‹ Journal de chirurgieChapitre 29 sur 113 · DD TRAITEMENT DES FAUSSES ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

DD TRAITEMENT DES FAUSSES ARTICULATIONS

à l’aide des aiguilles.

Dès 1837, considérant la gravité de la plupart des opérations conseillées pour obtenir une réunion osseuse dans les fractures non consolidées, nous avions cherché si, quand la compression ne suffit pas, on ne pourrait pas y suppléer par une méthode nouvelle moins dangereuse que les autres avec autant de chances de succès. Nous avions essayé à la Maison royale de Santé d’introduire des aiguilles à acupuncture entre les fragments non réunis d’une fracture du quart inférieur du fémur; mais, bien que mobiles, les fragments étaient tellement rapprochés que, de trente- six aiguilles enfoncées en différents points, nous n’avions pu réussir à en faire

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pénétrer une seule. Depuis lors nous n avions pas rencontré d’occasion favorable pour faire d’autres tentatives; on nous avait dit cependant que M. Dieffenbach avait eu recours à notre méthode avec un succès complet. Voici un nouveau cas rapporté par un journal italien, et qui ne semble pas moins favorable; il appartient au docteur Wiesel.

Un jeune homme, âgé de 26 ans, d’une forte constitution, s’était cassé les os de l’avant-bras. Après cinq semaines de traitement, la réunion n’étant point achevée, on appliqua un nouvel appareil, et l’on tint le membre dans un repos absolu durant quatre autres semaines. Ce temps écoulé encore en vain, M. Wiesel eut recours à l’emploi des aiguilles delà manière suivante:

il fit passer entre les deux fragments du cubitus deux aiguilles assez longues pour traverser de part en part la fausse articulation. Il les tint dans cette position pendant six jours, après quoi il les retira, leur présence ayant déterminé de la douleur et un gonflement considérable.

Quinze jours plus tard, il en fit autant sur le radius. Un bandage simple fut ensuite appliqué, et dans l’espace de six semaines, la consolidation était complète.

( Giornale per servire ai progressi, etc., et Gazette des hôpitaux, 16 décembre.)

LUXATION CONGÉNITALE DU MAXILLAIRE INFɬ RIEUR, observée par W. Smith de Dublin.

Les observations particulières doivent être surtout recueillies avec soin , lorsqu’elles éclairent un point nouveau et encore inconnu de l’art, dont elles sont le premier et l’unique témoignage; c’est là surtout ce qui donnera du prix à l’observation suivante, que nous reproduisons avec les réflexions de l’auteur.

Au mois d’avril 1840, Edouard Lacy, âgé de 58 ans, imbécile depuis son enfance, fut transporté de la maison de fous d’Island- Bridge dans l’hôpital d’Hardwick, pour une bronchite compliquée de diarrhée. 11 parut bientôt rétabli, mais le 2 mai la toux revint, accompagnée d’une hémoptysie considérable : ces accidents persistèrent le .3 et le 4 mai ; l’haleine devint fétide, les forces tombèrent rapidement. Le son que toute la poitrine rendait était sourd-mort dans la nuit du 4 mai. On diagnostiqua une gangrène du poumon.— A l’autopsie, on trouva dans le lobe inférieur du poumon droit une caverne gangréneuse, qui renfermait plusieurs onces de sang décomposé. Le poumon gauche était peu altéré ; le cerveau ne présentait qu’une transparence moindre dans ses membranes, avec un peu d’épanchement (de lymphe ou de sang?) sous l’arachnoïde. Le visage du cadavre avait un aspect particulier. La moitié gauche

et la moitié droite ne semblaient pas appartenir au même homme ; la moitié gauche était plus remplie et plus développée dans toutes ses parties. La saillie de l’arcade zygomatique, le développement du masséter et de la région parotidienne, tout présentait un contraste remarquable avec le côté droit, qui était affaissé, et qui offrait à la hauteur de l’arcade zygomatique, ainsi qu’à la place de la glande parotide, une dépression au lieu d’une saillie arrondie. La commissure labiale droite était plus élevée que la gauche ; mais l’orbite droit l’était moins que celui ùu côté opposé, où l’arcade zygomatique et l’œil étaient plus saillants. Au côté droit, on pouvait introduire l’extrémité du doigt entre le bord postérieur du maxillaire et le conduit auditif externe. La peau enlevée, on .trouva les muscles du côté droit beaucoup plus petits que ceux du côté opposé; le masséter particulièrement, dans toutes les directions, était plus faible ; il en était de même du ptérygoïdien et des temporaux. Les fibres musculaires n’étaient altérées ni dans leur couleur ni dans leur solidité, et rien d’anormal dans les nerfs. — On mit à nu l’articulation droite de la mâchoire, et voici l’état où elle se trouvait. La bouche étant fermée et les dents rapprochées autant que possible, le ligament latéral externe, au lieu de se diriger en bas et en arrière, comme dans l’état normal, se portait en avant, et s’attachait à une tête articulaire imparfaitement développée, qui elle-même ne touchait pas la cavité glénoïde, mais en était distante d’au moins un quart de pouoe. Point de cartilage articulaire, point de couche cartilagineuse ; les parties articulaires étaient simplement revêtues de périoste épaissi. Mais c’étaient les os du crâne et de la face qui présentaient les principales déformations.

1° Disposition de la mâchoire inférieure. — Côté droit beaucoup plus petit que le gauche. L’atrophie allait jusqu’à la ligne médiane, et se rapportait aussi bien à la hauteur qu’à la longueur et à l’épaisseur de l’os, la partie horizontale ayant dans ces dernières dimensions un demi-pouce de moins que du côté opposé.- Le bord inférieur de l’os présentait en arrière une courbure profonde, et l’angle de la mâchoire était extrêmement saillant, et courbé en dehors, Le bord postérieur ou parotidien, mince, concave supérieurement, formait presque un angle droit avec le corps de l’os, et se terminait en haut par une portion recourbée, peu considérable, dirigée à peu près horizontalement en dedans et en haut, à face supérieure' dirigée faiblement en dehors, à face inférieure dirigée en dedans. Cette extrémité, qui ressemble en quelque sorte à l’apophyse coracoïde de l’omoplate, était tout ce qui représentait la tête articulaire, et n’était encroûtée d’aucun cartilage. En avant et en dedans s’y

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insérait le ptérygoïdien externe ; et en dehors le ligament latéral externe. C’était un véritable arrêt de développement de la tête articulaire. La concavité sygmoïde existait à peine, la saillie coronoïde était petite et étroite.

2° Pour le temporal, les déformations tenaient à un arrêt de développement de l’extrémité zygomatique. La racine supérieure existait, mais la racine transverse ou le tubercule articulaire manquait, et à sa place on voyait une surface unie, dépourvue de cartilage. Au point où d’ordinaire les deux racines se joignent, c’est-à-dire au niveau du tubercule, le temporal s’unissait à l’apopbyse zygomatique, et la suture n’était éloignée que d’un demipouce de l’orifice du conduit auditif externe, tandis que du côté gauche il y avait un intervalle d’un demi-pouce. Point de racine transverse, point de cavité articulaire ; à la place de celle-ci, une face quadrangulaire presque plane, sur la partie externe de laquelle s’exécutaient les mouvements de la mâchoire, et dans ce point elle présentait un sillon peu profond, dirigé d’avant en arrière, presque parallèle à la partie externe de la suture spbéno-temporale. Ce sillon représentait la section d’un grand cercle dans lequel se mouvait cette apophyse recourbée, avortée, faisant l’office de tête articulaire.

