‹ Journal d'une expédition entreprise dans le but d'explorer le cours et lChapitre 87 sur 99 · CROCODILES · texte numérisé non relu

CROCODILES

piège. Ajfant découvert le motif peu légal de son assiduité , le duc iîirieux a donné ordre qu'on liât le docteur , pieds et poings , et qu'on hs je-> tàt demain dans la rivièret H n'y a nul doute que la sentence s'exécutera « Car, bien que les naturels aient plusieurs femmes , ils envisagent l'a^ dultère avec une profonde horreur.

Nous trouvâmes dans le Calabar sept vaisseaux français ^ un espagnol , deux angUisi. Un de ces derniers, la Calédonie ^ de cinq cents tonneaux, appartient à sir John Tobin , de Liverpool ; il £iit un chargement d'huile de palmier, ainsi que le brick r Elisabeth.

La rivière est très-sinueuse ; le jnanglier est à*peu-près le seul arbre qqi croisse sur ses bords. La rive droite est entourée d'une multitude de criques y bien connues des naturels , <jpii les re^ montent dans leurs canots ; elles communiquent avec toutes les rivières qui tombent dans le golfe de Guinée , entre la rivière du Calabar et celle de Bénin; Les habitans vont par eau jusqu'à cette dernière ville ; mais il n'existe pas de corn* munîcation avec la rivière Cameroun , qui semble coi^plètement distincte de celle du Calabar. Les canots ^ont pareils à ceux d'Ëboe, mais moins grands. Le fleuve est plein de crocodiles ^ de doiue à quatorze pieds de longueur , d'une

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