‹ Journal de Barbier, tome 2Chapitre 54 sur 90 · Près de Choisi-le-Roî · texte numérisé non relu

Près de Choisi-le-Roî

2. Terre près de Brie-Co tinte-Robert, érigée en comté en 1725*

3. Formule de la lettre que messieurs du Parlement doivent écrire au ministre lorsqu'ils veulent changer le Heu de leur eiil : « Je suis au désespoir d'avoir fait quelque chose qui ait pu déplaire au Roi. J'ai tout le regret possible d'être dans le cas d'encourir sa disgrâce. Il n'y a rien que je ne fasse pour réparer ma faute, tant le repentir de ce que j'ai fait est vif et sincère, §

334 JOUIINAL f)E BALIBIEH.

Mardi, dernier septembre, est le dernier jour delà levée du droit des quatre sols pour livre, comme il paroi t parla dernière déclaration du Roi qui rétablitee droit pour six autres années. On a trouvé le matin dans plusieurs endroits de Paris, surtout dans le quartier de la Sorbonne-, un placard à la main qui porloit :

« Il est défendu de la part de nos seigneurs de Parce lement d'exiger le droit des quatre sols pour livre sous « peine de la vie, jusqu'à ce qu'il en ait été autrement « ordonné par nosdits seigneurs, »

La police ayant été avertie de cela, on l'a fait arracher sur-le-champ. Ces sortes de choses se mettent la nuit par quelque fou, quelque fanatique; car cela ne s'attribue à aucune personne sensée; cependant cela doit toujours indisposer le ministère contre le parti et lui faire prendre des mesures.

La flotté d'Espagne, dont nous avons parlé ci-dessus, s*est contentée dé la prise de la ville d'Oran, doiit le roi d'Espagne a fait fortifier tous les forts, et elle est revenue en Espagne. On dit dans les Gazettes qu'on prépare encore quelque autre expédition pour l'année prochaine. La plus grosse dépense est toute faite.

Octobre*

Les quatre sols pour livre, les fermiers généraux et le {freffcdu Palais. — Muncleinent do M. l'archevêque d'Arles. — Convulsionnaires dans les maisons, — La duchesse de La Tréinoillé. — Miracle à Saint-Médard. — M. Niquct. — La Chambre des vacations cesse ses fonctions. — Mort du marquis de Maisons. ~- Lo duc do^Chqrtres a la petite vérole. — La porcelaine.

Le 1er de ce mois, Domballe, commis au Palais, qui délivre les arrêts, n'en a voulu délivrer aucun. Il n'a pas voulu exiger les quatre sols pour livre, attendu la défense du Parlement , ni les délivrer sans prendre1 le droit, attendu qu'il étoit imposé par le Ht de justice ; en porte que les arrêts sont restés, pour les gages. MM. les

OCÏOBKE 1732. 355

présidents et conseillers de Grand'Chambre ont dit qu'ils } ne pouvoient pas y apporter de remède ni donner d'ordre; > qu'il y avoit eu des protestations contre celte déclaration avant et après le lit de justice, par tout le Parlement assemblé; qu'ils n'étoient eux-mêmes à présent que commissaires du Roi, ainsi qu'ils n'avoient pas de qualité pour déranger ce qui avoit élé fait par le Parlement. * Le 4 de ce mois, les fermiers généraux ont envoyé quérir Domballe et lui ont donné permission de délivrer .les arrêts de défenses seulement comme les plus pressés, tans prendre le droit des quatre sols pour livre, et ils en ont dit autant ail greffier en chef du Châtelet pour les sentences, dont la délivrance avoit été aussi arrêtée, pour se conformer à ce que Ton fëroît au Parlement.

Les fermiers généraux n'ont pris ce parti que sur Tordre de M. le cardinal de Fleury, car ce droit de quatre sols pouf: livre se lève pour les entrées et partout ailleurs. La déclaration a même été enregistrée à la Chambre des • Comptes, à la charge, dit-on, de rendre compte de l'emploi et dé la destination qui en dévoient être faits suivant ï'édit de 1726, et à la Cour des Aides.

