‹ Journal de chirurgieChapitre 49 sur 113 · SCHÜTZENBERGÉR. - EXCROISSANCES DE L’URÈTRE CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

SCHÜTZENBERGÉR. - EXCROISSANCES DE L’URÈTRE CHEZ LA FEMME

dû s’écouler avec quelque difficulté, faire effort sur les parois du canal, le dilater, et que cette dilatation a pu persister plus tard après l’établissement du prolapsus et le dégagement de la partie antérieure du canal. On pourrait penser aussi que la dilatation du canal est due à T introduction de corps étrangers ; mais je n’ai pu obtenir aucun aveu à cet égard.

Quoique la tumeur en question existât depuis longtemps, et qu’en raison de sa position elle ait dû souvent être exposée à des irritations mécaniques, elle n’a cependant pas dégénéré. Cela ne veut pas dire assurément que des tumeurs de ce genre ne puissent pas subir quelques-unes des transformations auxquelles sont exposées d’autres excroissances fongueuses. Mais jusqu’à présent je ne connais pas de fait qui démontre cette induction analogique. Il résulte au contraire de ce que nous avons observé, que les excroissances de ce genre restent très-longtemps stationnaires, qu’elles ne produisent que peu d’inconvénients, et ne gênent que médiocrement les fonctions.

Quoi qu’il en soit, il est évident que la tumeur de notre seconde malade n’est pas plus de nature syphilitique que celle de la première observation. Mais il nous est impossible de dire à. quelle cause il faut rapporter l’origine du mal, car nous n’avons pas de données positives pour cela. Dans les observations qui vont suivre, T affection a été observée sous l’influence d’autres circonstances qu’il importe d’apprécier.

Obs. III. — Marie Haberstik, âgée de 23 ans, entra à la Clinique des vénériennes au commencement d’avril 1843, pour une blennorrhagie urétro-vaginale ; elle sortit guérie au bout de quinze jours, et lors de sa sortie n’offrait aucune lésion apparente du canal de l’urètre.

Le 22 juillet suivant, elle rentre à la Clinique. Ses organes génitaux, à l’exception d’un léger écoulement vaginal laiteux, sont exempts d’altération. Mais à l’entrée du canal de l’urètre proémine une petite tumeur rouge , de la grosseur d’une fève, aplatie sur les côtés, lisse, d’un rouge vif, adhérant à la partie antérieure de la paroi inférieure du canal; en tout semblable, en un mot, à l’affection de notre première malade. Il existait de plus chez cette femme un léger écoulement urétral blanc laiteux. Ni gêne ni douleur lors de l’émission de l’urine. Une ligature est jetée autour de la base de la tumeur ; quatre jours après, cette dernière tombe avec le iil qui l’étranglait. Mais la paroi d’implantation proémine encore. Quelques cautérisations avec le nitrate d’argent sont nécessaires pour achever la guérison. La malade sort le 16 août sans trace de reproduction du mal. Nous l’avons revue depuis; la guérison s’est maintenue.

Quel est dans le fait que je viens de rapporter la cause de la tumeur urétrale. Son développement ne doit-il pas être attribué à la blennorrhagie urétrale antécédente? Il est difficile, quand nous voyons une telle succession de phénomènes, de douter de l’existence d’un rapport de causalité; le doute est d’autant moins légitime que ce fait n’est pas isolé. Voici, en effet, une seconde observation, où la même filiation peut être admise.

Obs. IV. — Marguerite Umeker, âgée de 22 ans, a été atteinte, au mois de septembre 1843, d’un écoulement avec douleurs très-vives lors de l’émission de l’urine; le 13 décembre 1843, elle entre à la clinique affectée de chancres superficiels et de deux bubons, offrant de plus une tumeur urétrale analogue à celle de l’observation précédente. Le traitement mercuriel qu’elle subit guérit ses bubons et ses chancres, mais n’exerce aucune influence sur l’affection de l’urètre. Cette petite tumeur est excisée comme celle de nos premières observations, et ne repullule plus.

