NEUCOURT. — SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DE L’AMAUROSE
L’inertie de l’utérus, après l’accouchement, ne paraîtrait-elle pas certifier cette opinion? N’est-ce pas là une paralysie momentanée, semblable à celle de la vessie, lorsqu’elle a été trop distendue par le liquide urinaire.
Je n’insisterai pas plus longtemps sur les inductions que la physiologie et la pathologie peuvent tirer de la connaissance anatomique de la matrice, il résulte des observations exposées dans ce Mémoire :
1° Que le tissu propre de ce viscère n’est point un tissu fibreux jaune , puisque la chimie démontre dans celui-ci l’absence complète de la fibrine, qui se trouve dans la matrice à toutes les époques delà vie; et qu’en outre l’anatomie comparée prouve que le tissu fibreux jaune ne se transforme jamais en tissu musculaire;
2° Que l’état de grossesse ne fait que montrer l’utérus dans un état d’hypertrophie musculaire;
3° Que cet organe est constitué par un véritable muscle et non par plusieurs;
4o Qu’il existe une muqueuse utérine, mais dépourvue d’épithélium;
5° Enfin, que la direction des fibres de l’utérus fait voir parfaitement comment cei- ' les-ci tendent à effacer ses différents diamètres, et concourent à l’exonération du produit de la conception.
Reinarqaee^ sur quelques phénomènes «le l’amaurose et sur traiteaueut par la itoixt vomique, d’après des observations recueillies dans le service de M. Malgaigne (hôpital des Cliniques) ; par ï\ WEucauK.'sr > interne des hôpitaux, membre de la Société anatomique et de la Société médicale d* observation.
Les phénomènes morbides par lesquels l’amaurose signale son apparition et son existence ont été pour la plupart étudiés avec beaucoup de soin par les auteurs ; je n’ai pas l’intention d’en faire l’histoire complète, mais je veux insister sur quelques-uns de ces phénomènes qui paraissent ne pas avoir fixé, autant qu’ils le méritent, l’attention des observateurs. Telle est la diplopie, dont l’existence n’a pas généralement été rattachée à l’amaurose, et qui cependant a une certaine valeur dans cette maladie, comme je vais tâcher de l’établir.
Tout ce que je dirai doit s’entendre de l’amaurose incomplète : les auteurs, en effet, sont d’accord sur ce point, que l’amaurose complète est incurable , à moins qu’elle ne soit récente et due à une circonstance accidentelle qu’on peut faire disparaître.