POURPARLERS
désastre de Kirri) , nous ayions £iit ani diffe-» rens chefs les présens .qu'ils attendaient de nous; et par dessus tout nous avions conservé notre réputation parmi les naturels , en tenant fidèlement nos promesses. Il ne dépendait plus de nous de continuer à agir dfe même , puisque toutes nos richesses étaient épuisées; mais quand^ usant d'une dernière ressource que je croyais certaine, j'avais promis que le prix de notre rançon serait payé par le premier de nos com-* patriotes que nous rencontrerions à la côte, et cela sur les meilleures garanties , se voir ainsi repoussés, désavoués, c'était à la feis un dés-* honneur pour nous et un affront qui ne manquerait pas de nous nuire et de nous faire terriblement descendre dans l'estime des naturels.
Perdant tout espoir de rien obtenir de ce rustre , je retournai trouver Boy dans le canot, et lui dis qu'il fallait nous mener à Bonny , où il y avait quantité de vaisseaux anglais. « Non y noa^ ^ dit-il, « si capitaine là pas payer, capitaine à Bonny pas payer non plus; je ne veux pas vous conduire plus loin. » Voyant que je ne gagnerais rien de ce côté , j'eus encore recours au capitaine , et le suppliai de faire quelque chose pour moi , lui disant que , s'il voulait seu-