‹ Journal d'un voyage en Europe [microforme]Chapitre 10 sur 59 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Ontainebleau. Sen

S.— Encore Jes me e grand vicaire Vis rre et N,

napoléon I. Ignorance religieuse du Voiturin, — Châlons. — Le vin en abondance, Mâcon, __ Trévoux et Villefranche. Les Frères des Ecole Les hôpitaux, le

8 églises, al Fesch.__ ] épiscopal Par le due

S Chrétienne Fourvières, Les Cérémonies à ] € vicaire général Courbon, B de Raguse, Départ de Lyon.

S— Lyon, a Cathédrale, al donné au Palais 28 septembre, —Rer places intérieures trouvâmes trois voyage de Lyon par la même y gentilhomme anglais avec sa q quoique étrangères, nous conv Carmagnoles francais avec le

dus à la maison où était la voiture de dont deux étaient retenues autres personne

six Pour nous, nous y 8 qui se disposaient

à faire le oiture, Savoir :

un M. Wetheral]

+ Ces personnes aucoup

ame et sa nièce

, enaient be

mieux que des

Squels nous aurions PU parler notre langue. Ces Protestants, tout en Nous mettant dans Ja nécessité de parler anglais, nous laissè

rent b exercices de piété, et, Dieu merci, n

dant tont ce Voyage, pas même Je ch A la vérité, la discrétion exige

Part et tout bas ; mais aussi dès

CUCOup plus libre Ous n’en omîmes à

apelet et la lecture spirituelle, ait que nous les fis

sions chacun à qu'ils nous voyaient réciter l'office Où quelque autre prière, ils se Privaient par respect de nons parler et même de parler entre eux.

Le voiturin n'était pas le maître du car

Un Particulier de Lyon, où il s’en retourn assez Mal appris: q

8 porr nos ucur pen.

osse, qui

appartenait À ait, mais simple t désirant de co obtenir que

cocher, ütenter Ique récom-

Ne

pense à la fin du voyage, et, pour cette raison, ne ménageant pas trop les deux excellents chevaux qui traînaient la voiture.

Nous ne traversâmes, ce jour-là, aucune ville, ayant laissé selle de Corbeil à notre gauche, sans y entrer. Il était convenu que nous ferions une pause sur le haut du jour pour déjeuner et qu'avant soleil couché, nous arrêtions pour dîner, au lieu où nous devions passer la nuit. Mais qu’arrivait-il ?—que souvent la première pause ne se faisait qu’à midi, et ‘autre à la nuit fermée, de sorte que l’évêque et son secrétaire prirent bientô: le parti de déjeuner le matin avant de monter en voiture et de dîner à la première pause ; ceci les sépara pour les repas, de leur compaguie anglaise, qui à peine était sorti du lit lorsque le moment de partir arrivait.

Nous arrêtâmes, le premier jour, dans un pauvre village nommé Essone et allâmes coucher À Fontainebleau, dans une hôtellerie voisine du château royal de cette ville. Ce fut là que Bonaparte rencontra, en 1804, le souverain Pontife qui venait en France pour le couronner. Ce fut aussi là que le même Pontife passa la dernière année de sa captivité, y ayant été transféré de Savone, daus l’espérance qu'avait l’empereur, de l’umener À une cession de sa principauté, au moyen d’une rente qu’il voulait lui assurer et de la conservation des évêchés les plus voisins de Rome connus sous le nom d’évêchés suburbicaires. Le Pape refusa péremptoirement d’adhérer à cette convention, Nonobstant ce refus, l’empereur w’eut pas honte de la mettre sous les yeux de son corps législatif, comme un concordat signé du Pape et de lui, en date du 25 janvier 1818. Ce ne fut que longtemps après que l’on fat instruit de la fausseté de cette pièce 1.

Le château de Fontainebleau est quelque chose de si narfait dans son genre, au jugement de ceux qui l’on vu, par ses appar-

1—J'invite ceux qui ne l'ont pa: fait, à lire les articles extrêmement remarquables publiés par S. E. le carc:aal Mathieu sur ’e Correspondant (1902-1903) et intitulés: Le Concordat de IS80I, C'est traité de main de maître et c'est absolument original.

Page 1