3° L’os jugal du côté droit offrait des différences marquées avec celui du côté gauche par rapport à la grandeur et à la forme : petit, étroit, sa face antérieure était concave, s’étendait en arrière jusqu’au tubercule de l’arcade zygomatique, et constituait ainsi seule cette arcade, qui, étant concave en dehors et convexe du côté de la fosse zygomatique, était tout l’opposé de ce qu’elle devait être.

4° De même, le maxillaire supérieur était beaucoup plus petit du côté droit ; le bord alvéolaire ne descendait point si bas; la suture entre les deux os n’était pas sur la ligne médiane, mais se dirigeait d’avant en arrière et de droite à gauche, de sorte que la voûte palatine était formée de deux parties inégales.

Les mouvements que la mâchoire inférieure pouvait exécuter étaient beaucoup plus étendus que dans l’état normal ; et particulière¬

ment il existait un mouvement de latéralité tel que la moitié droite de l’os allait en avant et en arrière, et se rapprochait tour à tour du conduit auditif et de la partie postérieure de l’os malaire, tandis qu’à gauche la tête articulaire tournait à peine sur son axe.

Pendant la vie, on avait observé que le malade exécutait constamment ces mouvements, et que la moitié droite du visage se contractait toujours convulsivement. La bouche fermée, les dents incisives et les dents canines du maxillaire supérieur se plaçaient en avant du maxillaire inférieur; et la défiguration augmentait, l’obliquité de la bouche devenait plus frappante, quand la mâchoire était abaissée.

On reconnaît par cette description que toutes les difformités dépendaient d’un arrêt de développement de la racine transverse de l’apô-, physe zygomatique, c’est-à-dire du tubercule articulaire. Ici donc l’articulation est restée toute la vie à l’état où elle se trouvait dans la période intra-utérine ; l’articulation ne présentait ni éminence ni excavation ; l’apophyse zygomatique du temporal ne s’était point formée, et de là l’extension plus considérable de l’os molaire, qui elle seule constituait l’arcade ; ces changements sont si manifestement le résultat d’un défaut de développement qu’ils n’ontbesoin d’aucune autre démonstration. Les symptômes extérieurs de cette luxation congénitale différaient de ceux d’une luxation accidentelle. Dans cette dernière, la bouche reste ouverte et ne peut être fermée ; la mâchoire inférieure fait saillie au-devant de la supérieure ; sous l’os malaire, il existe une éminence, constituée par l’apophyse coronoïde ; la prononciation est très-confuse, parce que les labiales ne peuvent être rendues. — Au contraire, dans la luxation congénitale, la bouche s’ouvre et se ferme facilement; les mouvements sont même plus libres qu’à l’état normal, la mâchoire supérieure fait saillie au-devant de l’inférieure ; point d’éminence formée par l’apophyse coronoïde; point de difficulté dans la prononciation. — Cette anomalie est l’état normal chez beaucoup d’animaux , particulièrement chez les ruminants.

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DE L’iNFLÀMMATION DES SYMPHYSES DU BASSIN

chez les femmes enceintes ou nouvellement accouchées , par le docteur Hiller , de Schoeneck.

Une paysanne, d’une forte constitution, enceinte pour la première fois, était accouchée facilement d’un garçon fort et bien portant. Le troisième jour, dès le matin, elle descendit, légèrement vêtue, dans un cellier; un violent frisson , bientôt suivi d’une douleur

lancinante et déchirante dans la symphyse du pubis et la symphyse sacro-iliaque gauche, eut lieu dans l’après-midi. La plus légère pression sur les symphyses ou sur les os, le moindre mouvement des cuisses , qui étaient tenues écartées et immobiles , exaspéraient tellement la douleur que la malade poussait des cris aigus. La température des parties malades était notablement augmentée. Il y avait en outre une vive chaleur intérieure,

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de la soif , de l’agitation, du malaise, de la constipation avec fréquentes envies d’aller à la garde-robe, de la dysurie avec écoulement de quelques gouttes seulement d’une urine brûlante , trouble , foncée. Le pouls était plein, très-fréquent, dur, la cuisse gauche engourdie, le fond de l’utérus fort au-dessus du pubis; le vagin très-chaud, humide, non douloureux h la pression, soit en avant, soit en arrière; la portion vaginale du col dans l’état naturel, indolente.

Des sangsues furent appliquées sur les symphyses; puis des frictions mercurielles à haute dose et des cataplasmes narcotiques complétèrent le traitement local. A l’intérieur, une émulsion de pavot , additionnée de sulfate de magnésie et d’extrait de jusquiarne; toutes les heures un grain de calomel ; un lavement huileux.

Les jours suivants , on continua les frictions mercurielles et les cataplasmes narcotiques et quelques doses de calomel. Le huitième jour, la guérison était complète.

A cet exemple de l’inflammation aiguë des symphyses, l’auteur ajoute deux autres cas qui se rapportent, suivant lui, à ce qu’il désigne sous le nom de forme chronique , et qu’il vaudrait mieux appelée forme subaiguë. Ils concernent deux jeunes dames très-irritables, d’une constitution grêle, enceintes, l’une de cinq mois (2e grossesse), l’autre de quatre mois (3e grossesse).

Chez l’une et chez l’autre, sans cause appréciable, tout h coup, dans la nuit, des douleurs vives, déchirantes , lancinantes, se tirent sentir, chez la première , dans la symphyse pubienne; chez la seconde, dans cette symphyse et la symphyse sacro -iliaque en même temps. La pression sur les symphyses ou les os coxaux , et chez l’une d’elles un simple essai de station ou de progression augmentaient considérablement les douleurs. A l’extérieur, rien autre chose qu’un peu d’augmentation de chaleur. Le mouvement fébrile 'était modéré. Rien d’anormal du côté des garde-robes, ni ailleurs. Toutes deux avaient seulement de plus fortes et déplus fréquentes envies d’uriner que dans les autres grossesses.

Un régime très-ténu , l’immobilité au lit , des lotions avec l’esprit d’angélique composé uni h la solution d’ammoniaque caustique, et avec une mixture oléoso-balsamique, produisirent promptement une diminution notable des douleurs. Au bout de 10 et 14 jours, la guérison fut complète.

Ces deux dames accouchèrent à terme et facilement. Chez l’une et l’autre , les suites de couches furent naturelles.

Quoi qu’en ait dit le professeur Hayn , de Kœnigsberg, qui cite (. Berlin Med . Zeitung , 1834, n° 32) quatre cas d’inflammation des symphyses pelviennes observés dans une seule année, ce n’est point là une affection commune. Au contraire, elle est rare, et cette rareté me paraît donner du prix aux observations du docteur Hiller. Cette maladie est sérieuse; sans un traitement énergique, la suppuration est fort à craindre, et la suppuration peut entraîner la mort. Telle fut l’issue de l’un des cas cités par Hayn. Telle fut aussi la terminaison d’un cas observé par mon collègue et ami, M. Monod, pendant son internat à la Maternité, en 1828. La pièce (symphyse pelvienne dénudée de cartilage), préparée par lui, fait encore partie du musée de l’hôpital.

