RÉGIT DU CHEF
çn montrani; celles qui s'élevaient sur la rive otjr nous étions : «Elles s'étendent loin, loin, dans un pays que nous ne connaissons pas , » reprit-iL Nous lui demandâmes encore s'il avait jamais entendu parler d'un pays nonyné Eyeo ou Yar-* riba? Il ne connaissait aucune contrée qui portât un de ces noms. Nous étions surtout anxieux de savoir jusqu'à quel point la navigation é|;ait sûre en descendant le fleuve , et nous voulûmes avoir son avis sur la partie inférieure du Niger : y avait-il des roches ou passages dan'gereux ? Quant à la navigation , il n'y avait pas , selon lui, le moindre danger. Il n'avait jamais ouï parler d'aucun écueil ; mais les habitans des rives étaient , disait-il , de très-méchantes gens. Nous lui demandâmes alors «s'il croyait, qu'à notre prière , le chef consentit à envoyer un messager avec nous , ne fût-ce qu'à la distance d'une jour^ née ? Il répliqua sans la moindre hésita\;ion , « Non; les gens de ce pays-ci ne peuvent descendre la rivière ; s'ils le faisaient, et qulls fussent attrapés , ils auraient la tête tranchée. Chacune des villes que je connais sur les bords de la rivière^ est en guerre avec la ville voisine , et il en est de même de toutes. » — « Combien y a-t-il de Funda àBornou ?» — «Quinze jours de marche.»
Il nous parla aussi du caractère des peuples qui