‹ Journal d'un voyage en Europe, 1819-1820Chapitre 26 sur 39 · LETTRE DE AI. JACQUES DESJARDINÔ · texte numérisé non relu

LETTRE DE AI. JACQUES DESJARDINÔ

Paris, 13 mai 1820.

Monseigneur,

Je commence, Philippe finira. La lettre de Londres dont vous m'avez honoré vient de m'être remise par M. le Supérieur dea Missions. . . , Vous prévenez. Monseigneur, tous les événements; mais je crois à une telle bénédiction sur ce qui vous est destiné, que je serais moi-même sans crainte avec cela au milieu des flots. Voilà notre inspiration sur cette terre qui nous rappellera sans cesse le bonheur de vous y avoir possédé.... Mon respect et mon amour pour vous, Monseigneur, sont à l'abri du temps. Je le dis aussi pour ma bonne sœur et pour les amis qui vous honorent si profondément avec nous. Nous ne vous oublierons jamais. Que nous sachions, je vous en conjure, votre départ d'Europe et

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votre arrivée sur les bords canadiens si chéris pour nous. Je no fais point un pas ici qui ne me rappelle ceux que j'ai eu le bonheur de faire avec vous.

Je suis avec un très grand respect et une vive gratitude, Monseigneur, votre, etc.

Desjardins aîné.

Paris, 7 juin 1870.

Monseigneur,

J'ai reçu votre lettre et son supplément du 26 mai J'ai

fait part à notre vénérable cardinal de vos sentiments tendres pour lui. Il a souri d'un souris charmant et m'a ordonné de vous rendre l'expression de son attachement et du plaisir qu'il a eu de vous connaître ....

M. le coadjuteur ^ a reçu la lecture de l'article qui le regarde ; il n'en a pas perdu un mot, et il m'a chargé de vous remercier beaucoup de vos avertissements fraternels. Il en reconnaît la justice. 11 est résolu de faire des visites et nous les ferons vraiment. Quant à la prédication, il y serait porté ; mais le sentiment de l'abbé Borderie a beaucoup d'empire sur lui

Adieu, Monseigneur, je m'incline sur votre cœur et j'embrasse votre fidélissime Turgeon qui a fait ici fortune parmi tous les honnêtes gens. On en fait l'éloge à l'archevêché et l'on y parle souvent du Métropolitain de Québec. Vous laissez ici un souvenir qui sera durable.

Je vous offre mon tendre et inviolable et infiniment respectueux attachement.

Ph. Desjardins.

1 — Le cardinal de Périgord était archevêque de Paris depuis 1817. Il avait été aumônier de Louis XV, avait sacré Louis XVI, marié le duc de Berry, et parvenu à l'âge de 85 ans, il eut la consolation de baptiser le duc de Bordeaux. Il avait pour coadjuteur M»"^ de Quélen qui lui succéda le 20 octobre 1821. Ce fut ce dernier qui prononça Poraison funèbre du duc de Berry, assassiné le 13 février 18lO, le lendemain de Pinstallation du prélat à la coadjutorerie de N.-D. de Paris. Il mourut en 1839.

Paris, 30 avril 1820.

Monseigneur,

Partez-vous réellement et irrévocablement demain ? et en ce cas à quelle heure, je vous supplie? car il me serait trop dur de ne pas aller vous offrir mes embrassements et recevoir votre bénédiction au moment du départ et d'une séparation qui peut être la dernière, et assez probablement durera jusqu'à la réunion désirée et interminable

Agréez avec votre bonté accoutumée. Monseigneur, mou tendre respect.

Ph. Dbsjakdins.

Paris, 13 mai 1820.

Monseigneur,

.... Quel bon temps l'on passe avec vous ! Tous ceux qui vous ont vu désirent ici de vous revoir. Vous avez laissé de votre personne une grande estime et des regrets

Ph. Dbsjardins.

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