CANOT DU ROI BOY. 23S
Alors MOUS lui dîmes adieu \, et il prit congé de nous de la &çon la plus affectueuse et h plus coi^diale. , • •.
Craignant qu'il n^arrivât quelque ch(»e qui nous retint , ei changeât de nouveau les résolu- ' tkms du roi , nous brûlions du désir de nous tirer de ses griffes et de celles de son peuple. ja^xis ne perdîmes donc pas une: minute , et nous rendait en toute h&te à notre logement , en*» voyant nos gens à bord du^ canot de Boy\ DOius les suivîmes presqu'aussitôt, et à trois heures de l'aprèsTinidi nous étions embarqués « C'est ainsi que se sont terminés quatre des plus misérables 'jours de notre vie. Notre vieux canot ;e8t. brise ^ ^eiit^eau de toutes parts, et avec sa snarchè lente ne serait qu'une cause de délais, ïtous l'abandonnons. Les gens de Damu^on lulus acoQmplagaeroût dans leur légère barque y «t tout est arrangé pour partir demain de ti^ès- Jwm malin.
Xiè canot «de Biniss-^ actoelleiwent notr^ de-- -meure ^ est extrêmement large et pesamment chargé:, tl a: Quarante rameurs:, tant houime^ i]uë jeunesgarçons; et en comptant quelques es^ clavesetnoùs**aiéniés^ il peutlbiien.y avoir encore %me vingtaine d'individus^ ce qtritporte l'équipage a! soixante bonunes. Cômme.lâs :canots de guerre-
a36 CANOT 9U ROI BOT.
d'Obie ^ il est muni d'une pièce de quatre amarrée à la pr#ue , d'une grande quantité de coutelas ^ de force mitraille et autres munitions , indépen-* damment de la poudre , des pierres à fbsil^ etc.; et il contient aussi plusieurs, énormes bottés ou caisses remplies de liqueurs spiri tueuses^ desétoffes de coton et de soie, de la poterie, et autres olvjets de manufactures européennes et étrangères; joignez à cela abondance de provisions pour la consommation^ et deux mille ignames destinés au capitaine d'un négrier espagnol qui est aus^ en panne dans la rivière deBi*ass, Dans ce canot, trois hommes peuvent s'asseoira l'aise de front^ et d'après le nombre de passagers qu'il contient et i^énorme quantité de marchandises de divers genres entassées à bord^ on petit se faire une idée de son immense grandeur. Il a été creusé dans un seul tronc d'arbre , et tire quatre pieds et demi d*eau; il a plus de cinquante pieds de long , mais il est si lourdement chargé, que l'on ne voit pas deux pouces du canot audessus du niveau de l'eau. Avec sou fardeau actuel , il serait impossible qu'il fît route sur une rivière moins douce que le Niger ; et même ici , dés qu'on rame, il y a bien quelque danger d'enfoncer. Il est risible , quand on songe aux poitrines de Stentor des hommes de Brass , de