DÉCISION
à communiquer quelque chose d'important* Obie nous accueillit avec sa politesse et sa jovialité ordinaires, mais il s'adressa de suite exclusivement au roi Boy, et entama avec lui une conversation vive et animée. Les gens de Bonny étaient présens , et pleuraient. Le i*oi et son introducteur nous nommaient fréquemment , en nous montrant du doigt, ce qui nous confirma dans la pensée que nous étions le principal sujet de l'entretien. Comme s'ils eussent eu quelques secrets à discuter, qu'ils ne se souciaient pas de laisser percer devant leur suite et la nôtre, ils se retirèrent dans la cour du milieu, et , après y avoir causé quelque temps, revinrent avec des physionomies soucieuses , et l'eprîrent la conversation. Ce manège fut répété deux fois; ensuite , Obie raconta brièvement et d'une voix haute , le résultat de cette conférence extraordinaire, et tout l'auditoire, à l'exception des hommes de Bonny, cria simultanément « yàh ! » en témoignage d'approbation. Pendant ce temps, notre anxiété augmentait et nous étions impatiens et malheureux , car ce qui avait transpiré de cette conférence , était, loin de nous être agréable. La réponse du roi Boy à nos questions réitérées , . avait été simplement. « Quantité de barrées !j) Et nous étions en grand émoi pour de-
viner ce que cela voulait dire , mais y le palàvet* fini y quels furent nos transports en entendant ce dernier s'exprimer ainsi en mauvais- anglais : «Dans l'entretien que je yiens d'avoir: arec Obie^ je me suis laissé aller à lui offrir de payer tout ce qu'il demande pour votre rançon , dans lat confiance que le tout me sera rendu par le capitaine du brick le Thomas , actuellemiînt à Tan-t cre dans la première rivière de Brassa, et que là valeur de quinze barres ou quinze esclaves y sera ajoutée en marchandises d'Europe , sans compter un tonneau de rhum pour reconnaître toute la peine que j'aurai indubitablç^nent , et tous les risques que je cours en vou^à transportant à Brass. Ce n'est qu'à ces conditions que je puis consentir à vous racheter^; et, si vous acceptez^ vous me donnerez sur-le-champ un billet sur le capitaine Lake , au reçu duquel il aura à me remettre la valeur de trente-six barres en marchandises. Âpres me l'avoir signé ^ vous serez libres de partir, et de venir avec moi, quand vous le jugerez à propos, selon ce qui est arrêté et convenu entre le roi Obie et moi. » '
C'étaient de célestes nouvelles , et nous ne tarissions pas dans nos remercîmens au roi Boy pour sa générosité et 3a noblesse d'âme^
^3.4 GONDlTiaNS.
Noue étiotis <rop itres de joie en ce premier iBotaeat pour réfléefak aox ^maUcies leiorbi*^ (aâtès que F/oa ikouM faisait. Nous donnâmes de suite: le: biUét h ^rdrê, sur M. Làke, et en vérité il ny n riefiK{ue n6us n'eussions £sAt plutôt qpQ de. laisser perdre une ocèasion qui nous spmbUit vejpk. *put . df oit de la Providence , pQ^I* 11(^1$ conduire enfin jusqu'à la mer. Obie, ^pero^Tailt 4e suite ^ au soudain changement ^e^os^hysionbmiesv la joie qui gonflait nos^ ^qe^ur^ , et que ttœix^ ne pouvions cacher, nous demanda .$i : son arrangement ne nous convenait pas jbeiaacoup^ et extorqua de nous^la promç^se qu'à notre retour en Angleterre nous informerions no^] compatriotes qu'il était un digne honiixie, et que^,. si nous revenions jamaisdans le pays, iious lui ferions bien certainement itE^viaite. , :
Quand le roi Boy vint chercher son livre ^ je }e lui donuai, et il manifesta l'intention d'envoyer : le > billet iau, brick poursaVoir s'il était bon. Je i^n'étais^ttendu à la chose :- je répondis ^ac qtié le ^zV;*e .ne pouvait servir si nous n'étions envoyés en même temps ^ et que jamais le capitaine ne consentirait à y faire droit à moins <|i^'iLne nous tint à son bord^ sur quoi il remit |e:bi]letdayis i$on portefeuille.