LE CHEF DE DAMIJGGOU
moi, à uir grand arbre fétiche , planté au milioa d'un mirais , et au pied duquel on nous fit a$aeoir : l'ombre de ses larges branches nous garantissait de l'ardeur insupportable des rayons d'un soleil brûlant. Là y nous attendîmes le chef, qui parut au bout de quelques minutes. Il apportait en présent une chèvre, avec quantité d'ignames et autres provisions, f^ous nous levâmes pour le saluer ; il nous tendit la n^iin^ nous accueillant d'un air réservé et mélancolique , et cependant amical. Son costume et tout son ex-> térieur n'avaient rien de remarquable ; mais sa physionomie était pleine de douceur^ et d'une bienveillance mêlée de gravité et d'une sorte de dignité naturelle. Sa taille est au-dessus de la moyenne, il touche à l'époque où commence lac vieillesse. Il nous pria de séjourner quelque tepops daos sa ville , ce que nous avons promis l^olontiers. {jor$qu'il $ut que nous allMtts k U m^r , il nous 4it que le messager du ch^C ^ Bonny ^'y r^j^drait $ous que^ues jours y et, noua conseilla de l's^ttendr^ pout* faire route avec lui. Ce plan parai^ait raisonnable , ei^ le petit homme louche , personnage très-important , pouvait nous être utile , et nous protéger daj^s Iqs. lieux où il était connu. Sa veste rouge , pjênfte. n'était pas chose à dédaigner ; elle lui donnait
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giîande considération parmi les noirs qui Ven*^ touraient ; et nous nous félicitâmes devoir sa compagnie , comme nme garantie de plus.
Le chef nous fit nombre de questions , sof nous > sur notre pays ^ sur 1^ lieui que nous avions parcourus ^ sur leur distance ^ en remon-^ tant la rivière , et aussi sur la rivière même. Nos réponses le jetaient dans un ëtonnement dont il avait peine à revenir. Jamais il n'avait entenda parler de pays sur le fleuve , au-*delà de Funda , et de Tackoua ;; par ce dernier nom il désignait le Nyffé ; il ne savait rien du Yarriba , du Bor« gou et de Yaourie. Un Mallam , daspeqt vénérable , nous joignît alors ; c'était un des sujets d'Édérésa : le qhef de Damuggou l'avait fait "iFenir pomr qu!il lui écrivît des charmes capa**, blés de le protéger lui et son village y de tout' malheur ètdaâger» Cet homme semblait hen^ reux dé Yoir des gens qui arrivaient de soii pays natal ^ dont il n'aVaii pas eu de nouvelles* depuis un an. Aussi prenait^l plaisir à ^ causeur avec nous; il nous of&it ses Services ^ se mit ài notre disposDtion., et prqmit défaire tout ce qw'ili pourrait pour nous rendre le séjour de Damug-»» gou agréable.
On vint noms avertir cpie notre butte était prête* Au mommit de nous sépiarer Iq chef nou^