NOUVEAU MOYEN POUR ARRÊTER L’HÉMORRAGIE
produite par la piqûre des sangsues.
On sait combien l’hémorragie qui suit les piqûres de sangsues est quelquefois difficile à arrêter, notamment chez les enfants, et chez ces sujets d’une constitution toute spéciale, si bien étudiés par M. Dequevauvillers. On peut voir, dans le Mémoire de ce jeune chirurgien, l’histoire d’un étudiant en pharmacie, chez lequel les piqûres de sangsues résistaient à la cautérisation, même par le fer rouge, et dans une dernière circonstance ne purent être fermées que par la suture entortillée, répétée deux ou trois fois (voir cidevant, page 1 72). Nous nous rappelons avoir vu périr exsangue un jeune soldat à qui l’on avait appliqué douze sangsues sur le scrotum ; et il n’est pas de praticien qui n’ait été embarrassé plus d’une fois par quelque hémorragie de ce genre. Il serait dqnc fort à désirer d’avoir un moyen simple , efficace , et tout à la fois facile à obtenir et à appliquer ; tel paraît être, si l’expérience ultérieure ne* dément pas ses premiers résultats, celui que M. Morand vient de faire connaître dans le Recueil des travaux de la Société médicale d'Indre-et-Loire .
cMrwgïcale.
On prend un mélange de six parties d’huile d’olive et d’une de cire jaune; on en forme une espèce de boulette que l’on applique rapidement sur chaque piqûre , après avoir essuyé avec soin le sang qui en sort , condition essentielle, car le moindre liquide interposé entre le topique et la peau nuità l’agglutination. Avec le doigt, on étend le pourtour de cette boulette sur la peau, afin de favoriser son adhésion. Si cette adhésion n’a pas lieu, et si le sang continue à couler, on ajoute une quantité suffisante de corps gras. Il en résulte une couche qui recouvre toutes les piqûres , et dont l’épaisseur doit être d’un centimètre au moins.
Si les circonstances rendent le mélange trop mou, on augmente sa consistance avec de la cire-
Après avoir laissé cette couche à découvert assez de temps pour espérer que l’hémorragie ne reparaîtra pas, on pose dessus un morceau de linge fin. Tout appareil compressif est inutile.
Ce mélange agit ici en obstruant la plaie, et donne alors au sang le temps de se coaguler.
«La première fois que je l’ai employé, dit
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l'auteur (5 mars 1838), c’était pour le jeune Pressé, âgé de quatre ans, demeurant à Tours, faubourg La Riche, rue Sauvage, n° 2. Cet enfant était atteint d’une violente pleurésie. Pour la combattre, on avait mis, sur le côté droit du thorax, dix sangsues. Le sang coulait avec abondance. Quand on voulut l’arrêter, on ne put y parvenir; tous les moyens mis en usage avaient échoué ; cependant l’enfant s’affaiblissait beaucoup. La petitesse du pouls, la pâleur du visage, le refroidissement du corps faisaient craindre une issue funeste. Dans ce danger extrême, il me vint à l’idée d’étendre sur chaque plaie essuyée une bou¬
lette d’un corps gras; et, comme je ne pouvais disposer à l’instant que d’une sorte d’encaustique composé de cire et d’essence de térébenthine, destiné à cirer les meubles , j’en appliquai une couche épaisse, au travers de laquelle le sang ne put transsuder. L’hémorragie cessa aussitôt.
« Depuis cette époque, et chaque fois que j’ai été dans la nécessité de parer à un accident de cette nature, j’ai fait usage du mélange de cire et d’huile, et, à son défaut, de graisse, de suif ou de beurre, et je m’en suis bien trouvé. »
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Observations de rupture du tendon d’Achille , communiquées a la Société de chirurgie, par M. Malgaigne.
Il n’y a pas bien longtemps encore que la rupture ou la section des tendons paraissait une chose grave , non pas sans doute par elle-même, mais par ses conséquences touchant la force et la motilité. Mais, depuis que la ténotomie a fait invasion en quelque sorte dans la médecine opératoire, toutes ces craintes semblent avoir disparu; on coupe les tendons comme on ouvrirait un abcès ; on les coupe dans des conditions où l’on est certain qu’ils ne se réuniront pas bout à bout; et il ne semble être encore entré dans l’esprit d’aucun de nos ténotomistes de s’assurer de l’effet produit plus tard par ces divisions si facilement pratiquées. Quand on y a recours pour un pied-bot, il est difficile de savoir si la faiblesse ultérieure du membre provient de son atrophie ou de la section du tendon d’Achille; mais, lorsque de pareilles opérations se font pour des fractures , pour de simples rétractions des muscles , il serait à désirer qu’on nous apprît si, plus tard , les opérés n’ont pas eu grandement à s’en repentir. On marche bien , dit-on, avec un tendon d’Achille alongé de trois à quatre centimètres; mais à quelles conditions marche-t-on? On marche aussi assez bien avec le tendon rompu, et non encore réuni ; mais les observations suivantes feront voir avec quelle faiblesse la marche s’effectue , et combien les malades sentent eux-mêmes le besoin de restituer à leur membre la force qu’il a perdue.