Dans deux autres observations nous trouvons des tumeurs urétrales chez des femmes qui ont eu antérieurement des signes évidents d’urétrite blennorrhagique. Vous me permettrez de ne pas les reproduire in extenso , elles n’offrent aucun intérêt spécial.

On peut donc admettre comme un fait acquis, qu’il existe un rapport de causalité entre l’urétrite blennorrhagique et l’affection dont nous nous occupons.

Mais de quelle nature est ce rapport de causalité? Faut-il admettre, parce que nous voyons une tumeur succéder à une blennorrhagie, que cette tumeur soit de nature spécifique comme l’affection première, et diffère essentiellement, quant à sa ' nature, de tumeurs de même aspect que l’on rencontre dans d’autres circonstances ( Voyez notre première et notre deuxième observation) ? C’est là une conclusion qui ne me paraît pas légitime ; car rien ne prouve la spécificité , la nature particulière des tumeurs, rien ne

180 TRAVAUX ORIGINAUX

les différencie de celles de notre première observation, de celles que l’on peut rencontrer chez des femmes qui n’ont jamais eu ni blennorrhagie ni syphilis.

J’admets en conséquence que l’urétrite blennorrhagique a été cause de l’altération de la muqueuse, non pas en tant qu’ inflammation spécifique, mais seulement en tant qu ’ inflammation ; et je pense que d’autres causes irritantes, des influences mécaniques, par exemple, sont susceptibles de produire le même effet.

Il n’y a donc rien de spécifique dans les affections de ce genre, qu’elles se soient développées à la suite de blennorrhagie ou à la suite d’autres circonstances; elles n’exigent pas, pour guérir, de modificateurs spéciaux ; mais elles doivent être attaquées par des moyens analogues à ceux que l’on emploie avec succès dans les cas de tumeurs polypiformes. Les faits que nous avons recueillis prouvent qu’aucun traitement interne ne doit précéder ni suivre T opération, à moins qu’il ne soit réclamé par d’autres lésions concomitantes .

En terminant je dois mentionner une opinion ancienne qui attribue les rétrécissements de l’urètre chez l’homme à des carnosités développées dans le canal urétral. Cette opinion est sans doute erronée, quand on prétend l’étendre à tous les rétrécissements, ou même à la majorité des rétrécissements ; mais rien ne prouve qu’elle ne soit pas déduite de faits bien observés, et que l’erreur ne consiste que dans une généralisation prématurée. Ce qui existe assez souvent dans le canal urétral de la femme peut sans doute se développer âussi parfois dans!’ urètre de l’homme ; à priori il est rationnel de le présumer ; en fait, il existe des observations qui le prouvent.

Conclusions. 1° Le canal de l’urètre chez la femme peut devenir le siège d’une forme spéciale d’excroissances qu’il importe de distinguer des excroissances vénériennes. Nous les appellerons polypes de V urètre , nom que M. Velpeau paraît leur avoir donné ; car c’est du moins sous cette dénomination que M. Barthez rapporte dans le Journal hebdomadaire (1836), comme ayant été observés à la clinique de ce professeur, deux cas qui se rapprochent évidemment de l’affection que nous avons décrite.

2° Cette lésion n’est pas de nature syphilitique ; elle se développe parfois chez des personnes qui n’ont jamais été atteintes de maladies vénériennes. Dans ce cas les causes occasionnelles de la maladie sont obscures, et non suffisamment déterminées par l’expérience.

3° Il est impossible de nier l’influence qu’exercent parfois les urétrites blennorrhagiques antécédentes ; mais, dans ces cas même, rien ne prouve que la tumeur participe à la nature spécifique de la blennorrhagie qui en a été la cause occasionnelle.

4° Les lésions de ce genre sont peut-être susceptibles de dégénérer; mais il n’y a, quant à présent, pas de fait qui le prouve. Elles peuvent exister longtemps sans produire d’effet fâcheux; mais elles sont susceptibles d’entraîner des modifications dans le calibre et la longueur du canal urétral, et gênent par leur présence et le saignement qui résulte de leur froissement.

