I.-Odb : Après que l'Église romaine
Se vit maîtresse souveraine; etc.
Voyez niss., t. u, p. 121.
2. Suivant Diiclos, toc. cit., Aubry fut V avocat de l'adversaire de l'abbé de Tencin, et dans sa plaidoirie, par un embarras simulé,, amena la confusion
pour lui, et qui avoit son secret, l'ait révélé dans un ouvrage tel que celui là, et lui en ait fait un crime pour, le traiter de confidenciaîre et de simoniaque. Tout le monde convient à présent que c'est mal à M. Aubry, en sorte que l'auteur de la consultation, étant honni et blâmé, cela décrédite un peu l'ouvrage.
Mais on dit qu'on trame quelque chose en Cour contre les avocats, et qu'il y aura dans peu un coup d'éclat, jusque-là que. l'archevêque d'Embrun a rendu plainte entre les mains du Roi; qu'il va y avoir une commission extraordinaire , que Tépiscopat entier demande réparation, qu'on trouvera même dans la consultation des propositions séditieuses, de cabale attentatoire h l'autorité royale. Pour moi, je le crois, quoique je ne Taie lue qu'en courant, et je regarde ceci comme une
grande imprudence. fpsi viderint.
Lettre de douze évoques janséniste* , — Les paniers et le cartlinal. — Les 'fauteuils vides et les princesses. — Enterrement do M. Viel, recteur de l'Uni vers! Le. — Bon moi sur le cardinal de Bissy. — M. de Maurcpas.
• Il y a plus de mouvement que jamais dans l'Église. Douze evêques des plus qualifiés dans l'épiscopat ont écrit une lettre au Roi dans laquelle ils concluent à la nullité du concile d'Embrun par la forme seulement, sans parler du dogme ni de la Constitution. M. le cardinal de Noaillcs a signé à la tête, M. de Bayeux prince de la maison de Lorraine, M., de Caylus , évêque
complète de l'abbé de Tencin. Cependant on réimprima, en 1723, avec des notes critiques, le Mémoire de M* Aubry, avocat au Parlement, pour tnessire Pierre Guérin de Tencin, abbê de Yezelay, appelant, contre le iicur VaissièrCi clerc tonsuré du diocèse de Ctiter on , intimé. 172S, in-4, i 5 pp.
1, François-Armand de Lorraine d'Armagnac, cvêque de Bayeux, îl no- -*mbre 1719. ~ 9 juin 1723.
d'Aiixerre1, M. de Vaubecourt, évêque de Montauban 2, M. de Caumartin, évêque de Blois3, et autres. Cela va brouiller les- caries, c'est la consultation qui a donné le branle. Cela est d'autant plus difficile à arranger à présent que le cardinal de Fleury est occupé pour le congrès qui doit se tenir, au mois de mai prochain, à Soissons, pendant que le Roi sera à Compiègne, suivant ce que tout le monde dit..
On ne croiroit pas que le cardinal a été embarrassé par rapport aux paniers 4 que les femmes portent sous leurs jupes, pour les rendre larges et évasées. Ils sont si amples qu'en s'asseyant cela pousse les baleines et fait un écart étonnant, en sorte qu'on a été obligé de faire faire des fauteuils exprès. Il ne tient plus que trois femmes dans les loges des spectacles, pour qu elles soient un peu à leur aise. Cela est devenu extravagant comme tout ce qui est extrême, de manière que les princesses, étant assises à côté de la reine, leurs jupes, qui remontoient, cachoient la jupe de la reine. Cela a paru impertinent, mais le remède ôtoit difficile; et à force de' rêver, le cardinal a trouvé qu'il y auroit toujours un fauteuil vide des deux côtés de la reine, ce qui Tempccheroit d'être incommodée; et le prétexte a été que ce seroient deux fauteuils pour Mesdames de France, ses filles, lesquelles se portent bien, malgré la révélation de ce fou d'officier qui est toujours enfermé à Sainte Lazare. • ,
Lundi, 15 de ce mois, il y eut dans le quartier, à Saint-Étienne-du-Mont5, l'enterrement de M. Viel, rec-
I., Charlcs-Danicl-Gabriel de Pestel de Lcvi de îuubîères de Kaylus, évêque d'Àuxerre, 1er mars 1705 — 3 avril 1754.
2. François de Vaubecourt, évêque de Montauban, 30 mars 1704-1729,
3. Jean-François-Paul Lefebvre de Caumartin, évêque de Blois, 27 août 1719 30 août 1733.