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et de Papes qui y ont eu lieu, par deux sessions du Concile de Trente, par le coup de mort qu’y reçut la Pragmatique Sanction de Charles IX, lorsque Léon X et François I y signèrent le Concordat de 1515, enfin par les hommes remarquables qu’elle a produits, notamment les Papes Grégoire XIII et Benoît XIV.
Nous y entrons à une heure après-midi, encore À jeun (car on observait, ce jour-là, la vigile de la Toussaint), et prenons loge-
nt à l'Hôtel de S. Marc.
Outre le cardinal Oppizoni, archevêque du lieu, frère de l’archiprêtre de Milan, qui lui avait annoncé d'avance l’évêque de Québec, il y a encore daus cette ville le cardinal Spina, qui y remplit la fonction de légat, répondant à celle du gouverneur en chef du duché. Ils ne demeurent pas ensemble. L’archevêque
Mais ce qui est digne de remarque, c'est qu'avant d'appeler des soldats — des héros, mais des étrangers après tout — pour combattre les compatriotes du Saint-Père et pour le protéger contre eux, on n'ait pas seulement songé à commencer une c'ganisation militaire auelconque. Décidément, à part Jules II et quelques autres papes, les autres pontifes romains ont été plutôt les vicaires du Prince de la paix que du Dieu des arinées! Que de travaux à faire encore pour a ‘sainir et cultiver, comme elle devrait l'être, la campagne romaine ! N'importe, il y a progrès et à la campagne et à la ville. Rome est devenue l’une des cités les plus saines du monde et on y meurt moins qu'ailleurs ; la population a plus que doublé. J'écrivais, en 1900, à la vue des progrès dont j'étais moi-même le témoin : “ Roine a bien cnangé ‘depuis l'occupation italienne ; elle e.. devenue une ville moderne, et à ce point de vue, c’est tant mieux. Les Italiens sont artistes et n'aiment pas a détruire les monuments. Aussi le nouveau gouvernement — dont d'ailleurs les rapines sont sans excuse — x’est-il efforcé d'emnbellir la cité, sans faire äisparaitre ce qui lui donne tant de cachet et en fait la ville la plus intéressante du monde... Rome est plus lelle que jamais, et elle n'a rien ou presque rien perdu de son caractère antique et de ses souvenirs historiques et religieux. Tout cependant n’est pas à admirer...” Ce qui a valu à Rome, au point de vue matériel, les réformes importantes dont on jouit aujourd’hui, c'est l'arrivée des Piémontais, qui y sont entrés par injustice sans doute, mais avec des habitudes de progrès, d'ordre, de propreté et d’hygiène- dont les Romains avaient grand besoin, et qu’ils n'auraient probableinent jamais eues, s'ils avaient été laissés à eux-mêmes.