PATENTS
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pour être transportés dans ce dépôt au plus fort de la Révolution athéistique qui a ruiné, bouleversé et déshonoré la France depuis 1789 jusqu’en 1799. Sans égard pour les 15 millions que cette église avait déjà coûtés pour la mottre au point où elle était alors, et sans respect pour sa destination primitive, les révolutionnaires la nommèrent le Panthéon et la destinèrent À recevoir les restes honteux de tout ce que le dernier siècle avait produit de plus impie et de plus immoral. Zsti suni di tui, Israel. Il faut espérer qu’un gouvernement sage et réfléchi fera disparaître ces deux cadavres ignobles et conduire À sa perfection un édifice auquel il manque peu de chose pour être achevé.
Il est arrivé que le dôme supporté trop légèrement, a craqué en quelques endroits et fait craindre un écroulement. Pour y obvier, il a fallu supprimer douze colonnes et les remplacer par des masses de même hauteur qu’on pourra revêtir de pilastres, mais dont l'épaisseur, quoiqu’elle n’ait rien de lourd et de choquant, interrompt la vue, qui autrement aurait enfilé, de chaque côté, la colonnade d’une extrêmité de l’église à l’autre
23.—En attendant que la châsse de S' Géneviève puisse être reçue dans sa nouvelle église, l’ancienne étant détruite, on l’a déposée dans celle d: S. Etienne du Mont, qui appartenait autrefois à l’ancienne :.,!:ve et n'avait de porte que dans son enceinte. Isolée aujonrd'l , et bâtie sur un plan plus vaste, elle n’est pas sans quelque mérite, mais la vue y est désagréablement affectée d’une enfilade d’autels que l'on a voulu faire et qui ne s’enfilent pas. La châsse de la sainte, en forme d’une petite maison, paraît suspendue au-dessus du muître-autel. Dans un autre endroit de l’église est le tombeau où elle avait d’abord été enterrée. La dévotion du peuple de la capitale pour sa sainte patronne se perpétue dans une certaine classe avec édification.
24.—Que dire de l’église paroissiale de S. Roch, située À une petite distance du château des Tuileries, près de la place Vendôme ? —Qu'’elle est remarquable par sa distribution intérieure, où l’on voit quatre auteis à la suite les uns des autres, séparés par
journée ; car à &. Roch, il Y a, tous les dimanches, double office du matin et du soir. Par exemple, on vient de finir vêpres dans
Péglise l'air d’avoir 609 pieds de long, tandis que sa véritable longueur n’est que de 300.
Ya des inégalités, des fentes, des baîllements, des creux, l’un desquels tient lieu de crédence et est vraiment le seul endroit qui puisse recevoir les burettes du prêtre qui y dit la messe, Le rocher est Surmonté d’une grande croix, vec son crucifix très bien exécuté en marbre. Deux soldats de même Matière, couchés à plat ventre sur Je Penchant du rocher, lèvent ]y tête, comme pour s’assurer si le Sauveur est véritablement mort et Pour n'être pas Aperçus de Jui, SUPposé qu'il soit eucore vivant. Le tout Produit un effet admirable, A une petite distance de ce Calvaire est un autre rocher et ane caverne dans laquelle on introduit le Corps de Notre-Scigneur, en présence de sa sainte Mère, dont l’afliction et la résignation sont également bien exprimées,
Ce fut l'autel du calvaire que l’évêque de Québec choisit pour célébrer Ja messe, un jour de CONCOurs, qui était Je dernier d’un octave d’indulgence, très recherché du Peuple, Quoique les deux