5° Il n’y a pas urgence à les enlever ; mais il est convenable de le faire tant qu’elles sont petites, et à plus forte raison quand, par leur volume, elles gênent les fonctions de la femme.

6° L’excision est le moyen le plus expéditif et le plus sûr, elle ne présente aucun danger sérieux; l’hémorragie ne s’observe que rarement. Nous avons toujours vu l’écoulement de sang s’arrêter facilement. Au reste, l’introduction de la sonde et la compression du canal ou la cautérisation en triompheraient infailliblement.

Note sur une nouvelle variété efe eaneeiq osa cancer épicier-

niitfiae.

La discussion récente sur les tumeurs fibreuses du sein a surtout 'fait ressortir l’incertitude et la pauvreté de nos connaissances sur l’anatomie de ces productions si diverses, qui cependant, selon leur nature bénigne ou maligne, rejettent ou réclament

REVUE CRITIQUE

l’emploi du couteau. Tous les praticiens, tous les bons esprits s’accordent à reconnaître que la classification des cancers en tissus encéphaloïde, squirrheux, colloïde et mélanique , est trop étroite pour comprendre toutes les tumeurs de mauvais caractère ; et 1 insuffisance des yeux et du scalpel pour arriver à une détermination meilleure n’est plus susceptible de t contestation aujourd’hui. Est-ce à la chimie qu’il faudra s’adresser , ou bien au microscope? Ce dernier moyen d’investigation semble tendre à s’emparer de la faveur générale ; la Société de chirurgie, dans l’une de ses dernières séances, a nommé une commission pour s’occuper d’anatomie pathologique microscopique; et la Société anatomique est saisie d’un mémoire destiné à faire sensation parmi les chirurgiens.

M. Mayor, l’un des internes les plus distingués de nos hôpitaux, est l’auteur de ce travail sur lequel nous reviendrons lorsqu’il sera publié; mais dont nous voulons cependant donner par avance une idée à nos lecteurs. Un homme étant entré dans le service de M. Bérard aîné, à Saint-Antoine, pour une tumeur de la lèvre inférieure offrant toutes les apparences du cancer, sauf les douleurs lancinantes, 1 extirpation de la tumeur fut pratiquée, et M. Mayor examina le prétendu cancer au microscope. Déjà l’étude des cancers ordinaires a appris aux micrographes à distinguer les globules cancéreux qui ont véritablement une figure particulière ; déjà aussi M. Mayor avait trouvé sur d autres tumeurs dites cancéreuses, de nouveaux globules tout à fait différents. Ici, il ne s agissait plus de globules ; le tissu de la tumeur exprimé ne paraissait contenir que des cellules épidermiques. Le malade ne guérit pas de son opération ; loin de là, la plaie suppura, et une nouvelle tumeur se forma vers le bord postérieur de la mâchoire. Or, dans la sanie sécrétée par la surface suppurante, on voit à l’œil une quantité de petits grumeaux qui n’existent pas dans le pus ordinaire, et au microscope ces grumeaux piennent l’aspect des cellules épidermiques. M. Mayor nous a fait voir ces grumeaux soit à l’œil nu, soit au microscope ; et à moins de refuser toute confiance à cet instrument, voilà l’anatomie pathologique dotée d’un cancer épidermique.

Ce premier fait n’est d’ailleurs déjà plus isolé. M. Lisfranc a extirpé récemment à la Pitié un cancer du nez, bien reconnu comme tel , et déterminant cette fois des douleurs lancinantes. Le tissu, examiné au microscope, s’est trouvé encore contenir dans ses mailles des parcelles épidermiques, et, chose curieuse, sans connexion avec l’épiderme normal. La malignité de la tumeur ne saurait être niée pas plus sui ce second malade que sur le premier ; car il y a eu également récidive.

