‹ Journal d'un voyage en Europe [microforme]Chapitre 12 sur 59 · A DT RS SE SISTER · texte numérisé non relu

A DT RS SE SISTER

Dès que l’'évangile eat fini, au célébrant, puis missel où l'évar

le sous-line

"e porte À baiser, d'abord à chacun

des chanoines et prébendés, non le “1 igile à été chanté, mais Ja boîte d'argent qu’il à

SU sa poitrine et qu’il remet enfin sur la crédence,

après quoi il va de NOUVEAU s'asseoir sur son tabouret an milieu

du chœur,

toujours tenue

Le célébrant, après

avoir baïisé | Credo.

Le diacre Je récite Di l’un ni l'autre I ils restent aussi de savoir: le célébr

a boîte d'argent avec ui ct, vendant que l’on chantait le

‘bout tout pendant que l’on chante le Credo,

ant au milieu de l'autel et le diävre loin derrière lui et au-dessus du derrie

r degré, Après l’évangile, les acolytes Ont reporté leurs chandeliers au même lieu où ils les avaient déposs d'abord, ct ne les reprennent plus AW'après la messe finie. 4 Vers la fin du Credo, le sous-diacre quitte son tabouret et s’approche du buffet où de la créde

nce où le diacre va le joindre, LA ils mettent le vin et l’eau dans le alice, et se ?

n vont à l'autel, où e calice couvert de sa patène avec une hostie Pur-dessus. Le célébrant reçoit le tout des Mains du diacre, fait tout ensemble l'oblation du Pain et du vin, bénit l’encens, encense les oblats et l'antel, est encensé ct poursuit la messe À

diacre soit revenu du 8 chanoines an à un de Qu'il n'arrive aupiès du célé tandis que le thuriféraire Son €licensoir pour ne remis les charbons d

À la fin de la préf

, Chtonne le Comme ils ne se sont. assis

Gloria in ervelsis,

le sous-digcre porte ]

l'ordinaire, mais gen) chœur où il va e chaque, de sorte fin de Ja préface, et dépose

Jusqu'à ce que le ïcenscr tous le deux coups brant que vers Ja cncense le bas-cheenr,

plus le reprendre, après en avoir ans le réchaud où ils 1

‘8 AVait pris, ace, on allume Jes deux torches placées du buffet; Jes acolÿtes viennent les prendre et se l'autel chacun par leur côté, suivis de deux li du chœur, qui marchent avec une gravité l'autel, À une certaine distance duquel ils se mettent quatre rangs, chantent une hymne

l'élévation et reviennent dans le mê &nant et déposant leur

auprès rendent à gnes de jeunes clercs admirable au-devant de à genoux sur au Saint-Sacrement pendant me ordre, les acolytes éteis torches au même lieu où ils les ont prises.

Le sous-dincre, après l’oblation, avait reçue la patène, non dans une écharpe ni de la main droite, mais de la gauche et entre les deux pattes de son manipule, et était venu derrière l’autel auprès de son tabouret, où il l’a tenue fort élevée jusqu’au temps où en & coutume de la reporter. Il revient donc À l’autel à la fin du Pater, puis ayant reçu la paix du diacre après l'Agnus Dei, il va la donner à chacun des chanoines, un À un, puis aux prébendés. I retourne à l’autel pour la purification et l’oblation, recevant les burettes d’un des acolytes qui l’y accompagne. Ce n’est pas lui qui essuie le calice, mais le cétébrant qui le donne ensuite an diacre avec la patène. Celui-ci le présente au sous-diacre qui le recoit horizontalement, tenant un doigt sur la patène et l'autre au-dessous du calice, et le reporte de la même manière à la crédence où il le recouvre du carton octogone dont ilaété fait mention ci-dessus ; car à cette messe on ne se sert ni de voile ni de pale, et dans les temps Li le calice doit être couvert, le célébrant le couvre d'un des côtés du corporal. U’était l'ancien usage même dans les églises où l’on suit le rite latin. Le pale n’a été séparée du corporal que récemment et pour plus grande co'i aodité, Aujourd’hui encore la bénédiction de la pale n’est pas séparée de celle du corporal, l’un et l’autre étant destinés au même usage,

ad tegendum et involvendum corpus Domini Nostri.

Après l'ile missa est, le célébrant récite placeat, baise l'autel, et se retire comme il est venu, précédé des deux acolytes et du diacre et du sous-diacre ; la messe est finie, il n’y a ni bénédiction, ni dernier évangile. Telle est la manière dont se fait la liturgie dans l’église primatiale de Lyon. Elle est remarquable par sa simplicité, par l'exactitude avec laquelle tout se fait à propos, sans confusion, sans hiatus ; elle l’est peut-être encore davantage par la décence vraiment édifiante avec laquelle tous ceux qui y sont employés, jeunes et vieux, s’acquittent de leurs fonctions. La seule chose que l’on puisse reprocher au Chapitre, est la patience avec laquelle il souffre que les laïques s’introduisent dans le chœur

et le sanctuaire, quelque respectueusement qu’ils s’y tiennent. Pourquoi un balustre au-devant du chœur? Pourquoi une grille

de fer tout autour, si les fidèles peuvent sans obstacle franchir l’un et l’autre et y entrer pêle-mêle avec le clergé ? !

