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n avant des évêques
Les protonotaires participants ne quittent pas leurs places, ils occupent un long banc
immédiatement derrière les cardinaux-diacres et devant les généraux d'ordres, et sont séparés des autres Prélats dont on vient de Parler par une chaire ambulante placée À la tête du banc des Cardinaux-diacres et en face du Souverain Pontife.
Après la récitation du Gloria in excelsis, le premier c prêtre remonte au trône et y occupe le troisième tabouret, car il n’y a de fauteuil que pour le Pape. Le célébrant jusqu’à l’offertoire se tient au coin de l’épitre, auprès d’un fauteuil sans dossier ; c’est de là qu’il chante la collecte tourné vers l'autel, ayant der. rière lui le diacre et le sous-diacre. Lorsqu'il s’assied, il a la face tournée vers le chœur. Ceux qui l’assistent le laissent alors seu] après lui avoir mis ia mitre. Les ministres du livre, du bougeoir, de la mitre, ainsi que le cérémoniaire se retirent entre l’autel et la crédence ; le diacre et le sous-diacre vont s'asseoir à plat sur le premier degré, le dos tourné À l'autel ; le prêtre assistant s’y place aussi entre les deux. Cette partie de la cérémonie n'est pas élégante et nous la trouverions ridicule, Le sous-diacre baise le pied du Souverain Pontife, lorsqu'il va Jui porter le livre après l’épître. Il en est de même du diacre, lorsqu'il va prendre la mission avant l'évangile. Le premier cardinal-prêtre encense le Pape &@ bout, après qu’il a baisé l’évangile, Aussitôt après, paraît
le prédicateur ; il monte au trôe, demande la bénédiction du Pape, lui baise les pieds, vient À la chaire, fait de là la gé au Pape et commence à prêcher.
Ce sermon est toujours latin et ne doit pas durer plus de dix minütes, Rarement excède-t-il cette longueur. Le pré obligé de délivrer d'avance au Maître du Sacré
de son sermon. Pendant qu'il le débite, celui-ci |
ardinal-
nuflexion
dicateur est Palais une copie e suit, pour voir
s’il ne commet pas quelque erreur en s’éloignant substantiellement de ce qu’il a écrit. Après le sermon, le dernier Auditeur de Rote va prendre la croix qu’il a déposée du côté de l’évangile au commencement de la messe et la tient à genoux, au milieu du chœur et en face du Pape. Le diacre chante le C'onfiteor, le Souverain Pontife donne la bénédiction avec les prières indiquées par le cérémonial des évêques, et le prédicateur annonce sous une formule latine, que l’on trouve au même lieu, 310 jours d’indulgence.
Ce sont ordinairement des procureurs généraux d’ordres qui sont chargés de ces petits sermons latins, et assez souvent ils s’en acquittent passablement mal, soit du côté du débit, soit de celui de la mémoire. Il y a quelques ecclésiastiques séculiers qui ont leur part de ces sermons. Tout cela est réglé depuis longtemps et publié sur l’almanach de chaque année, Tel dimanche de PAvent ou du Carême est affecté au procureur général des Minimes, tel autre à celui des Augustins, tel à un élève du Collège Anglaise, tel à un de l’Académie ecclésiastique des nobles, etc. Dès que le premier cardinal-prêtre a encensé le Souverain Pontife, après l’offertoire (ce troisiime encensement se fait À genoux comme le premier), il quitte son tabouret et va reprendre sa place au chœur.
Le Pape, après avoir récité le Sanctus avec les cardinaux, descend de son trône, et vient s’agenouiller vis-à-vis l’autel, sur le prie-Dieu que l’on y rapporte à cette fin. Deux auditeurs de Rote l’y conduisent, soutenant le devant de ses habits ; les deux cardinaux-diacres les soutiennent par derrière, et dès qu’il est À genoux, tous se retirent. Les deux cardinaux-diacres se mettent à genoux derrière lui, et après ceux-ci les évôques assistants au trône deux à deux, autant qu’il y en a. Aux côtés du Pape restent deux cérémoniaires, l’un desquels lui ôte la calotte avant la première élévation e. la lui remet après la seconde. Il remonte au trône, assisté comme il en est descendu. Les auditeurs de Rote et autres prélats qui s'étaient jetés du côté de l’épître pour lui faire place, viennent reprendre le dernier degré du sanctuaire et
celui du trône, dès qu'il y est remonté. L’aUée et venue de ces prélats qui a lieu plusieurs fois: pendant la messe, ne saurait se faire sans une confusion assez désagréable.