Si l’on nous demandait comment nous concevons cette sécrétion d’épiderme au milieu d’une tumeur, ou à la surface d’une plaie succédant à 1 ablation de cette tumeur, il nous serait impossible de répondre. Tout aussi difficilement c-heichei ait— on à cxpliquei la malignité et la tendance aux récidives de tumeurs de ce genre ; 'et si nous ne nous trompons, c’est là une des plus curieuses découvertes que le microscope ait offertes à la méditation des anatomistes, des physiologistes et deschiiuigiens.

REVUE CRITIQUE

Claiftargie*

LIGATURE 1)E l’ïLIAQUE EXTERNE PRATIQUÉE AVEC SUCCÈS pour m cas d’anévrisme inguinal, par M. Malgaigne.

M. Malgaigne a adressé à l’Académie des sciences la lettre suivante :

« .T’ai l’honneur de communiquer à l’Académie un nouvel exemple d’une opération qui n’a compté jusqu’à présent que quatre succès à Paris; je veux parler de la ligature de l’artère iliaque externe.

« J’ai lié cette artère le 11 février dernier, sur un jeune avocat du barreau de Paris, M. Amé, rue de la Sainte-Chapelle , n° 1 , pour un anévrisme très-volumineux qui occupait faine gauche et remontait jusqu’au niveau de l’épine iliaque. Une seule ligature fut appliquée ; elle est tombée le matin du 16e jour. Au bout de cinq semaines, la plaie était en grande partie fermée , lorsque, le 57e jour, la poche anévrismale se creva du coté de la plaie, et détruisit tout le travail de

REVUE CRITIQUE

cicatrisation. Cet accident n’a pas eu toutetefois de conséquences graves ; et le 11 mai, juste après trois mois révolus, M. Amé a recommencé à plaider. Il restait encore alors une très-petite surface suppurante, qui n’a pas tardé à se cicatriser complètement.

« Aujourd’hui la santé générale est parfaite ; le membre gauche est à peu près aussi gros, aussi chaud et aussi fort que l’autre; bien que l’on n’y sente de pulsations dans aucune artère. J’avais fait l’incision presque verticale, inclinant un peu vers l’ombilic ; il n’y a pas d’indice de hernie jusqu’à présent. »

LUXATION DU POIGNET EN ARRIÈRE; par

M. Keisser.

L’histoire des luxations, malgré les travaux nombreux tentés dans ces derniers temps, présente encore une foule de lacunes et d’erreurs. Le seul moyen de combler les unes et de corriger les autres est -sans doute de s’attacher à recueillir des observations sur les points en litige; mais il y aurait un grand péril à admettre en témoignage des faits d’une exactitude douteuse; et c’est pourquoi il est utile , dès qu’ils apparaissent, de les soumettre à une sérieuse critique.

La réalité des luxations du poignet en arrière est particulièrement, pour beaucoup de chirurgiens, un sujet en litige.; ce qui donne un certain intérêt au fait suivant rapporté par M. Keisser.

Obs.— « Mme Bouquier,âgée de 60 ans, d’un tempérament nerveux, d’une constitution frêle, fit, le 23 septembre, une chute sur des carreaux ; ayant la main droite embarrassée, elle voulut se retenir avec la main gauche, qui supporta tout le poids du corps. En se relevant, madame Bouquier éprouvait une vive douleur dans le poignet et ne pouvait exécuter aucun mouvement. Elle me fit aussitôt appeler; j’arrivai une demi -heure après l’accident.

« Je trouvai l’articulation du poignet dans l’état suivant ; flexion de la main sur l’avantbras, impossibilité de la ramener dans l’extension; en arrière, saillie de ^ centimètres environ au-dessus de laquelle correspond un enfoncement ; en avant, l’extrémité inférieure du radius formait une saillie à peu près égale à celle qu’on observait en arrière. Je cherchai à obtenir la crépitation, en faisant exécuter de petits mouvements dans tous les sens ; je ne pus pas la sentir. L’impossibilité de ramener la main dans l’extension, l’absence de crépitation, me persuadèrent que j’avais affaire à une luxation du poignet; je tentai la réduction.