A un degré modéré , la maladie n’offre guère de danger et ne réclame point de moyens actifs. Si les émissions sanguines ne sont pas toujours nécessaires , quelques applications sédatives et le repos absolu dans la situation horizontale suffisent le plus souvent. C’est ce dont j’ai pu me convaincre dernièrement par l’observation d’un cas fort analogue au second cas de Hiller. Au commencement du huitième mois de sa première grossesse, une dame, qui n’avait jusqu’alors éprouvé d’autre malaise que quelques douleurs de vessie, accompagnées de fréquentes envies d’uriner, mais qui d’ailleurs avait toujours pu se livrer sans gêne ni fatigue à un exercice régulier, fut prise de douleurs aiguës , le plus souvent gravatives , quelquefois lancinantes, dans la région de la symphyse pelvienne, avec impossibilité de marcher, de se tenir debout ou assise, sans aggravation des symptômes qu’elle avait an-, térieurement éprouvés du côté de la vessie. Une saignée de bras et de grands bains ne produisirent point de soulagement notable. Les applications narcotiques eurent plus d’effet. Secondées du séjour prolongé au lit , elles firent disparaître complètement les accidents, si bien qu’au bout de quinze jours l’exercice à pied et en voiture put être repris comme auparavant, et continué pendant les dix derniers jours de la grossesse. L’accouchement fut naturel, facile et prompt, et les suites de couches très-heureuses.

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SUR UN NOUVEAU MOYEN DE RENDRE LES SANG¬ SUES PROPRES A SERVIR PLUSIEURS FOIS, par

M. Olivier, D.-M. , à Pont - de- l’Arche (Eure).

L’énorme consommation que l’on fait des

chirurgicale*

sangsues en a de beaucoup augmenté le prix, et nous a même rendus tributaires de l’étranger pour cet article. La Société d'encouragement pour l’industrie nationale ayant ouvert un concours sur les moyens de les

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multiplier et de les rendre propres à plusieurs succions successives , un de nos confrères, M. Olivier, s’est occupé particulièrement de la deuxième partie de la question, et a obtenu une médaille d’or de -300 francs. C’est au moyen d’une petite opération qu’il évacue directement le sang contenu dans l’estomac de la sangsue; quelques notions anatomiques sont nécessaires pour bien comprendre le procédé opératoire.

On sait que l’appareil de locomotion de la sangsue est formé par l’enveloppe extérieure du corps ou la peau , modifiée aux deux extrémités de l’animal, et composée de fibres contractiles, les unes longitudinales, les autres transversales et circulaires.

L’appareil digestif commence h la ventouse anterieure et s’étend jusqu’au disque, où il s’ouvre sur le dos dans le dernier pli. En arrière de la bouche se trouve l’œsophage, petite cavité assez peu étendue, à chaque extrémité de laquelle se trouve un rétrécissement appelé sphincter, qui s’oppose au retour du sang de l’estomac dans la bouche. Après l’œsophage vient l’estomac , cavité très-étendue offrant deux rangées de petites loges, une de chaque côté. Chaque cloison a un bord libre flottant dans la cavité de l’organe qui, dirigé en avant, ferme l’entrée de chaque cellule. Toutes ces cellules sont remplies de sang quand l’individu a déjà servi, et s’il s’en est gorgé, la cavité de l’estomac est distendue au point que le sang paraît y être contenu comme dans un sac ou une petite outre. Le sang peut séjourner plusieurs mois dans cette cavité; il s’y épaissit, y devient plus noir et comme poisseux. La plus grando partie est employée h la sécrétion de ces matières muqueuses blanchâtres qui s’attachent si souvent au corps de l’animal, et l’autre passe dans l’intestin et dans le rectum, et est rejetée sous la forme d’un filament noirâtre.

Le système circulatoire se compose de deux artères et d’une veine. Les artères sont placées l’une à droite et l’autre à gauche dans les parties latérales du corps de l’animal, et s’étendent de la lèvre supérieure au centre du disque. La veine se remarque au milieu de la région dorsale et s’étend de la partie centrale du disque à la lèvre supérieure. Les artères reçoivent du sang blanc et la veine du sang rouge.

Enfin, il y a un filament nerveux qui correspond à la ligne médiane du ventre, et sur son trajet de petits ganglions qui sont au nombre de 21.

Sur les côtés se trouvent de petits organes sécrétoires, au nombre de dix paires; et plus bas les organes reproducteurs; de telle sorte que la face inférieure de l’animal présente trop d’organes importants, et que l’opération

ne peut être tentée que sur la faee dorsale* Dans cette partie même , la veine qui se trouve au centre doit être aussi ménagée.

C’est donc entre cette veine et l’artère, sur les côtés du dos où il n’y a point d’organe essentiel, qu’on peut faire une petite ouverture ; et $our que la plaie ne frotte pas contre les corps extérieurs, il faut la faire dans un pli et parallèlement à ce pli. Il sera bon de choisir le tiers moyen du corps, parce qu’en cet endroit il est plus distendu par le sang , et qu’une fois dégorgée, la plaie se rétrécit beaucoup par la rétraction de la peau, qui revient sur elle-même. Ôn enfonce perpendiculairement ou un peu obliquement , d’avant en arrière, la lame d’un petit instrument tranchant, comme scalpel, lancette ou canif, et on fait une ouverture d’environ deux millimètres, suivant la force de la sangsue, qu’on contient bien et dont on facilite le dégorgement par une légère pression. Pour bien la contenir , il faut la saisir avec un linge sec ou mouillé dans l’étendue de son tiers postérieur, ou environ, avec le pouce et l’indicateur de la main gauche, et retenir l’extrémité antérieure do l’animal qui cherche à s’échapper, avec le doigt médius, croisé sur l’extrémité du pouce et de l’index; on plonge ensuite dans l’eau la petite plaie; le sang en coule plus facilement, surtout si la température en est douce, de 20 à 30° centigrades. Le sang que contient la sangsue est presque toujours noir et épais; le dégorgement â l’air en serait plus difficile et plus long, et la pression plus pénible. Cette pression peut s’opérer d’avant en arrière ou d’arrière en avant.

On peut, en une minute au plus, dégorger facilement et complètement une sangsue. Il arrive souvent que, par l’effet de la pression, on voit paraître, dans l’ouverture extérieure, une petite bulle membraneuse blanche qui la bouche. Elle est formée par la paroi libre et flottante d’une cellule de l’estomac; on l’incise aussi, et l’écoulement du sang recommence. Une fois dégorgées et bien lavées, les sangsues sont remises dans un bocal avec de l’eau de pluie ou de rivière et un peu d’herbes fraîches pour qu’elles puissent, dans leurs mouvements, se débarrasser facilement des mucosités qu’elles rendent quelquefois abondamment et qui s’enlacent autour de leur corps. La plante qui semble le mieux leur convenir est la renoncule aquatique , quand elle est jeune; elles paraissent s’en nourrir, car au bout de huit ou dix jours on voit une grande quantité de petits fragments de feuilles de cette plante, détachés et précipités au fond du vase sous forme d’un banc verdâtre, mais dans laquelle on distingue aisément la nature de ces fragments.