Lorsque le célébrant chante Pa cardinal-prêtre, sur l'invitation d’ à l’autel, et après l'avoir baisé lui la paix, va la porter au P
z Domini sit semper, le premier un maître de cérémonies, monte à la droite du célébrant, reçoit de ape qui la donne À ses deux cardinaux-diacres assistants, puis revient à sa place où le prêtre-assistant de la messe est venu l’attendre pour la recevoir de lui, et la donner ensuite À chacun des cardinaux et évêques par lui-même, et aux prélats par le cérémoniaire qui l’a accompagné, Ce cérémoniaire est de la scconde classe, c’est-à-dire de ceux qui sont en soutane rouge et portent le surplis sans rochet,
Après l’île missa est, le dernier auditeur de Rote v avec la croix s’agenouiller devant le bénédiction solennelle, sans publicati repris la mitre, regagne la sacristie da est venu. Chacun se retire ; les cardinaux et évêques quittent leurs grandes capes où ils les avaient prises, reprennent leurs mantelcttes et regagnent leurs voitures dont la cour du Pa est ordinairement pleine.
À la chapelle papale se trouvent régulièrement deux archovêques, l’un grec, l’autre arménien, qui ont des titres in partibus, et demeurent à Rome pour ordonner les clercs de leurs nations suivant leurs rits respectifs, Leur habillement diffère de celui des autres évêques; car ils assistent À
ient encore ’ape, qui donne nu-tête la on d'indulgence, ct ayant ns le même ordre où il en
lais
la chapelle revêtus de chapes brodées en or et en argent et portent de longues barbes à la façon des Orientaux.
Lorsque le Souverain Pontife chante lui-même 1 que Pie VII n’a pas fait de 1817), il n’y a pas une trè
a messe (ce puis une grande maladie qu'il eut en s grande différence d’avec ce qui vient d’être rapporté, excepté qu'il prend les ornements pontificaux prescrits pour la messe solennelle, que l’évangile est chanté en grec et en latin, que le Pontife célébrant communie, non À l’autel, mais À son trône, qu'il prend le précieux sang ave: un chalu-
in
meau, et qu’il communie, sous les deux espèces, quelques-uns des officiers qui le servent. Il a pour diacre d'office un cardinal. diacre, et pour sous-diacre un auditeur de Rote.
Il ne faut pas être surpris de la considération attachée aux auditeurs de Rote. On nomme ainsi les douzes juges du tribunal le plus savant qui existe dans le monde chrétien. Leur admission est assujettie À presque autant de formalités que celle des cardinaux. On les choisit avec le plus grand soin dans les différents Etats de l’Europe. Ils sont nommés par les souverains, mais admis avec de très grandes précautions et après de sévères examens, Ce tribunal connaît de toutes les causes civiles de quelque importance, soit nécessairement des Etats Pontificaux, soit accidentellement des Etats étrangers, et juge cr dernier ressort les causes bénéficiales de toute l'Eglise catholique. Le nom de Rote vient apparemment de ce que les causes sont examinées par rotation, car chacune est plaidée successivement devant chaque auditeur en particulier. Il en raisonne avec son ét ude, c’est-àdire avec deux assesseurs qui l’ont entendue avec lui, et forme son opinion. Ce n’est qu'après que chaque auditeur a ainsi formé la sienne, qu’ils les confèrent les unes avec les autres, et c’est de cette collation accompagnée de plusieurs examens et réflexions réciproques, que résulte le jugement final que le Souverain Pontife a seul le droit de réformer, ou plutôt de les obliger de réconsidérer. Ceci arrive rarement, et s'ils persistent en majorité dans les conclusions qu’ils ont prises, la chose est tenue pour définie,
19.—Chargé des affaires de l’Eglise universelle, le Souverain Poutife a peu de temps À donner À celles du diocèse de Rome. C’est pourquoi, entre les cardinaux-évêques il y °n a toujours un chargé des détails de ce diocèse. On l'appelle le Cardinal-Vicaire, en Italien Z! Cardinale- Vicario. C’est lui qui gouverne tous les couvents des religieuses et tout le clergé du second ordre, prescrit les prières publiques, préside les séminaires et collèges, et se trouve à la tête de tous les établissements religieux. Nul ecclésiastique étranger n’est admis À célébrer les saints Mystères ou à exercer aucune fonction sans sa permission, et il ne la donne