Cependant depuis on a dit qu'un commis cïes fermiers généraux s'étoit transporté au greffe du Parlement avec un huissier, lequel avoit dressé un procès-verbal, comme on délivroit des arrêts sans prendre les quatre sols pour livre. Il y a quelque chose à concilier dans ces deux nouvelles.

Il a parti dans le public un mandement extravagant de ML l'archevêque d'Arles1, qui est Janson en son nom. Il y attaque le Roi, M. le cardinal de Fleury et tous les ministres. Il y a mêmç des platitudes très-grandes qui ne font pas honneur à la prélature2. Il a été condamné

1 , Jacques de Forbin-Janson, archôvèque d'Arles, i 7 i i , — 13 janvier 1741, 2. Mandement de M. l'archevêque d'Arles pour implorer sur le pontificat de JV. S. le pape Clément XII la continuation du secours de Dieu, afin de bien gouverner la sainte Église catkolique, septembre 1732, On

JOUKNAL DE BARBIER.

par arrêt du Parlement cTÀix, à être déchiré par un huissier de ce Parlement, et l'archevêque a été exilé à son abbaye de Saint-Valery 1 par lettre de cachet. On dit aussi que M. l'archevêque d'Embrun s'est retiré à Rome sans permission du Roi , comme étant mécontent du gouvernement; en sorte que ces évêques ne cherchent qu'à brouiller.

Plusieurs de MM, les conseillers exilés ont demandé un changement d'exil dans leurs terres pour y être avec père, femme et enfants; mais cette conduite a été trèsfort condamnée du plus grand nombre, qui a gardé son exil. On dit même que ceux qui ont ainsi changé d'exil ont été obligés d'écrire une lettre de soumission. On a fait courir une formule qui est très-humiliante. Mais les gens du parti pourroient avoir part à cette nouvelle, êt je ne vois pas qu'elle se soit confirmée. .

Pendant tout ce mois, il n'a transpiré aucunë nouvelle de Fontainebleau sur le parti et l'arrangement que prend la Cour dans cette affaire, qui, néanmoins, devient instante. Des gens de distinction m'ont dit même qu'on n'en parloit non plus que s'il n'y avoit jamais eu de Parlement. On dit seulement que cette affaire roule entièrement sur le garde des sceaux, qui est haï et jalousé généralement de toute la Cour et de tout Paris, Je crains bien pour lui que les courtisans ne se servent de cette aflaire pour le culbuter.

Mais, ce qu'il y a de plus curieux, c'est que le parti janséniste n'a pas perdu son temps pendant ces vacances. Les convulsions recommencent de plus belle dans les maisons. On dit qu'il y a un nombre considérable de convulsionnaires, 11 va un nombre infini les voir, et des gens de la première distinction, telles que madame

lisait dans ce mandement une chanson contre le Parlement de Paris et une diatribe contre les paniers, que l'archevêque traitait de opercala iniquilatis.

1 . Saint- Yalery-sur -Mer, Vahricus ad mare, diocèse d'Amiens, abbaye de Tordre de Saint-Beuoitj [ondée en OU*

la duchesse de La Trémoille1, qui est sœur du prince de Bouillon, et madame la duchesse de Rochechouart; qui ont été voir il y a deux jours une femme qui, non-seulement a des convulsions, mais qui, pendant ces convulsions, prophétise d'une cerlaine façon, parle comme un ange, et qui, après que les convulsions sont passées, redevient une petite femme, d'un esprit et d'un langage fort médiocres. Je sais de la première main que madame la duchesse de La Trémoille en a été étonnée et qu'elle est convenue qu'elle lui avoit dit sur elle des particularités étonnantes.