Il est important que la plaie ne soit pas trop grande, afin qu’elle ne donne pas entrée

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à l’eau dans l’estomac de la sangsue, et cet accident a rarement lieu si cette ouverture est bien parallèle au pli, parce que, clans ce cas, la rétraction de la plaie est considérable. Quand il est sorti une cellule de l’estomac, par la plaie, on y voit quelquefois encore un petit point blanc le cinquième ou le sixième jour;'mais, en général, la plaie est tout à fait fermée du huitième au dixième, et ne laisse qu’un petit enfoncement ou cicatrice, plus visible dans ce cas et très-remarquable quand la sangsue s’est gorgée une nouvelle fois. On peut même, quand une sangsue est ainsi gorgée de nouveau , voir, par le nombre de ses cicatrices, combien de fois elle a été dégorgée.

L’auteur a d’abord pratiqué cette petite opération sur quarante sangsues. Après avoir paru souffrir un peu pendant les premiers jours, elles se rétablirent assez promptement, et quinze à dix-huit jours après elles furent appliquées de nouveau sur deux personnes differentes, et prirent toutes comme la première fois.

Ces expériences ont été répétées plusieurs fois. Les mêmes sangsues ont subi cette opération à diverses reprises. On les appliquait sur un malade; le lendemain, on pratiquaitla ponction, puis, quelques jours après, on les appliquait de nouveau , avant même que les plaies fussent cicatrisées. De cette manière, lors de la communication de ce travail à la Société, sur trente-cinq sangsues dégorgées six fois , quatre avaient été perdues , onze étaient mortes, et celles qui avaient survécu avaient fait le service de cent quatre-vingttrois. 11 en restait encore vingt, qu’on se proposait d’employer encore.

Ces expériences ont démontré, d’une manière évidente, la possibilité de faire servir les mêmes sangsues un grand nombre de fois, en suivant le procédé de M Olivier. Il est évident aussi que cet expérimentateur n’a pas assez ménagé les forces de ses sangsues, et qu’il a répété trop souvent cette opération sans donner à ces animaux le temps de se rétablir. En procédant avec plus de lenteur , on ne pourrait manquer d’obtenir des succès plus grands encore. La commission nommée pour examiner le Mémoire de M. Olivier a donc été frappée de ces résultats. Elle a voulu expérimenter elle-même, d’après les indications de ce médecin, et voici les termes mêmes du rapport :

« Nous avons opéré d’abord de la manière indiquée par l’auteur du Mémoire, en perçant les sangsues sur la partie latérale du dos, vers le milieu du corps. Mais la réflexion nous fit bientôt penser qu’en les perçant vers l’extrémité d’un des cæcums , nous obtiendrions un dégorgement beaucoup plus facile : c’est ce qui est arrivé. Une seule incision

nous permettait même de ponctuer simultanément la membrane qui sépare les deux cæcums , au-dessous de l’intestin et du rectum, et par conséquent de vider complètement et d’une manière instantanée les deux poches les plus grandes de toutes celles de l’estomac.

« Nous n’avons pas borné là nos expériences. La manière dont sont placées les ouvertures des sacs de l’estomac, c’est-à-dire vers la partie antérieure , nous avait fait juger qu’il serait difficile de vider ces sacs par une pression exercée d’avant en arrière, et l’expérience nous a bientôt prouvé que nous ne nous étions pas trompés. Cela nous a conduits de suite à essayer s’il ne serait pas possible , sans de graves lésions pour l’animal, de ponctuer à la partie antérieure du corps, près du sphincter de l’estomac, entre ce sphincter et les organes génitaux. Nous l’avons essayé , et l’expérience nous a prouvé que le dégorgement était bien plus facile. En effet, en pressant l’animal d’arrière en avant, on refoule le sang contenu dans les sacs des poches de l’estomac, vers l’ouverture de ces poches , et on les vide bien plus facilement que par la pression inverse. Sur les grosses sangsues bien gorgées, il nous est arrivé d’avoir un véritable jet de sang.

«Mais, malgré notre attention de ne point blesser les organes génitaux,- il nous est arrivé de le faire, et en suivant la marche de la mortalité sur les sangsues opérées de cette façon, ce sont celles qui ont été blessées sur ces parties qui sont mortes les premières et en plus grand nombre.

« Ce qu’il importait de savoir, c’était quelle serait la mortalité sur les sangsues opérées à ces diverses places, et si les sangsues seraient réellement aptes à une nouvelle succion.

« Nous avons été surpris du petit nombre de sangsues que ces opérations diverses faisaient périr , et de la guérison assez rapide qui avait lieu sur un grand nombre.

« Ce premier fait était de bon augure pour Eemploi nouveau des sangsues. Ces animaux ainsi vidés ont en effet mordu sur les malades, et ont fait de nouvelles saignées; il est vrai que sur quelques sujets ils ont refusé de prendre, mais ils ont bien pris sur d’autres. Sur un malade toutes celles employées par une sœur de l’Hôtel-Dieu ont pris ; il n’y a donc pas de doute que le procédé ne soit bon.

« Pourquoi, dans quelques cas, n’a-t-il pas été suivi du succès qu’il a eu dans d’autres? nous l’ignorons. Nous ferons observer seulement que les sangsues, après avoir été opérées, n’ont pas toujours été aussi bien soignées qu’il serait à désirer qu’elles le fussent, et enfin que ce n’est souvent qu’après quel-

ques jours passés depuis leur suecion qu’elles ont été piquées, ce qui a rendu l’opération beaucoup moins efficace, parce que les sangsues avaient eu le temps de tomber malades par suite de la digestion difficile du trop de sang qu’elles avaient pris.

« Quelques-unes des sangsues ont été percées par nous après une seconde succion : elles sont bien guéries actuellement et paraissent très - aptes à un troisième emploi. »

BULLETIN CLINIQUE

OBSERVATION DE TUMEUR COLLOÏDE DE LA MA¬ MELLE , lue a la Société de chirurgie de Paris, le 13 mars 1844, par M. Robert, agrégé à la Faculté de médecine , chirurgien de l’hôpital Beaujon.

L’intéressant travail de M. Cruveilhier sur les corps fibreux de la mamelle , et la discussion qu’il a soulevée à l'Académie, prouvent l’imperfection de nos connaissances à l’égard des tumeurs du sein. Ils établissent la nécessité de joindre aux faits déjà connus de nouveaux faits plus détaillés , afin qu’on puisse arriver un jour à déterminer exactement la nature et les signes de ces différentes tumeurs. C’est pour répondre à ce vœu de la science et de l’art que je m’empresse de communiquer à la Société de chirurgie l’observation d’une tumeur de la mamelle d’une espèce peu commune, que j’ai enlevée il y a quelques jours.

Mme B. , âgée de 34 ans, née de parents qui n’ont jamais eu d’affections cancéreuses, douée elle-même d’une excellente constitution, a été réglée à l’âge de 12 ans ; s’est mariée à 19 ans, a eu 4 enfants qu’elle n’a pas nourris, et dont le plus jeune a 8 ans; a fait une fausse couche il y a 6 ans, et n’a jamais eu, depuis lors , de dérangement dans la menstruation, habituellement très-abondante.

