LÀ CASE
rivière qui dépend du Yarribà , est déjserté par les naturels, qui ont fui dans l'intérieur, laissant les Fellans paisibles possesseurs de leurs villes et de leurs villages-
Près de Fîletm nous avons pris terre ^ la rivière décrit Une légère courbe au Sud-Est, le courant continue à être très-rapide , et fei largeur du Niger varie de trois à cinq milles.
L'île, qui se trouve presque au milieu du fleute, à environ un mille et demi de circonférence. • Ici, pour la pAmière fois depuis notre départ* de la côte , nous n'avons pu nous faire compren* dre ; ôt cependant, nous parions entre pous tous cinq différentes langues de l'Afrique, lîiais le langage du Haoussa , ni aucdn de ceux que nous savons, n'est étendu des habitans. Nousavoûseu recours aux signes, et les naturels ont enfin compris que nous voulions quelque chose à manger, et une hutte pour y passer la nuit. On nous en a de suite offert plusieurs à notre choix, toutes également humides et misérables', le village étant sur iîn terrain fort bas , et en partie inondé par la rif vière. Cependant nous avons pris possession d'une case en osier, plutôt pour jouir du frais que pour tout autre avantage, car elle est construite au milieu d'un marais, et un ruisseau d'eali venant du
Niger la traverse^ et coule sur une iboi tié du plan-