Tout ce monde, grands et petits, va plus que jamais à Saint-Médard, pour invoquer M. Paris sur les affaires présentes. Le curé d'à présent, qui est un desservant du parti moliniste, prend la peine de visiter son église les matins, et d'éteindre et emporter des cierges que les bonnes âmes allument par dévotion devant la chapelle de la Vierge, non pas pour la Vierge, mais pour M. Pâris, dont le tombeau, où l'on n'entre plus, est derrière la chapelle de la Vierge.

Il y a encore pis que tout cela ; c'est qu'il s'y fait des miracles à Saint-Médard. On m'en a conté un aujourd'hui des plus èxtraordinaires. M, Niquet, qui est le seul bon prêtre qui soit resté à Saint-Médard, c'est-àdire janséniste, disant la messe après avoir fait l'élévation du saint ciboire, ne trouva plus l'hostie consacrée; il la chercha partout sur l'autel, ce qui étonna avec raison les assistants ; et enfin elle se. trouva à bas sous un banc de la chapelle, au grand étonnement de tout le monde* Il y a eu encore plusieurs autres miracles, que je ne me suis pas donné le temps d'entendre. L'on

\ . Voyez une anecdote à ce sujet dans le Journal de la Cour et de la Ville , dans la Bévue rctrospect., 2e série, t. v, p. 388-389. La duchesse de La Trémoille devait un jour aller à une séance de convulsions. Le duc, dans un accès de jalousie, s'empara de la lettre d'invitation et se rendit à l'endroit convenu pour donner une leçon à l'insolent. Il fut tout étonné de trouver un pauvre diable qui se mit- devant lui à faire des cabrioles fabuleuses.

voit par là que voilà de bonnes matières préparées pour cet hiver déjà part des jansénistes,

La commission de la chambre des vacations a cessé le samedi 25, avant la Saint-Simon, et elle n'a point été au Çhâtelet tenir la séance pour les prisonniérs, comme cela se fait tous les ans. Cela devoit être ainsi, n'étant que commissaires du Roi ; cela n*avoit plus la forme de. * la chambre ordinaire des vacations; et d'ailleurs, comme il faut aller à pied du Palais au Châtelet, je crois qu'ils auraient peut-être appréhendé quelques huéesdu peuple, à quoi prudemment il n*a pas fallu s'exposer*

Le premier président a été deux fois à Fontainebleau, depuis quelques jours, mais sans y avoir rien conclu. Les procureurs de communauté ont été chez lui, le dernier jour du Palais, pour prendre ses ordres* Il leur a dit qu'il n'avoit aucun ordre à leur donner, et qu'il parloit pour la campagne; en sorte que l'on compte aujourd'hui qu'il n'y aura point de Messe Rouge, ni de rentrée au Palais après le lendemain de Saint-Martin. En tous cas, c'est ce qui ne sera arrivé depuis long-? temps dans ce pays -ci. Cet événement devient plus curieux de jour en jour.

11 est mort, ces jours-ci, un enfant bien riche, âgé de quinze ou dix-huit mois1, fils de M. le président Longueil de Maisons, delà fille de M. d'Angervilliers, secrétaire d'État. Il auroit eu plus de cent cinquante mille livres de rente. La maison de Loiigueil, qui est des plus anciennes qu'il y ait à la Cour et à la ville, et qui depuis si longtemps est dans la robe, finit dans cet enfant. J)u moins on n'en connoît plus ici ; c'est une perte pour le Parlement. Tous ces biens passent à la mère, héritière des meubles, à madame de Belleforière, fille du marquis de Soyecourt, qui aura les biens de la maison de Longueil, et à M. le premier président Nicolaï, qui aura ceux du côté des Fieubet. La bisaïeule de ce deiv

