'étais habitué à l'abondance. peutêtre ma pauvre mère est aux aboiïs pour subvenir aux nécessités de la famille. .

« Je suis content d'avoir envisagé l'éta

tde mon cœur et d'avoir eu le courage d'en sonder les replis, de mettre la À main sur tous les endroits attaqués : peut-être aurai-je celui “ d'en guérir toutes les plaies! J'essayerai toujours, et au bout © d'un certain temps. j'en serai peut-être rendu à avoir cette

© estime de soi-même qui vous satisfait et vous rend heureux

© dans toutes les circonstances où l’on se trouve. »

Ù «ol ocrope. — Je ne fais que penser à la France, à ma À bonne mère, à mes sœurs! Ah! quand je serai officier, s'il x à a moyen de réaliser mes vœux, les portraits de ces bons

“unis couvriront les murailles de ma chambre: cela me fera

peut-être trouver moins grande la distance qui nous sépare. " — Je n'ai pas encore trouvé la force d'exécuter mes projets “dl'avant-hier. Il en est un que j'ai déjà formé, c'est de copier

Mes rôles de l'Zéna ; je ne sais si je le tiendra ; je vais toujours

essayer de le faire. Je voudrais travailler, et tout ce que je pourrais entreprendre me répagne, me fatigue d'avance: j'ai tant à faire, que je ne sais par quel bout commencer. Le

sont, jusqu'à présent, restés étrangers ; les choses les plus iles que je devais travailler me sont encore inconnues: je ‘oIS que toujours mes belles résolutions tombent dans l'eau : Il faut cependant que je prenne garde à moi. . .

mmandant, je ne ais pas trop pourquoi; car j'ai toujours ressenti la sympathie [ue je pouvais inspirer à quelqu'un. et, bien qu'il ait toujours Hé trôs-poli avec moi, je suis sûr qu'il me met dans son af:

«Je ne dois pas être très-bien avec le cc

xs JOSEPH-RENÉ BELLOT.

fection bien au-dessous de X... Je suis peut-être trop enfant, et j'attache trop d'importance à des niaiseries, à de ces petits reproches journaliers qui sont faits à tout le monde ; mais eulin, j'ai plus de confiance dans mes sentiments que dans ma raison ; la fin prouvera si je me suis trompé. Quelle que soit, du reste, la solution de la question, je dois m'attacher à bien faire mon service et surtout à prendre plus de gravité: car je sens que je me montre bien inférieur en raison à tous mes camarades.

Que dites-vous de la franchise, de la loyauté de cet examen de conscience fait par un jeune homme de dix-huit ans et demi?

Les juges austères qui estiment avant tout la sagesse froide, régulière et persévérante, penseront peut-être q'e ces aveux sont de nature à amoindrir le caractère de Bellot: quant à moi, je n'ai pu résister au désir de citer ces curieuses pages, parce qu'elles témoignent des luttes que cette jeune raison, que cette volonté encore inexpérimentée ont dû soutenir contre les penchants d'une imagination facile à entrainer.

contre les velléités paresseuses d'un esprit porté à la réverie MS

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et à la contemplation. Bellot. avec ses instincts poétiques si

développés, devait être sujet à des faiblesses ; il lui à fallu L une volonté dont la force se retrempait aux sources vives de M son excellent cœur pour qu'il pût sé vaincre lui-même et mo M difier les tendances de ses facultés intellectuelles. de facon M

à les tourner du côté des études graves et à les appliquer "mille, mad

presque exclusivement aux sciences positives. En ce qui con- 8

cerne les défaillances du caractère, je n'ai qu'un mot à dire: M plus glorieux et plus estimable est. à mon avis, le pécheur M repentant qui sait ainsi se Corriger à dix-huit ans. quel

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lances d combatt l'ordre ! Vaincre s à gloire.

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