Il y a deux ans, elle reçut un coup de coude à la partie supérieure et externe du sein droit Un léger gonflement et une douleur obtuse assez rebelle furent la conséquence de cet accident, auquel elle n’attacha d’abord aucune importance.

Mais , au bout de six mois , elle s’aperçut qu’une petite tumeur, égalant à peine le volume d’une noisette , dure, mobile et indolente, s’était développée en cet endroit. Pendant un an, les progrès en furent presque insensibles et fixèrent peu son attention; mais au bout de ce temps, l’accroissement en parut plus marqué; il s’y joignit des douleurs lancinantes, rares d’abord (trois ou quatre par jour), plus fréquentes quand la malade se fatiguait, et surtout à l’époque des règles. Peu de temps après, à l’occasion d’une impression morale vive, les règles se supprimèrent pendant deux mois, et, à dater de cette époque, la tumeur s’accrut rapidement. Quelques frictions iodées furent employées sans succès.

Je vis la malade , pour la première fois , dans le courant du mois de février 1844. Voici dans quel état elle se trouvait: la partie supérieure et externe du sein droit était soulevée par une tumeur sphéroïde, du volume d’un abricot, présentant plusieurs bos selures qui lui donnaient une apparence tabulée. Cette tumeur était dure dans toute son étendue, si ce n’est au centre, où elle offrait une légère saillie, molle, élastique et presque fluctuante; elle était parfaitement circonscrite et mobile, distincte de la glande mammaire, avec laquelle elle ne paraissait avoir aucune connexion. La peau qui la couvrait, quoique un peu amincie, n’avait point changé de couleur et avait conservé sa mobilité naturelle.

A ces signes, je jugeai que la tumeur était enkystée, non susceptible de résolution ; et comme son accroissement était devenu rapide, quelle était le siège de douleurs lancinantes, et que d’ailleurs la malade en était vivement préoccupée, j’en conseillai immédiatement l’extirpation. Celle-ci fut différée jusqu’au mois de mars , à cause de l’époque des règles; elle a été pratiquée le 7 mars.

La tumeur étant pressée sur deux côtés de sa base par la main d’un aide et par la mienne, j’ai fait aux téguments une incision de dix centimètres de longueur, oblique de haut en bas et de dehors en dedans. Aussitôt la tumeur est venue faire saillie à travers les lèvres de la plaie, et j’ai vu qu’il serait facile de l’énucléer; cependant je n’ai pas cru devoir laisser le kyste qui lui servait d’enveloppe immédiate; je l’ai donc saisie, avec une pince de Muzeux, elle et son kyste, et, par une rapide dissection, je l’ai extraite sans difficulté. Deux artérioles ont dû être liées ; une heure après l’opération, j’ai opéré la réunion immédiate. (Depuis cette époque, il n’est survenu aucun accident, et tout annonce que la cicatrisation s’effectuera par première intention.)

Examinée après l’opération, la tumeur offre, à l'extérieur , une couleur blanche rougeâtre , un aspect comme tabulé; elle est aplatie sur deux faces opposées ; sa consistance est moins ferme qu’on n’aurait pu le croire avant de l’avoir enlevée ; elle est plus ferme que celle du lipôme , moins prononcée que

celle des corps fibreux. Elle est enveloppée par une membrane fibro-celluleuse assez dense, à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire filamenteux facile à déchirer. Son tissu est d’une couleur blanche rougeâtre, tirant un peu sur le gris. Lorsqu’on l’incise, il offre un aspect granuleux, analogue à celui des glandes salivaires. Quand on gratte doucement avec un scalpel la surface divisée , les granulations deviennent plus apparentes : on voit alors que leur volume varie depuis celui d’une petite tête d’épingle jusqu’à celui d’un grain de millet- Elles sont obrondes , d’une couleur blanche grisâtre, comme demitransparente, et se laissent assez facilement écraser sous le doigt. Chacune d’elles est renfermée dans une petite alvéole, formée par un tissu fibro-celluleux assez dense , et lui est unie par un pédicule plus ou moins volumineux. Quant aux lamelles celluleuses qui divisent en locules toute l’étendue de la tumeur, il en est de plus épaisses et plus prononcées que les autres. Elles donnent à la masse entière un aspect lobulé.

Pour étudier la nature intime des corpuscules arrondis contenus dans la trame celluleuse, et formant la partie essentielle de la tumeur, j’ai dû recourir au microscope : je me suis adressé à M. le docteur Mandl, micrographe habile , à qui la science doit déjà d’importants travaux sur l’anatomie de texture. Voici ce que nous avons constaté ensemble : chacun de ces corps arrondis est formé, à l’extérieur, d’une enveloppe fibreuse, et, à l’intérieur, d’un tissu également fibreux, mais plus ténu, dans les aréoles ou interstices duquel se trouvent déposés des globules. Ces globules sont, les uns arrondis, les autres ovoïdes, un peu iiTéguliers à leur circonférence, celluleux, transparents, si ce n’est au centre, où plusieurs paraissent offrir un petit noyau.

A leur aspect, M. Mandl n’a pas hésité à se prononcer sur leur nature cancéreuse, quoiqu’ils diffèrent , à certains égards, des globules du squirrhe ou de l’encéphaloïde.

Pu reste , la ressemblance de la tumeur avec les glandes salivaires m’avait déjà rappelé ces productions accidentelles qu’Abernethy a décrites sous le nom de sarcome pancréatique, et qu’il regarde aussi comme des cancers. Voici le tableau qu’il en a tracé : le sarcome pancréatique se forme ordinairement dans le tissu cellulaire, le plus souvent, chez les femmes , au côté externe du mamelon. Lorsqu’il est indolent , les parties environnantes et les glandes de l’aisselle ne sont pas affectées; mais quelquefois il devient irritable, et détermine des douleurs lancinantes, ou même l’inflammation de la peau qui le couvre, et qui devient adhérente à sa surface. Les glandes de l’aisselle participent à cette

irritation et se tuméfient. Le sarcome pancréatique n’acquiert pas un volume considérable; mais quand il commence à faire des progrès, le malade ressent des douleurs lancinantes très-vives; il éprouve de la fièvre, et perd en même temps l’appétit et le sommeil. Abernethy fait remarquer que, lorsque les glandes axillaires commencent à s’affecter, l’une d’elles devient d’abord très-douloureuse , puis elle cesse de l’être, et reste dans un état d’induration; une autre s’enflamme à son tour, et éprouve successivement les mêmes altérations que la précédente. Les pathologistes plus modernes ont également décrit des tumeurs ayant cette forme, et les regardent comme une espèce de cancer. Laënnec l’indique sous le nom de colloïde; M. Otto , sous celui de carcinome alvéolaire, et M. Cruveilhier sous la dénomination de cancer aréolairc et gélatiniformc. Ce savant professeur, à qui j’avais présenté cette tumeur, m’a confirmé dans mon opinion : il a ajouté que cette espèce de cancer est très-rare à la mamelle, et qu’il ne se souvenait même pas de l’y avoir rencontrée.

