PRÉTENTIONS DU BOI BOY* SSI
bonsoir, d'une voix chevrotante , aT9c la langue épaisse et embarrassée , roule bors de la cour comme elle y est entrée , et ra retrouver soa mari, qui est valétudinaire. Ainsi se passent nos Soirées, grâce à Punique amie que nous possédions à Eboe.
Il est de nouveau question de nous laisser partir, mais voici à quelles conditions : outre la valeur de vingt esclaves, que le roi Obie exige pour notre rançon , le roi Boy veut aussi, pour son compte, quinze tonneaux de vin de palmier qui représentent le prix de quinze esclaves , le tout en paiement delà peine que lui et ses gens prendront pour nous conduire à bord du vaisseau anglais. Il prétend qu'il lui faut trois canots et cent cinquante personnes , et que, par conséquent , il lui est impossible de le faire à moins. Le chef a dit que, si je ne consentais pas à donner à Boy unlli^re pour tout cet argent, il nous enverrait dans l'intérieur du pays pour y être vendus , et que nousme reverrions jamais la mer. Il n'est que trop évident que iious n'avons pas d'alternative , et je crois plus sage d'accorder * ce billet à ordre , comptant bien cependant , à notre arrivée à la c6te , îie donner que vingt fksils de pacotille, pour solder ce chef et toutes les autres dépenses. Le roi Boy doit remettre k IIL i5
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Obie dinq pièces d'éloiïe et un fitsil ^ à-Ksômpte flu paiein^nti II paiera le reste à seri retour^ a{»*ès nous avoir remis à bord du brick. Nos gens sont tous r^niméa par l'espoir de quitter ce lieu de misère ^ et d'obtenir leur liberté y car ils ont tant de foi dans le caractère des Anglais y qu'ilsr ne leur vient pas à l'esprit de douter que le capitaine du brick ne nous rachète à tout prix.
Les hâbitans d'Eboe ont l'aspect le plus faroiicbe : la. coutume de dessiner ^vcc de/ l'indigo sur leurs tempes une pointe de flèche, est géné^ râle chez tous , hommes et femmes; ces derni&^ res sont jolies:, et portent de larges smnéaux: d'i-ivoire aux poignets et aux coudes*pieds. Les naturels font un commerce a^ez étendu ^ et ap-^ provisionnent la population de Brass , d'huile de palmîei^ de vblailles, de chè vrés,^ d'ignames, etcw Ils ont la réputation d'être bons constructeurs de grands canots; ce sont eux qui font tous ceux qui naviguent sur les différentes rivières f de Bénin à Calabar. Depuis les premiers jours de notre arrivée , nous n'avons pas eu de volaille^ mais seulement la. pitance journalière d'un esn clave, une demi-igna,nie:par jour. C'est peut-être * à ce régime que aqus d(^v^ns notre $£H>té<) cav ik est probable quç, si nous eussions^ été bien noiur^ m,, après ^vôir été presque affamés et exposés èi
l*aixleur du soIiriJ durant le joirrf^îâtix froides rosées pendant la iiqit ^ nous aurions fait quelque malade grave.' ' ' .
Hier soirî, Obie, dans "se^ plus fnàgiiiJSquei atours , paré de ses coraux-, test venu a notre liutte , nu^piedà j in^ctér nos livres et examiner le contenu de notre pharmacie portatiW. Le tintement «des grelots pà, petites bonnettes qtfil porte àutout* des cheViUes , nous ont antioni^e son approche. Il a paru fort satislkit de'toût ce qu'il a vu, e t , à Fénui^ération' des proprîéti^s puissantes jde quelques drogues, il a^ pris Tin ^ir effrayé d'abord^ quLâ iini par uu accès de ri^e* 11 nous a exprimé le désir d'avoir quelques purgati&^ et no^is l'avons traité comme nota^Uvons traité le sultan. de Yaourte et sa famil)e< Obiè avait éviflem^raeDttrèSf-peur de nos li^rei-, sur leur réputation dé «< tout dire j » ' quand noufe llii en avons offert ùn^il d reciilë aVecu^ s^ti*ment d'horreur, branlant la létey et disaM qu'il se garderait bien de lé.prendi^e y que ce n'était bon. que pour les blancs , «dont leï View n'était pas^son Dieu! » Sa visite Qe fut pas de ion^uë durée. ■* '' ,••:-/"•')!. 'î*.-; )1,
Nious avons retroiiTe aujourd'hui Je. roi Boj^ dahi^Ma cour intérieure du palais, et;, diaprés l'expression desa physionomie, il semblait avoit»