VISITES
toute l'huile achetée par les Anglais, h Bonkiy, et daDS les lieux environnans , vient d'ici , de même que tous les esclaves que les vaisseaux négriers, français, espagnols et portugais, viennent charger à la côte. Plusieurs personnes nous ont dit que le peuple d'Eboe est antropophage, et cette opinion est plus accréditée parmi les tribus voisines que parmi celles de l'intérieur. Mais , jusqu'ici , nous ignorons sur quoi elle se fonde , et si elle est vraie ou non. La seule chose que nous puissions dire , c'est qu'à l'exception de leur monarque , les habitans ont la physionomie féroce , brutale et inflexible : il ' est vrai que d'autres peuples , dont les traits ont la même expression, détestent les cannibales et n'en parlent qu'avec horreur.
€e matin , nous avons été accablés de visiteurs, qui passaient par-dessus tout obstacle , pour satisfaire leur désir de nous voir. C'était chose naturelle , à laquelle nous devions nous attendre. Il ont été de meilleure compagnie et moins fatigans que nous n'avions lieu de le craindre , et sont partis , sans trop se faire prier , avec une condescendance rare chez des gens qui n'ont pas l'habitude de céder k la volonté de prisonniers et d'esclaves ; car , telle est ici notre con^ diiion.
^q8 seconde entrevue ayec le roi.
^ Vers midi 9 on vinA nous dkre de nous rendre à. Ja niàisotn du cch^ Obie. étant tout k ùàt disposé à; entendre le réjcit ^ latotre ûâ^re^et à examiner les dépositions du messager de Bônny, et des envoyés de Damniggou. En entrant dans la priadpale ^our, où le roi nous â donné audiencerkier ^ nous avons tu deux laides petites âgures de terre i, placées a co té d'atitresfé lâches, près de la plâte-£drmie ; à Pentpiir étajeoiz -tracés k la. craie des carstictèrèisintagiqués.j^foiisn- eûmes pasi le temps d^admirer ce bîzarre ari^angemënt, car on nousordbfiBa de reioitriier dansla cour du hiîlieuy et d^y attendre , sôùs le poriSque oriental,' qti'Obite paHU. iJnei chaise anglaise, recouverte en drap rouge commun, avait été, d'avance, placée là pour lui; ' .. i
. ïl est clair que ,,poiir quelque tmison ique nous ne^ connfiissbns pas ,.Ie.roi réjjugne à>nbus ii^troduire dans ribténietTr de son )hàbitatièii'.:îJUsqu'ici, nous n'avons vu du palais que les cours. Lai dbaise^ destinée :à Séyviridei trône;,! étoît placée; entré deux piliers <lè bois^qui^ sautîisnnent le toitidu portique > et sur. lésqu|3}s sont sculptées plii3ieurs figures, de même que> dans le Yarribà. La différence qili existe entré leà. productions d'arts des deux pays^ se peut à peine distinguer. A gauche du siège royal , cinquante