\. René-rrosper de LongueH, marquis de Maisons, né eu 1731,

nier enfant et la mère de M. Nicolaï ôtoient deux sœurs, Fieubet en leur nom,

M. le duc de Chartres1 a eu la petite vérole à Saint- Cloud. On n'a laissé entrer auprès de lui qu'un fameux apothicaire chimiste et un chirurgien;. On; en a exclu les médecins,; et il est parfaitement hors d'affaires. 9^1 aïs M. le duc d'Orléans, son. père, a eu; l'imprudence de vouloir garder -son fils.^ Aussitôt qu'il; a- été de retour à Sainte-Geneviève* où il ge retire assçz; souvent?; la petite vérole lui a pris avec une fièvre rouge. On appelle autrement celte maladie la- porcelaine, parce que les boutons-, sont bleus et blancs, sur un fond rouge, Au surplus* cela va autant bien qu'on peut le souhaiter^ ; >

novembre*

Les orïtlbriè. — Le Roi malade. — ^ Mort du roi de Sardaigne. E s ta m p ci jansénistes/ — Conseillers rappelas. — Mort de Peireriede Mofas, maitre des requêtes.- — Fanges. — Les conseillers â Paris. .

On dit que, le 2 de ce mqis, ori a signé en Coùrics lettres de cachet nécessaires pour le retour des exilés , pour revenir le plus tôt qu'ils pourront. Ce bruit avoit couru dès le mois dernier, mais il n'étoit pas vrai. .

Comme il y a un grand nombre de conseillers qui sont darisules villes ou dans des terrés peu éloignées de Paris, oh compte qu'étant revenus avant lé 12; il y èri aura pliis qu'il n'en faut pour remplir la cérémonie de la Messe Rouge, où communément il n'y a jamais giière plus de quarante magistrats. Ceux qui sont pliis éloignés seront ici pour ia Sainte-Catherinë, qui est le temps des harangues. Nous serons dans peu eclaircis de tout ceci. Mais, s'il n'y à pas d'autre arrangement que celui-là de là part de la Cour, cette affaire rie me paroi t pas encore sitôt prête dë finir. " • . '

Le Roi à éu., lë mois dernier, ùhë fluxion sur les

t. Louis-Fhil'p'pe d'OrIcaiig, duc de Chartres, né en 172-j,

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oreilles, qu'on appelle les orillons, pour quoi il a été saigné deux fois. Cela s'est passé. Depuis le 5 de ce mois, il est encore au lit pour une tumeur qui lui est venue

aux , de ce qu'il s'est blessé à cheval. Si cela

avoit des suites, cela retarderoit son retour à Versailles, qui étoit fixé au 18 de ce mois, et cela pourroit retarder en même temps l'arrangement des affaires présentes. II m'a été assuré par gens qui sont fort au fait de ce qui se passe à la Cour, que le cardinal de Fleury n'avoit encore pris aucun parti ni aucun arrangement pour le Parlement; qu'on rappelleroit les conseillers pour la rentrée ; qu'on verroit comment ils se comporteroient ; et que là-dessus on prendroit des partis au jour le jour. Je ne saurois quasi croire cette nouvelle. Après trois mois de temps, si cela est-ainsi, je crains fort que de la part de l'un des deux partis il ne survienne quelque occasion de dispute, et que les affaires ne soient aussi brouillées, le Parlementprochain comme le dernier. Cependant -cela fait grand tort non-seulement au public qui a des affaires, mais au plus grand nombre des avocats, procureurs, greffiers et autres gens du Palais, qui ne seront pas en état de soutenir, ayant souffert depuis un an et demi que le Palais est interrompu.

Le Roi a pris tout le repos nécessaire pour se rétablir. On compte toujours qu'il partira, le 18, de Fontainebleau pour venir passer quatre jours à Petit-Bourg, che? M. le duc d'Antin.

M. le duc d'Orléans est entièrement hors d'affaire de sa petite vérole. La reine d'Espagne, sa sœur, et Son Altesse Royale madame la duchesse d'Orléans, sa mère, vont le voir tous les jours à Sainte-Geneviève.

On se prépare ici à un grand deuil de quatre mois et demi pour la mort de l'ancien roi de Sardaigne, mort à soixante-six ans, le 1er octobre dernier. C'est l'aïeul maternel du Roi et le seul ascendant qui lui restât. Ôn prendra le deuil sur la fin de ce mois, ce qui fait un tort

considérable à tous les marchands qui étoient fournis d'étoiles d'or et de velours pour les habits d'hiver.

