MAUVAIS AUGURE
sultan de Boriiou, et lui a envoya ane ambassade, àre^ un présent de peaux de léopards et un certain nombre d'esolaves; mais, qàand natre donneur, de nouyelles a quitté le pays, on ne croyait pas généralement que le monarque de Bornou voulût se mêler des, affiiires du NySe^ au tenter de relei^er le parti ^Edérésa , à moins que ce det*Qier prince ne consentît à rompre toutes re«-^ iations' avec les Fellaus , et à prêter son assis*^ taoee au sultan de Bornou , pour Içs extirper e^; les exterminer, malgré ses liaisons avec eux jQuoi qu'il en soit , les destinées du NylFé sont accomplies : c'est tin pays (conquis dan$ toute la force du terme^ etunFellan y règne enmaître absolu. Dimanche , 3i octobre. — ^On nous a donné à. entendre que le gouverneur de Damuggou, en dépit de sa promesse et de ses engagemens , pourrait bien nous retenir plus long-tempç qu'il ne nous oonviendrait. À dix heures , il m'envoya chercher ^ et je me hâtai d'obéir à seç ordres. Je le tï*ouvai au milieu d'une conversation sérieuse^ engagée entre lui et ses prêtres .Dès q^'il m'aperçut , il m'invita à m'asseoir à ses côtés. Sa phyfidonomie était sombre , mais il ne me laissa pas long-temps dans Je doute sur ce qu'il avait 9 me communiquer* Se tournant vers moi, il poussa un profond soupir^ et m'annonça^ d'un
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air consterné , que malheureusement le fétiche qu'il avait fait pour nous la reille ne présagent rien de bon ; il était sàr que nous serions, assâtl^ lis par mille dangers avant d'ieitteindre: la mer. Tout cela était dit avec le plus grand sérieui: ; il semblait réellement accablé d'inquiétude et de chagrin. Je le priai de ne pas s'affecter ^in» plerur ce qui nous regardait , l'assurant que nous ne redoutions rien, que nous n'avions fait de mal à personne en Afrique ^ et que nous mettionstoute notre confiance dans la protection de notre Diea. i( C'est bon ^ « reprit-il » ; si mes gens revient nent demain du marché de Boequâ , vous partie rez sons peu de jours. » Je le remerciai de s^ bonté ) et lui souhaitant le bonjour je le quittai. Dans le cours de notre entretien <, il m'a dit que, si nous nous hasardions à pousser plus loin sans guide ). et sans messager y nous rencontre** rions une fouje d'obstacles invincibles; ^et.qne pour lui il ne consentirait jamais à nous laisser partir sans escorte, dans un canot aussi mauvaii^ que le nôtre , et qui faisak eau de tout^ parts ; cela^ ne convenait pas à des gens de noire, rang. « Votre canot ^ dit-il , n'est pas digne dé voir k mer. >) Il est vrai que , constamment %xposéii la chaleur du soleil ^ il s'est fendu en plusieurs 6n-^ droits. Le chef s'était occupé de nious en ftfocvt^
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rer un beauciM^ meilleur; mais^ à son grand re-> grei ^ il ne pouvait nous fournir des Jiommes qu'après le retour des gens envoyés au marché de Booquâ } et, partis le matin même , ils n'étaient attendus cpiedans taroîs^jours. A cela il n'y avait point d^. remède^ et nous nous soratnes résignés à attendre, sans faire de plaintes ou d'objections inutiles.
Dans la soirée ,. nous aronç &it présent au chef d'un fiisU , appartenant à l'un des hommes de notre suite , et de ma montre brisée y qu'il doi* envoyer à Bonny pour la faire réparer.
Nous n'avions que cela à lui ofirir , à l'exception de quelques aiguilles y d'une paire de bracelets et des habits que nous portions , et qui ne paraissaient nullement lui pkire. Nous lui avons promis que y si ses gens nous conduisaient sains et saufs à Bonny y nous lui enverrions par eux des présens plus riches, plus dignes de lui, et que nous pourrons nous procurer sans peine des vaisseaux anglais, que nous y trouverons. Cette proposition a été très-bien accueillie , et le chef nous en a exprimé sa gratitude de toutes les manières* Il sait avec quelle facilité on trcm ve^ à l'emboucliure de la rivière , toutes sortes d'ar-^ tides de fabrique européenne , et il compte sur xm magnifique présent. Certainement^ sa^