Cette observation nous offre donc l’exemple d'un cancer mammaire survenu à la suite d’une contusion, chez une femme jeune et douée de toutes les apparences delà santé. Dans les premiers temps de son apparition, il a présenté, il est vrai , des caractères insidieux qui auraient pu le faire confondre avec un corps fibreux ou toute autre tumeur non cancéreuse; mais, au bout d’un an, son accroissement plus rapide , et l’apparition des douleurs lancinantes y ont fait soupçonner un tissu cancéreux, en voie de ramollissement; dès lors, la chirurgie a dû intervenir : un plus long retard aurait pu devenir funeste L’autopsie de la tumeur a confirmé ce diagnostic, en montrant un tissu qui, sans être ni le squirrhe ni l’encéphaloïde , présente néanmoins l’élément cancéreux essentiel, le globule cancéreux déposé dans les aréoles d’un tissu cellulaire très-mou , imparfait, et comme rudimentaire. Maintenant que nous avons établi la nature cancéreuse de cette tumeur, nous est-il aussi facile de dire quel avenir est ultérieurement réservé à notre malade ? Au dire de quelques praticiens, le cancer est incurable, et, dès lors, l’opération ne peut en empêcher une nouvelle manifestation, suivie tôt ou tard de la cachexie et de la mort; mais cet arrêt me semble beaucoup trop sévère. Je pense que la cause accidentelle sous l’influence de laquelle le cancer s’est ici développé, la jeunesse et la santé de la malade, la forme enkystée de la tumeur, doivent nous faire porter un pronostic moins fâcheux.

Dans l’état actuel de nos connaissances, on ne saurait aller plus loin; mais je suis persuadé que si l’anatomie des tissus morbides

BULLETIN CLINIQUE

se perfectionne, on parviendra à établir qu’en dehors du squirrhe et de l’encéphaloïde, le cancer offre plusieurs variétés qui diffèrent de ces deux formes principales, sous le rapport de l’étiologie, de la marche, des symptômes, et peut-être aussi de la malignité. Il est à désirer que des recherches persévérantes soient faites dans cette direction; car alors, seulement, on pourra distinguer les tumeurs que l’on peut enlever avec succès, d’avec celles auxquelles il ne faut pas toucher sous peine de faire une opération inutile, ou même de hâter les progrès de la cachexie et la rnort des malades.

Bodert.

hôpital des enfants. — Service de M. Gyetsant fils.

dec-de-lièvp.r opéré par le procédé dp

M. Malgaigne. — Observation communiquée par M. Tily, interne.

Le principal inconvénient du procédé gêné» râlement employé dans l’opération du bec-delièvre est de laisser presque toujours à la place de la solution de continuité à laquelle on veut remédier, une brèche plus ou moins considérable. La plupart des modifications apportées au procédé ordinaire ont été proposées dans le but de faire disparaître cet inconvénient, fort désagréable dans une opération pratiquée sur la face ; mais il faut avouer qu’elles donnent bien rarement le résultat qu’on croirait pouvoir en attendre; et, par exemple , ainsi que M. Malgaigne l’a dit dans son Mémoire, M. Guersant, -sur 25 à 30 opérations de bec-de-lièvre qu’il compte dans sa pratique, a toujours vu une dépression plus ou moins considérable remplacer la solution de continuité primitive.

Le même reproche ne paraît pas devoir être adressé à la méthode ingénieuse décrite par M. Malgaigne, dans le numéro de janvier de son journal, et dont il a communiqué un trèsbeau résultat à la Société de chirurgie. C’est cette nouvelle méthode que M. Guersant a mise en usage à l’hôpital des Enfants, en adoptant , toutefois , une modification proposée par M. Huguier, et qui lui a paru devoir rendre l’opération plus facile ; cette modification consiste à substituer le bistouri aux ciseaux, dont se sert M. Malgaigne, et à tailler ainsi, de bas en haut, les petits lambeaux qui servent â former le lobule médian.

Ors — Au n° 24 de la salle Sainte-Thérèse, est couchée une petite fille, du nom de Zégle, âgée de 7 ans, née de parents sains, jouissant elle-même d’une très-bonne santé. Elle porto un bec-de-lièvre congénital simple, situé du côté gauche, mais très-près de la ligne médiane ; la division occupe toute la hauteur de la lèvre supérieure , depuis son bord libre

jusqu’à la sous-cloison du nez;— elle laisse voir les dents incisives, qui sont verticales et nullement dejetées en avant; — les angles qui unissent la partie inférieure de la solution de continuité avec le bord libre de la lèvre supérieure sont mousses, arrondis, de telle sorte que, lors même qu’on rapproche le plus possible les bords de cette solution de continuité, il existe néanmoins une brèche considérable à la partie inférieure.

L’opération a été pratiquée le Ier février

Après avoir mis Tentant dans une position convenable et l’avoir fait maintenir par des aides, M. Guersant soulève successivement les deux lèvres de la solution de continuité et les détache de l’arcade alvéolaire supérieure, à laquelle elles adhéraient; — confiant ensuite à un élève le soin de maintenir bien tendue la lèvre droite du bec-de-lièvre, il la traverse avee la pointe du bistouri, en plongeant l’instrument d’avant en arrière, et le tranchant en haut, à 2 millimètres au-dessus du bord libre de la lèvre supérieure, et à moins de 2 millimètres du bord delà solution de continuité. Il dirige ensuite le tranchant de son instrument de bas en haut, parallèlement au bord de la division, jusqu’à la sous-cloison ; — il fait la même chose du côté opposé, de telle sorte que les deux incisions viennent se rencontrer en haut , en restant unies Tune à l’autre par leur partie supérieure. On passe un fil dans l’anse que forment ces deux lambeaux, ce qui permet de les rabattre facilement et de les maintenir rabattus au-dessous du bord libre de la lèvre supérieure. On traverse alors les lèvres de la solution de continuité avec une épingle, immédiatement audessus de la base des petits lambeaux ; —une autre épingle est placée un peu plus haut ; on maintient ces deux épingles au moyen d’anses de fil ciré. On rapproche les lambeaux , et on les fait correspondre par leurs surfaces saignantes ; puis on traverse leur base, immédiatement au-dessous du bord libre de la lèvre supérieure, par deux épingles très-fines, que Ton maintient également par des anses de fil ciré; et enfin on en retranche tout ce qui n’est pas nécessaire pour former le lobule médian.

Le pansement a été très-simple ; — les extrémités pointues des épingles ont ôlé coupées avec des ciseaux ; — on a mis un morceau de diachylon entre la peau et la partie libre de ces épingles; — enfin, une longue bandelette de sparadrap, dont les extrémités vont se croiser sur le haut de la tête, sert à seconder l’action des épingles pour maintenir rapprochées les lèvres de la plaie.

Les premiers jours qui suivent l’opération, la petite malade va très-bien;— pas de fièvre; —pas d’érysipèle. Le quatrième jour, on re-

BIBLIOGRAPHIE

tire l’épingle supérieure et l’inférieure; — on coupe la bandelette de diachylon; —on ne laisse que la partie moyenne de cette bandelette, qui était adhérente aux. lèvres de la plaie.

Le lendemain, on enlève les deux autres épingles; — la plaie est réunie; mais la cicatrice est masquée par des croûtes, que M.Guersant ne veut pas encore ôter, de peur de désunir les lèvres de la plaie.

Lesjours suivants, quand on a fait tomber les croûtes par des lavages d’eau tiède , on peut examiner à loisir toutes les parties intéressées dans l’opération.

