‹ Journal d'une expédition entreprise dans le but d'explorer le cours et lChapitre 79 sur 99 · INSULAIRES · texte numérisé non relu

INSULAIRES

et sa ceinture de longues herbes , ne faisant nul cas de tout ce qu'on lui a prodigué;, n'y voyant que superfluités inutiles. Du reste, cette disposition est naturelle ; jamais rien n'a gêné la liberté de ses mouvemens >, et il y aurait Jieu de s'étonner qu'il consentît à porter des habits, qui ne Seraient pour lui quelles entraves , dans un climat tel que celui de Fernando^Po, où l'on serait tenté soi-même de suivre l'exemple des naturels, à l'exception de l'usage immodéré qu'ils font de terre rouge et d'huile de palmier» Les insulaires viennent souvent à la colonie ; et, si entre eux ils suivent peu les règles de la justice , ilis voient avec plaisir es^écuter ses arrêts sur les nègres libres et les Kroumans de Clarence. Il arrive souvent que ceux-ci, dans la disette où ils sont de nourri turé'aMÉuale, fatiguést de l'éternermaïSi et cédant à là tentation de faire un repas plus substantiel, se h^ardent à dérober ce que les naturels ne veulent pas leur céder. Pour ce genre d'exploits, ils se réunissent par bandes , se diligent en secret vers les huttes, dans l'intérieur des terres , volant*les ignées , lès chèvres, les moutons, et tout ce qui peut leur tomber jsous la main. L'infortuné ^opriétaire, ainsi dépouillé , ne manque pas d'aecourir à la

colonie , porter plainte au gouverneur. On fliit m. aa ^

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