« Je fis taire la contre-extension sur l’avant- ^as; je saisis moi-même, d’une main, la main

de la malade pour faire E extension ; et de l’autre, je cherchai à faire rentrer les os déplacés dans leur articulation, ce que j’obtins non sans douleur. Il me fut facile de sentir les os reprendre leur place.

« Ce résultat obtenu, j’essayai alors de faire exécuter les mouvements qui, auparavant, avaient été impossibles; j’eus la satisfaction de pouvoir faire exécuter les mouvements d’extension et de flexion. Pendant ce temps, je tenais le pouce sur l’apophyse styloïde du cubitus, et l’index sur celle du radius; par ce moyen , je m’assurai si ces apophyses étaient immobiles et si les mouvements ne se passaient pas plutôt un peu au-dessus de l’articulation du poignet. Les apophyses étaient entièrement immobiles; je cherchai de nouveau s’il y avait de la crépitation, je n’en sentis nullement; en abandonnant le poignet à lui-même après la réduction, les parties restèrent en place et la difformité ne se renouvela pas.

« Je plaçai une bande roulée autour du poignet, je mis des petits coussinets de coton, l’un en arrière sur le dos de la main, et l’autre en avant sur l’extrémité inférieure du radius; j’appliquai ensuite des attelles en bois que je fixai au moyen d’une seconde bande.

« Au bout de 25 jours, malgré mes observations, la malade voulut enlever les attelles en bois : je les remplaçai par des attelles en carton quelle ne garda que huit jours. Elle se contentait de tenir une bande roulée autour du poignet, dont elle avait soin cependant de ne pas se servir. Mais, le cinquième jour après qu’elle eut enlevé l’appareil, elle me fit appeler, voyant que son poignet tendait à se porter dans la flexion, et qu’il formait une saillie en arrière qui augmentait de jour en jour. Je remis les attelles en bois que'je ne laissai enlever qu’au bout de vingt jours. Après cette époque, je laissai le poignet libre, en recommandant de faire quelques mouvements; l’articulation était roide, mais elle ne tarda pas à se déformer. »

(Gazette médicale.)

M. Keisser discute tous les symptômes offerts par sa malade; il insiste surtout, et à bon droit, sur la continuité des apophyses styloïdes avec les os de l’avant-bras ; quant à cette circonstance du retour de la difformité au 30e et plus tard au 50e jour, il pense qu’elle s’explique mieux dans l’hypothèse d’une luxation que dans celle d’une fracture. Ici nous nous permettrons d’être d’un avis un peu différent. Le rebord articulaire du radius en arrière est trop saillant pour permettre de ces récidives. A quoi donc avait-on affaire ? Si nous ne nous trompons, l’observation suivante mettra sur la voie.

Un individu tombé de haut fut apporté à

REVUE CRITIQUE. 183

l’hôpital Beaujon, avec diverses lésions, et entre autres il présentait tous les symptômes d’une luxation du poignet en arrière. M. Lenoir s'assura spécialement de l’intégrité des deux apophyses styloïdes; le fait était tout aussi péremptoire en apparence que celui de M. Keisser. Cependant le sujet succomba; on disséqua le poignet avec soin ; et que trouvat-on ? Une fracture du rebord articulaire postérieur du radius qui laissait intacte l’apophyse styloïde, et qui avait permis aux os du carpe de se déplacer en arrière. Il y avait bien luxation, mais avec fracture, et non luxation pure et simple.

Il n’existe à notre connaissance qu’un seul exemple d’une luxation sans fracture du poignet en arrière; M. Marjolin fils, qui possède l’observation, a montré la pièce à la Société de chirurgie où nous l’avons étudiée des yeux et des mains ; de telle sorte qu’il n’est resté à personne le moindre doute sur la nature de la lésion.

Page 1