La cicatrice est presque linéaire supérieurement ; — plus bas, au niveau de l’endroit occupé par l’épingle moyenne, elle a plus de 2 millimètres de largeur; — enfin, au niveau du lobule médian, cette cicatrice est presque imperceptible, tant les deux petits lambeaux se sont intimement unis.

Le lobule médian est un peu trop gros ; — il fait une petite saillie en avant; — enfin, sa base est séparée du bord libre de la lèvre supérieure par une dépression angulaire, beaucoup plus prononcée à gauche qu’à droite.

L’enfant est restée dix-huit jours à l’hôpital après l’opération;— pendant cet espace de temps, les légères difformités dont nous avons parlé se sont amendées peu à peu, à mesure que la petite fille se livrait à ses exercices ordinaires, qu’elle mangeait, riait, parlait, etc.; — ainsi, le lobule médian a diminué sensiblement de volume , les dépressions angulaires latérales se sont émoussées, surtout à droite; — somme toute , quand elle est partie, le 19 février , elle offrait un bon résultat , moins beau sans doute que celui obtenu par M. Malgaigne, mais, sans contredit, plus satisfaisant que celui que donne, la plupart du temps, le procédé ordinaire.

BIBLIOGRAPHIE

manuel d’anatomie générale appliquée à la physiologie et a la pathologie , par

L. Mandl, D.-M.-P., accompagné de cinq planches gravées. — Paris, chez J. -B. Baillière. — 1 vol. in-8°. Prix : 8 francs.

Depuis les beaux travaux de Bichat , qui a

créé l’anatomie générale, cette science a fait de grands progrès, cultivée qu’elle a été ave® ardeur en France et en Allemagne. Dans ce dernier pays surtout, les recherches micrographiques modernes ont été appliquées sur une grande échelle à l’étude de chacun des tissus élémentaires dont se composent nos organes. Il y avait donc nécessité de publier un ouvrage succinct qui , en résumant l’état actuel de la science d’après les recherches des auteurs de tous les pays, pût être utile , non-seulement aux élèves, mais encore aux médecins.

M. Mandl, qui, depuis plusieurs années, se livre avec succès aux études microscopiques, vient de faire paraître ce manuel.

L’auteur divise son ouvrage en deux grandes sections : la première est consacrée à l’exposition des propriétés générales des systèmes organiques; la seconde, à la description particulière de chacun d’eux.

Après avoir défini un système organique, il examine successivement ses propriétés physiques et vitales, sa composition chimique, sa structure, sa texture, sa distribution, son développement, ses différences individuelles, sa régénération; puis il termine par quelques applications à l’étude de la physiologie et de la pathologie. Tel est le cadre de l’ouvrage de M. Mandl. Pour lui donc, l’anatomie gé¬

nérale est la science qui traife des caractères généraux des parties composant le corps animal. Quelques auteurs modernes confondent mal à propos l’anatomie générale et l’anatomie microscopique. L’anatomie générale possède un domaine beaucoup plus étendu; sans doute elle profite des résultats qui appartiennent à l’anatomie microscopique, mais elle en demande encore à la chimie, à la pathologie, etc. ; enfin, elle ne se contente pas d’examiner la structure des systèmes organiques à l’aide du microscope, elle les étudie encore à l’œil nu.

M. Mandl étudie tour à tour, d’après le plan que nous venons d’indiquer, les systèmes cellulaire , nerveux , vasculaire , tégumentaire , adipeux , séreux, fibreux , cartilagix neux , osseux, musculaire , glandulaire. Il a joint à son texte des planches représentant les divers tissus élémentaires dont il trace la description. Enfin, dans son Manuel, ne pouvant retracer l’histoire de la science , il s’est abstenu, en général , de citations et de discussions ; pour obvier à cet inconvénient, il a placé une note bibliographique en tête de chaque chapitre, pour indiquer les principales sources à consulter.

Ce Manuel nous paraît destiné à un succès classique. Il sort en effet de la ligne des petits volumes modernes si informes , où l’on entasse pêle-mêle,- écourtées et par conséquent défigurées, toutes les données de la science sans en juger aucune. M. Mandl a donné à son livre élémentaire une étendue plus considérable, et une forme plus scientifique. Non-seulement il raconte, mais encore

NOUVELLES ET VARIÉTÉS

il juge. Ses fortes études en micrographie lui ont donné la facilité de faire des recherches nombreuses sur chacun des principaux chapitres de l’anatomie générale, pour contrôler les travaux de ses devanciers. Il est également un certain nombre de points de l’histologie, qui étaient pleins de doute et d’obscurité, et que l’auteur a cherché à éclairer par de nouvelles recherches. L’espace nous manque pour analyser les chapitres les plus importants de ce livre; nous mentionnerons seulement, d’une manière toute particulière, les articles consacrés à l’anatomie générale des système cellulaire et glandulaire,

M. Mandl , médecin allemand, avait un grand écueil à éviter dans la rédaction de son

livre, non-seulement sous le rapport du style, mais encore sous celui de la méthode d’exposition. On sait que la plupart des ouvrages publiés dans la patrie de l’auteur sont souvent remarquables par une forme et une diction tellement défectueuses, qu’elles sont devenues proverbiales. M. Mandl a su, le plus souvent, vaincre cette double difficulté. Plus d’un lecteur trouvera peut-être dans ce Manuel , trop clairement exprimées, des prédilections pour les travaux d’outre-Rhin ; cependant nous dirons, en terminant, qu’on doit savoir gré à M. Mandl d’avoir rendu plus de justice aux recherches des anatomistes et des physiologistes français que ne l’ont fait la plupart de ses compatriotes. T.-D.-P.

NOUVELLES ET VARIÉTÉS

Académie des sciences.— 19 février.— M. le secrétaire perpétuel donne lecture d’une lettre de M. Malgaigne sur l’abus et le danger des sections tendineuses et musculaires dans le traitement de certaines difformités (Voir ce travail dans le précédent numéro). La lettre se termine par ces mots :

« Il m’a paru important de porter ces résultats à la connaissance de l’Académie, puisque c’est devant elle que des résultats si contraires avaient été promis ou annoncés. 11 est temps que tous ces essais, plus ou moins hasardeux, soient enfin soumis au contrôle d’une juste et sévère expérience; et je me propose «d adresser prochainement à 1 Académie les résultats d’une autre enquête sur les abus et les dangers de la myotomie dans le traitement des déviations latérales de l’épine. »

M. Sédillot annonce qu’il a extirpé la moitié gauche de la langue jusqu’à l’épiglotte, après avoir préalablement scié la mâchoire près de la symphyse.

—L’Académie a tenu, le 26 février, sa séance publique annuelle sous la présidence de M. Dumas. Le prix de physiologie a été décerné à M. Laurent; les prix de médecine et de chirurgie ont été ainsi répartis ; à MM. Stromeyer et Dieflenbach , 6,000 fr.; à MM. Bourgery et Jacob, 5,000 fr. ; — à M. Thibert, 4,000 fr. ; — à M. Louget, 3,000 fr.; — à M. Valleix, 2,000 fr. ; —des mentions honorables ont été accordées à MM. Amussat, Serrurier, Rousseau, et Philippe Boyer.