La messe finie, le curé de la paroisse (car il y en a un dans cette église) fuit le prône et les annonces, tandis que les chanoines se retirent ; après quoi il se dit une messe basse entre onze heures et midi, pour la commodité des particuliers qui n’auraient pu l’entendre. L’après-midi, le Chapitre se rassemble, chante none et vêpres ; l’officiant ne prend le pluvial qu’au capitule et le laisse après la dernière Oraison, sans sortir du chœur. Peut-être qu’il y a d’autres chapiers et plus d'appareil dans les grandes solennités.

Il était d’usage qu’un chanoine prêch plies. Ce devoir est maintenant rempli tous les dimanches par M. Courbon, le premier des vicaires généraux du cardinal absent. Cet homme de mérite est l'âme du diocèse, Son Âge de 72 ans, son savoir, sa piété, la manière facile et active avec laquelle il

ât le peuple après com-

1—A vingt ans d'intervalle, j'ai assisté de dans la primatiale de Lyon, et je ce ressante description que le P

ux fois à la grand'messe chantée rois devoir ajouter quelques mots à l'intérélat fait des cérémonies. Voici ce que j'écri-

vais moi-même sur ce sujet dans mes Notes de voyage publiées sur /4 1

en 1900 :

“ Pour l'asperyes, tout le clergé précédé de deux suisses se rend au bas de l'église, se place en cercle, et c'est là que se font solennellement les de la bénédiction de l’eau. Alors le célébrant vient asperger le les clercs qui sont revenus au chœur, ét tout le temps on chante des hymnes appropriées. J'ai vu déjà dans cette Procession plus de trois cents séminaristes en surplis et rabat, Cette fois les élèv mais la maitrise comptait cent c

’atrie,

prières peuple, puis

es du séminaire n'y étaient pas, inquante chantres, et douze chanoines accompagnaient le célébrant, C'elui.ci n'entre pour la messe qu'à la fin du Kyrie et il a pour l’assister huit servants en dalm Le coup d'œil est superbe et les cérémonies se fon fection admirables, On ne fait jamais de génufle demi-génuflexions. Au dernier qui tollis Peccata monde tombe à genoux de mé très bel effet,

atiques et deux alcolytes, t'avec un soin et une perxions complètes mais des mundi du Gloria, tout le me qu'à l’Incarnatus du Credo, et c'est d'un

“ Quant à la maitrise, je pense bien qu'elle est la mei Ce sont les soprani qui font les soli du graduel e douceur et quel charme! & doux et puissant.”

lleure de France.

t de l’alleluia et avec quelle

. Sons harmonieux, chant mesuré, nuancé, alerte,

HMnnttenaniEe ibtichbiane | castobiteina sister émettre emtemnniimteenienn mana dpt noanune

traite les affaires, tout concourt À lui mériter l’estime et l’affection du clergé et du peuple d’un diocèse qui n’apprécie pas encore ses services autant qu’il le devrait, et autant qu’il le fera, quand il ne le possèdera plus.

L’évêque de Québec eut beaucoup à se louer des honnêtetés et à s’édifier de la conversation de ce digne ecclésiastique. Quoiqu'il en eût entendu dire beaucoup de bien d'avance, ce qu’il en vit surpassa encore l’idée avantageuse qu’on lui avait donnée de lui. M. Courbon occupe de petits appartements à l'une des extrémités de l’archevêché. Depuis la proscription de la famille de Bonaparte, les officiers du gouvernement français ont l’air de considérer le palais de l’archevêque de Lyon enveloppé dans cette proscription, comme une propriété nationale dont chacnn d’eux peut user librement. Sur ce principe, le duc de Raguse y donna un grand bal, il y a deux ans, faisant danser jusque sous les fenêtres du sanctuaire où s’étend une pièce non couverte, attenante à l’archcvêché. Les citoyens de la ville, témoins de ce divertissement, en furent diversement affectés, selon les diverses manières d’envisager la chose. Mais rien de moins équivoque que les sensations du pauvre grand vicaire, qui du fond de son réduit eut les oreilles battues et le cœur attristé, toute la nuit, de la manière choquante dont une maison ecclésiastique était changée en un lieu de plaisir, de divertissement et de peut-être quelque chose de pire.

Cependant il fallait continuer la route. Quatre jours de pause à Lyon devaient être assez pour quelqu'un qui se proposait d’y repasser au printemps suivant,et auquel il restait encore beaucoup de chemin à faire, dansune mauvaise saison, pour se rendre à Rome. Le temps s'était maintenu constamment boau, mais il pouvait devenir mauvais et les chemins aussi. Il était même raisonnable de s’y attendre, dans l’automne et au dernier quartier d’une lunaison. L'évêque de Québec se prépara donc à quitter cette ville et exécuta son dessein le lundi, 11 octobre au matin. Il apprit, avant de partir, la mort du duc de Richmond, gouverneur en chef du Canada,

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