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4Ï0 JOURNAL DÉ flAUBIËR.
alloit dotthèr ltt béilédictiôn du saint êàcfèment, "urie femrïiê s'est levée et à crié à hàùtë vtiix, lès mâins jointes: « Mon Dieu, guérissez lé Roi \ 11 à un soft Sur la lâfiguê ; a il a été marié par iiri soft, et ses enfants ne sont pas « légitimes. >)
Tôiit le mondé â été très-sùrpfis, ét on â arrêté cëtte femme commé folié. On dit qu'elle est dé Versailles; on ne sait ce qu'elle est devénûe; On a^ mêtiie assoupi cette histoire, qui est très-vfaie, et qui eil ftiême temps a quelqué chose dé surprenant1;
Les jansénistes font grartd bf ait d'un ïriiràclè arrivé dans lë couvent du Calvaire 2, près lé Luxembourg. Uile religieuse âVôit été saignée sept fois pour une fluxion de poitrine; on né vouloit pas la fairfe saigner là huitième fois sans lui faire recevoir ses sacrements. Ce jour-là , une petite pensionnaire de neuf ans ^ ayant des convulsions habituellement, entra dans sa chambre, lui proposa de boire de Teau du puits de M. Paris avec de la terré de son tombeau. La religieuse, après en avoir bu deux fois, se séntit si soulagée qu'elle se leva, s'habilla, s'en alla au chœur, où Ton chantoit le salut. C'étoit dans rëclavô du saint sacrement ; toutes les religieuses tombèrent de leur haut; Après le salut, la malade entonna un Te Deum que Ton chanta en actions dé grâcës. Il y eut un procès-verbal, signé des médecin, chirurgien et apothicaire, lequel a été reçu par un notaire. Cela doit bien piquer le ministère. Si ce fait étoit vrai, il est
1 . Suivant lë Journal de Narbonnëj ce fait se seràit passé deui jours plus tard, le It juin. Cette femme se nommait Marie Luquiet, et exerçait à Paris la profession de couturière* Elte avait trentè-cinÇ ans environ. Cette femme ou fille prétendait avoir des révélations. Arrêtée et conduite en prison, elle fut ensuite enfermée à PhôpUàl comme atteinte d'aliénation. Yoyez aussi Journal de la Coùr, l. cr7 1, y, p. 39b et 40(h
2. Le couvent des Dames-du-Calvaire était situé rue dé Vaugirard, Cette maison fut fondée par madame deLauzon* veuve d'un conseiller au Parlement, sous l'inspiration du père Joseph, fondateur de cet ordre* L'église fut construite par Marie de Médicis. On y remarquait plusieurs tableaux de Philippe de Champagne,
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certain qu'il ne pourrpit être reg^cté que comme trègsurnalurel. Mais il faut observer que tout ce couvent est très-janséniste , et qu'il a pour supérieurs spirituels trois évêques, a la tête desquels est M. l'évêque de Montpellier. Ainsi ij ne perqit pas étQnjipnt qu'il y eut' là un peu de prévention;
Ce mois-çi a fourni quelques histoires assez plaisantes dans Paris. Une servante étant suffisamment malade chez M. Perrot, prooureur au Parlement, quartier de la " Madeleine*, on a çnyoyé chercher son confesseur ordirnaire, Carme de la place Maubprt2. Çonime pg ç^s exige un teteràrtête, le pèreÇ^rrpg a youju sonder la conscience de cette fille par le bas du ventre, quoique dans un état peu appétissant . La fille n'a pas jugé à propos d'accepter ce service pour la dernière fois avant de mourjr. Elle a crié; on est entré; elle a déparé le fait; le Carme s'est éclipsé, Lç procureur en a porté ses plaintes à M. l'archevêque, et enfin les Carmes ont fait partir, la semaine dernière, ce ribaud, qui étoit un mauvais sujet, à ce que m'a avoué le frère quêteur. Pour moi, j'ai dércidé que ce bon père .......cette servante, il y avoit déjà
:du temps,, et que, pressé de ses besoins, il ne l'ayoit pas trouvée encore trop hors d'état de soutenir la courtoisie; car autrement l'aventure ne seroit pas vraisemblable.
Deux Capucins de la rue Saint-Honoré 3 sont partis de Paris avec chacun une fille de seize et dix-sept ans, de leur quartier, et sont passés en Angleterre. II y en avoit un qui avoit une tante à Londres, qui lui a envoyé tout l'argent nécessaire pour se retirer et changer de religion.
Le procureur de la maison çles Feuillants4 est aussi