Pendant l'exil du Parlement, les jansénistes se sont amusés à faire graver quelques estampes au sujet des

affaires du temps.

La première est du fait historique de Catherine de Médicis, à qui des magiciens firent voir qu'après Louis XIV, les Jésuites régneroient. On les voit dans l'estampe, qui se sont emparés de la couronne.

La seconde est l'enterrement du Parlement, dont le corps est porté par des Jésuites. Ce corps, précédé par le nonce du pape, descend d'une. éminence et tombe dans le néant. La Justice est terrassée par un Jésuitel

La troisième représente des Jésuites et des molinisles renommés, qui veulent détruire les miracles de M- Paris.

Aujourd'hui mercredi 12, il n'y a ni rentrée ni Messe Rouge au Palais. C'est ce qui n'est, dit-on, jamais arrivé au Parlement, qui a toujours fait cette cérémonie dans les endroits où il étoit en exil. Mais aujourd'hui , il est tout dispersé , et la Grand'Chambre n'a pas apparemment jugé à propos de faire la rentrée seule.

Le bruit général de Paris est que l'affaire est accommodée ; la Messe Rouge est véritablement indiquée pour le 1er décembre, et il est vrai que les lettres de cachet sont parties le jour de Saint-Martin. J'en ai vu une aujourd'hui 13, en dînant chez M. le premier président Nicolaï. Elles sont conçues en ces termes :

« M... N..., je vous fais cette lettre pour vous dire « que je révoque l'ordre que je vous ai donné le 6 sep- « . lembre dernier, par lequel je vous ai enjoint de rester, <r jusqu'à nouvel ordre de ma part , à Tours , à Châ- « Ions, etc. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait, mon- « sieur N,.., en sa sainte garde. Fait à Fontainebleau, a ce 11 novembre 1732. »

Ce n'est, comme Ton voit, qu'une simple révocation du premier ordre d'exil, ce qui met tous ces messieurs

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dans la liberté d'aller où ils voudront. Mais cela ne contient aucun ordré ni de revenir à Paris, ni de se rendre à la Messe Rouge, ni de rentrer dans leurs fonctions.

Je présumé qu'il y aura grand nombre de messieurs du Parlement à la Messe Rouge, Mais quand ils seront assemblés -, que leur proposera- t-on pour accommodement? C'est apparemment le secret. Que deviendra leur arrêté du 6 septembre? La déclaration du 18 août? Le mandement de M. l'archevêque de Paris, publié dans plus de la moitié des paroisses, et rejeté par vingt-deux curés ? Cette affaire a bien des branches , le fond en querelle de religion. Si le Parlement rentre purement et simplement, sans parler de part ni d'autre de ce qui est arrivé, je crains fort pour le bien public que le Parlement ne soit guère plus tranquille cette année que l'autre. L'un des deux partis réveillera quelque sujet de querelle.

Le 20 de ce mois , on enterra ici un nommé Peirenc de Moras1, âgé de quarante-six ans, maître des requêtes, et chef du conseil de madame la Duchesse douairière. Cet homme étoit fils d'un barbier-perruquier dans une petite ville de Saintonge; lui-même avoit rasé. Il est venu pnsuitè à Paris, qui est le refuge de gens de toute espèce. Cela a brocanté, négocié sur la place, avant la fameuse année 1720 du Système de Law; cela avoit plus de mauvaisesque de bonnes affaires ; mais comme cela n'avoit rien à risquer, il a tout hasardé dans ce système. Il à eu le bonheur de réaliser. 11 avoit de l'esprit pour connoître les chemins pour se pousser dans ce pays-ci ; et enfin il meurt riche de douze à quinze millions, tant en fonds de terre qu'en meubles, pierreries et actions sur la compagnie des Indes. Il a fait bâtir dans le faubourg Saint-Germain la plus superbe maison qu'il y ait à Paris2.

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