‹ Journal de Barbier, tome 2Chapitre 46 sur 90 · oyez Nouvelles ecclésiastiques, 1732,21 mai · texte numérisé non relu

oyez Nouvelles ecclésiastiques, 1732,21 mai

2. Construite en' 1533, sur remplacement d'une ancienne, chapelle, Saint- Eustachc ne fut achevé qu'en 1642, par la protection du chancelier Séguicr. On y remarque les tombeau s de plusieurs hommes célèbres : Colhert, \uilure, V auge las, Tourville^ Chcyert, etc.

faire, qu'on lui feroit son procès. Ce sont messieurs des enquêtes qui sont les plus animés et qui lé sont presque généralement. L'assemblée tumultueuse a duré ainsi jusqu'à près d'une heure, et on. a continué rassemblée . pour demain mardi.

C'est cela qui est une contravention et une désobéissance formelle aux ordres du Roi* Les courriers sont partis sur-le-champ. On tiendra un conseil àCompiôgne, et l'on ne sait pas ce qui arrivera demain. Les curés sont charmés de ceci, parce que cela fait une grande affaire et commune. Les avocats étoient déjà en mouvement aujourd'hui pour savoir s'ils travailleroienL - Voilà qui est bien triste, à parler vrai* 11 semble que, de la part de l'archevêque et de son conseil, on ait bien manqué de politique d'insérer dans ce mandement quelque chose qui blesse le Parlement et le droit public; au lieu que l'archevêque seroit bien plus tôt venu à bout des curés, s'il n'avoit eu affaire qu'à eux. Le Parlement ne cherche qu'un prétexte pour les soutenir.

Mardi 13, le Parlement s'est assemblé; on lui a présenté une lettre de cachet par laquelle le Roi mandoit son Parlement à Compiègne, apparemment pour lui dire en corps ce qui n'avoit été dit qu'au premier président, et deux autres comme-particuliers. Cela a excité de nouveaux murmures dans l'assemblée. On a délibéré sur ce sujet. Après avoir très-fort maltraité de paroles le premier président, on a composé la harangue, ou pour mieux dire, le discours qu'il feroit au Roi. Les choses ont été portées si loin- qu'il a été délibéré unanimement qu'il convénoit mieux d'abandonner leurs charges, et de cesser toutes fonctions que de se laisser ainsi avilir. Le premier président vouloit qu'on enregistrât les défenses que le Roi lui avoit faites verbalement. Le Parlement n'a pas voulu le souffrir, jusqu'à dire que , s'il y avoit quelque greffier assez hardi pour le faire 3 on lui feroit sur-le-champ son procès . Messieurs

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