4 mars. — M. J. Guérin répondu la communication deM. Malgaigne que, comme tous ceux qui pratiquent la ténotomie, il divise des muscles rétractés et pas d’autres. Quant aux autres allégations, il croit inutile de les relever. — Il paraît d’après cela que l’Académie est condamnée à ignorer toujours ce qu’est devenu le malade aux 42 tendons. Nous remarquerons en outre que la communication de M. Malgaigne a été soigneusement supprimée par la Gazette médicale.

Académie de médecine.— Toutes les séances ont été presque entièrement occupées par la discussion sur les tumeurs du sein (Voir à la Revue critique).

Le 12 mars, l’Académie a nommé les commissions des prix. Le prix d’Argenteuil, destiné aux perfectionnements de la thérapeutique des maladies de l’urètre, est le seul qui intéresse la chirurgie; les commissaires sont: — MM. Villeneuve, Ségalas, Amussat, Bérard, Lagneau, Jobert et Mérat.

M. Amussat présente une grosse tumeur qui siégeait sur la tête d’une femme de 74 ans, et depuis l’âge de 18 ans. Elle donnait lieu depuis six mois à de vives douleurs et s’était recouverte d’ulcérations multipliées. Une ponction explorative ne fournit que du sang; M. Amussat cerna son pédicule avec le caustique de Vienne solidifié à la manière de M. Filhos; après quoi il l’étreignit dans un lien circulaire. Le neuvième jour, le pédicule, réduit à un très-petit volume , fut coupé avec des ciseaux , et la malade est en voie de guérison.

La tumeur enlevée a le volume du poing; incisée dans toute son étendue, elle présente des loges de tissu fibreux contenant du sang noir; dans d’autres points un tissu spongieux infiltré de sang noir dégénéré; enün, au centre, un noyau osseux du volume d’une noisette. M. Amussat conclut de cette dégénérescence d’une tumeur si longtemps bénigne, qu’il est impossible de distinguer les tumeurs qui peuvent ou ne peuvent pas dégénérer, et qu’il ne faut pas trop temporiser pour en faire l'ablation.

98 NOUVELLES ET VARIÉTÉS

—Une placé de membre titulaire a été déclarée vacante dans la section de médecine opératoire. Les candidats inscrits jusqu’à présent sont: MM. Ricord, Larrey, Denonvilliers, Laugier, Robert, Malgaigne, Huguier, Michon, Cbassaignac et Vidal de Cassis.

—La Société de chirurgie de Paris, au nombre de 21 membres, présidée par M. le professeur A. Rérard, a donné, le 11 mars, un banquet aux trois avocats, Me Bethmont, Me Plocque et M° Favre, qui ont si énergiquement soutenu les droits de la critique scientifique devant le tribunal de première instance et devant la cour royale. M. le professeur Marjolin, membre honoraire, a porté le toast suivant :

« A la liberté de discussion, et aux honorables défenseurs qui ont apporté à cette grande et belle cause V appui de leur éloquence et de leur dévouement! »

—Un nouvel arrêt, émané de la cour royale, est venu réjouir encore tous les médecins qui désirent voir maintenir la dignité et l’intégrité de l’art. On se souvient que M. Cannai, muni d’un brevet pour les embaumements, avait poursuivi en contrefaçon M. le docteur Marchai de Calvi, et prétendait défendre aux médecins toute injection par la carotide. Battu en première instance, il a été assez mal inspiré pour faire appel. La cour royale lui a garanti la propriété exclusive de son liquide , que personne d’ailleurs ne lui dispute; mais elle a laissé dans 1<î droit commun l’injection par la carotide, et condamné M. Cannai aux dépens.

—La chambre des députés, dans sa séaneo du 7 mars, a adopté l’article 12 de lajoi sur les patentes, consacrant les exceptions dans lesquelles enfin sont compris les médecins. Voici la partie de l’article qui nous concerne, avec la rédaction formulée par M Bouillaud:

« Sont exemptés de la patente:

* Les docteurs ai médecine et en chirurgie , officiers de santé , sages-femmes et vétérinaires. »

Le ministère ayant adhéré à ect article, il est probable qu’il sera maintenu parla chambre des pairs.

—Lundi, 18 mars, s’est ouvert le concours pour Fagrégafion, section de chirurgie, à la Faculté de Paris. Le jury est ainsi composé: MM. Marjolin., président; Lcnoir, secrétaire; Gerdy, Velpeau, Moreau, Blandin, H. Larrey, juges; MM. P- Dubois et Malgaigne, suppléants. M. J. Gloquct, juge titulaire, a donné sa démission à raison de ça parenté avec l’un des compétiteurs, et a été remplacé par M. Blandin.

Le nombre des places est de cinq, dont une pour les accouchements. La dernière place- en chirurgie ne conférera l’exercice de l’agrégation que pour trois ans.

Il y avait 23 candidats inscrits; 7 se sont retirés dès la première séance. Les 16 restants sont: MM. Després, Maisonneuve, Lacroix, Marchai, Gosselin, Boinet, Giraldès, Dufresse-Chassaigne, Sardaillon, Cazeaux, Depaul, Jaçquemier, Voillemier, D’Arcet, Tavignot et Morel.

—Grâces aux instances de l’un do nos confrères, M. A. Thierry, membre du conseil général de la Seine, les restes de Bichat vont avoir un tombeau. Le conseil général q vote à ect effet une concession gratuite et à perpétuité dans un des cimetières de Paris.

Du la kératite, par le docteur Liiommead, chef de clinique ophtalmologique à l’hôpital de la Pitié, etc. ; 1 vol. in-4°. Prix : 3 fr. 50 cent. ; q Paris, chez Lahé, libraire delà Faculté de médecine, 4, place de rÉcoleMe-Mcdecine.

Éléments de pathologie chirurgicale, par A. Nélaton, chirurgien de l'hospice de la Vieillesse; tom. Ier, 1 vol. in-8° de 853 pages. — Chez Germer Baillière, libraire éditeur, rue de l’Écolc-de-Médecine, 17— L’ouvrage complet aura trois volumes.

Dictionnaire de médecine, ou Répertoire général des sciences médicales, 2e édition, tome XXVIII— sab-sub.— Chez Lahé, libraire, place de 1 École-de-Médecine, n° 4.— Ce dictionnaire sera complet en 30 volumes.

Traité des phénomènes électro-physiologiques des animaux, par M. Metteucci; suivi de Recherches anatomiques sur le système nerveux et sur l'organe électrique de la torpille, par M. Paul Savi. — Chez Fortin-Masson et comp., libraire, place de l’École-de-Médecine, n° 1 . — 1 vol. in-8° avec G planches. Pris: 8 fr.

Le journal de Chirurgie parait le 20 de chaque mois, par livraisons de 32 pages grand in-8°. Prix de l’abonnement : 8 fr. par an; et 12 fr. pour recevoir en même temps le" journal de Médecine.— On s’abonne à Paris, au Bureau du journal, chez Paul Dupont et Comp., rue de Grenelle-St-Ilonoré,n° 53. — Tous les mémoires, articles et réclamations relatifs à la rédaction doivent être adressés, francs de port, à M. Malgaigne, rédacteur en chef, rue de l’Arbre- Sec, n° 22.

Paris, imprimerie de Paul DPpont et C*e, rue dç Grçnclie-$aiqt-Honoré , 53.

JOURNAL

Pas* W. MÆJLCJ-AIGNE.

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