UNE ATTAQUE
à leur approche. Loin de nous en alarmer , nous: nous réjouîmes d'apprendre qu'il y avait de^ huttes à proximité , et dépêchâmes de suite.
Paskoe, Abraham et Jaoudie^ pour y aller cher-, cher du feu^ et prier les habitans de nous vendre quelques ignames. Il n'y avait pas dix minutes ^qu'ils étaient partis, lorsquUls revinrent en hâte. Us étaient allés au village , et avaient demandé du feu; mais les naturels ne les avaient pas com-c priîs , et au lieu de s'arrêter à les entendi^e , ils s'étaient retirés -, d'un air alarmé et avec des gestes menaçans. Nos hommes avaient alors jugé prudent de quitter le village , et de nous rejoin-^ dre. Cependant , persuadés que les naturels n'en viendraient pas h une attaque , nous allumâmes nos feux ^ et nous couchâmes auprès.
Nous re{K>sions sur nos nattes , sans la moin« dre prévoyance du danger , car nous aussi, nous étions harassés de lassitude et accablés du besoin de dormir , lorsqu^un quart-d'heurc après le retour de nos hommes , l'un d'eux se mit à crier : « La guerre vient ! La guerre vient ! » Et cou^ rant vers nous , en poussant de grands cris de terreur ^ il nous dit que les naturels venaient nous attaquer. A cette désastreuse i&ouvelle, nous ' &mes bientôt sur pied , et regardant autour de nous, nous vîmes une troupe d'hommes, presque