FERNANDO-PO
naissons pas d'une manière certaine le mode de châtiment adopté parmi ces derniers; leurs cheÊ semblent jouir d'une très-grande autorité^ et il est probable qu'ils imitent en quelques points les formes de justice suivies dans l'étar blissement.
A l'exception du couteau, dont nous avons parler, la seule arme des naturels est une pique^, ou sorte de lance de bois de fer. Ce bois est tellement dur qu'il est inutile de garnir la pointe en métal. Elles sont très-communes parmi les habitans, qui n'y attachent pas grand prix.
Nous n'avons pas eu occasion de juger de leur adresse à s'en servir. On dit qu'ils les emploient pour tuer des singes et autres animaux.
Ils faut que les ressources de l'île , comme provisions, soient épuisées ^ ou que les naturels aient décidé de réserver le reste pour leur propre consommation. Lorsque l'établissement .se foiHna , ils apportaient gaîment au marché tout ce dont ils pouvaient disposer, comme ils avaient fait précédemment , quand par hasard quelque vaisseau abordait dans l'île; c'étaient des moutons , des chèvres , des oiseaux , le tout d'une très-médiocre qualité , et abondance d'ignames, qu'ils échangeaient volontiers contre des morceaux de cercle de fer. Pour un seul de ce$
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moi'ceaux cm avait une chèTre , trais oa iqwntrcf pièces àe gibier, unei grosse boite il'igiiaitiei^^ pésâtit enviik>n vingt livres. A mèsare que lëul^ appi^visionnémëtis ditnitiuèrent^ la Valeur da fet baissa ; ils( en demandèrent tous lies j^urs une plus grande quantité, jusqu'à ce qu^ayant pleine à pourvoir à leurs - propret besoins , iU (Cessèrent de fournir à ceux de la colonie, qui , dej[)ûis lôf s , est obligée de tirer des vivréS de la rivière du Calabar et de celles qui T^ivoiisident. A en croire les naturels ^ il j a de grands troo:-^ peaux de bœufs sauvages daris les montagnes de l'intérieur; mais nous n'avons pas otiï dire qu'un seul individu de Clai^nce en eût jamais décou* Vert. Ceux que Tort consomme ici arrivent dn Calabar. On dit aussi que l'on trouve k Ferfaando* ]^, des bêtes fauves, abondance de gibier à plume , et grand nombre de singes, les uns noirs, les autres bruns. Il y a une quantité infinie de perroquets; les naturels en estiment beaucoup la chair ^ ainsi que celle du singe. Oïl ^rend, dans la baie, du poisson et des tortues; inais ces ressources sont incertaine!^, et on ne peut y compter. L'île est mon tueuse; lo sol 4 riche et fertile , produira tout ce qu'on voudra lui di&mander. Plusieurs petits rûi^seiàui descendent des montagnes et èie jettent dans la
tnei\ h^ plus considérables sont ceux de Hay et de Horton ^ dmit nous avons déjà parlé* Les Igfiâiiies sont la principale culture, et réilssisseitt trèSï-bien. Les meilleurs et les plus gros de i'ik Sùïït^ dit-oii , ceuk de là baie Geof*ge. On lèii* trouve ut>e saveur très-déîicate. Le rtiat*ehè duns ce mofuent «n e$t astetViual fourni ^ et lan récéll:es sont incertaines ; ce qui tient probable^ mi^nt À des diffêrencea de saison ^ où plutôt à rirrégularité avec laquelle se font les plantations.^ On à i^eiàédié en pattie à cette dis>étte en établissant an jardin aux frais du gouveraementi) dont les pq:*odliit9 ont approvisionné Quelques vats^ seaiix de guerre^ mais né snfBsent point aux be-* (soins ^des eolons.
Le vin de palmier est ici , comme sur la côte^^ la boisson favorite des naturels. 11 est facile de s^n procutèr autant que l'on en désire; on en feit usage ^ sfoit quand il vient d'^ré extrait d^ Tarbre, soit, quelques jours plus tard, quand il a lermentë; Il semblé que , dans sa tendt^e iibllih dtude^ la Providence a fait iiaitre le pèilitiiéi^ pour ces pauvres Indiens ,, sans industrie \y sané réssourees, et qui savent à peine pout^vdir à lebtiîbesoinis. Cet arf>re précieux leur douée une bdâ(SOli agréable^ Uâe hmlé doiit ils titieÉit patti^ Uii fruit fiouriîs^tit. Ils y trouvant entore tous
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les matériaux nécessaires à la construction de leurs maisons. On recueille la sère^ à laquelle on dpnne le nom de yin , en pratiquant une incision dans le tronc de l'arbre ; on insère dans cette ouverture une portion de feuilles qui fait FofBce d^un canal et d'un bec. Le liquide suit la direction qui lui est ofierte , et s'écoule dans une calebasse placée au-dessous, qui contient environ deux à trois gallons, et qui se trouve remplie à la fin de la journée. Il prend bientôt une apparence laiteuse, et se boit frais en cet état ; ou bien on le conserve jusqu'à ce qu'il acquière tme saveur amère. Le produit, du palmier, le poisson, et les ignames, forment la principale nourriture des naturels de Fernando-Po. Us n'hésitent pas à 3a nourrir de la cliair de singe quand ils peuvent s'en procurer.
La méthode employée pour récolter le vin de palmier est absolument la même que celle qui ^t en usage parmi les Indiens de l'Amérique septentrionale pour recueillir le suc de l'érisible. On fait également un trou dans le tronc de l'arbre; on y insère un morceau d'écorce de bouleau, qui fait conduit. Mais , au lieu de conserver là sève de l'érable , on fait évaporer la partie liquide et le reste se change en suc. On trouve à Fernando-Po différentes espèces de bois, entre