Obs. I. — Rupture du tendon d’Achille du
côté gauche; réunion ; état des fonctions
10 mois après.
Le nommé Lecoq, marchand de vin h la Maison-Blanche, barrière Fontainebleau, n° 2, homme de 36 ans, d’un développement musculaire très-prononcé, et pesant environ 88
kilogrammes, se trouvait à un bal de noce dans la soirée du 14 octobre 1842. En s’élevant de terre pour faire un avant-deux, il ressentit subitement une violente douleur à la partie inférieure du tendon d’Achille de la jambe gauche, accompagnée d’un bruit sec et clair pareil à un coup de fouet. Il crut que, par une mauvaise plaisanterie, on venait de lui appliquer un coup sur la jambe, et, en se retournant pour témoigner son mécontentement, il fut fort surpris de ne trouver personne. En même temps il se sentit fléchir sur cette jambe, s’accrocha à l’un des assistants pour maintenir son équilibre , et regagna ainsi sa chambre à coucher. La douleur ne tarda pas à disparaître; il dormit tranquillement toute la nuit, et se leva le lendemain pour vaquer à sa besogne accoutumée. Il boitait bien un peu, mais il espérait que cela se passerait. Le deuxième jour après l’accident, il se rendit k pied de la Maison-Blanche à Montrouge, de Montrouge k Bercy, et revint de Bercy chez lui, sans même se servir de bâton ; la course peut passer pour deux bonnes lieues. Enfin le 20 octobre, inquiet sur son état, il vint à ma consultation, et je constatai les phénomènes suivants.
Au niveau de la partie supérieure des malléoles, k 5 centimètres environ au-dessus du calcanéum, le doigt porté sur le tendon d’Achille rencontre une dépression très-sensible dans laquelle le pouce se loge facilement en travers, sans causer beaucoup de douleur. Cette dépression est limitée en haut et en bas par deux surfaces horizontales qui appartiennent évidemment a une section transversale du tendon d’Achille. En fléchissant le pied en avant, on augmente de beaucoup l’étendue de la dépression; par l’extension complète du pied uni k la flexion de la jambe sur le genou, on la fait disparaître; et les deux bouts du tendon arrivent au parfait contact. Le pied n’est nullement gonflé; seulement une
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légère ecchymose occupe la région des deux malléoles et s’étend sur la face dorsale du tarse, sans qu’il en paraisse aucune trace en arrière, au niveau de la rupture. Le diagnostic ne pouvait être douteux ; aux renseignements déjà notés, le malade ajouta les suivants; quand il marchait sur un sol uni, il n’éprouvait aucune douleur; mais si par hasard la pointe du pied venait à appuyer sur une saillie un peu plus élevée que le talon, à l’instant il ressentait vers la rupture une douleur rapide et supportable, qui, pourtant, suivant son dire, lui allait au cœur et le faisait presque défaillir. L’abaissement obligé du talon, dans cette circonstance, menaçait aussi notablement l’équilibre; il fléchissait sur les genoux et les hanches, et avait besoin d’un effort spécial pour se redresser. Comme il était venu à pied et s’en retournait à pied, je fis route avec lui pour l’examiner de plus près. Il marchait véritablement d’un bon pas et sans boiter; mais avec un certain degré d’inclinaison du corps en avant et de flexion dans le genou et dans l’aine; je l’invitai à se redresser, alors il n’était pas sûr sur ses jambes. Je m’assurai aussi, ce qu’il était facile de prévoir, que, pour monter les escaliers, il portait de préférence la jambe droite en avant, après quoi il tirait l’autre; cependant il pouvait monter de l’une et l’autre jambe, avec cette précaution toutefois d’appuyer ensemble la plante et le talon gauche sur la marche supérieure avant de soulever l’autre jambe.
Je le fis coucher, la jambe fléchie sur la cuisse, le pied étendu sur la jambe, le membre reposant sur sa face externe et élevé sur un coussin; une large bandelette de diachylon étendue du talon au-dessus du jarret, fixée par d’autres bandelettes circulaires, et soutenue par une bande, devait aider à maintenir la position. Je dis aider, car un mouvement que fit le malade suffit à allonger la bandelette et tout l’appareil, et m’avertit clairement que toute l’utilité que j’en retirerais serait de l’avertir de ne pas alonger sa jambe.
Huit jours se passèrent sans accident; mais le troisième jour, le malade se plaignait de vives douleurs dans le mollet, et M. le docteur Gaillard, qui était son médecin, desserra l’appareil.
Le 3 novembre, vingtième jour à compter de l’accident, je jugeai la consolidation assez avancée pour pouvoir enlever l’appareil tout en conservant la position; et je fus assez surpris de trouver toute la peau de la jambe qui avait été pressée contre celle de la cuisse, excoriée, rouge, suppurante, comme par l’effet d’un vésicatoire. Elle fut pansée à l’eau blanche.
Le 10 novembre, l’épiderme étant reproduit, je fis clouer à un soulier du malade un talon
de 4 à 5 centimètres; une courroie circulaire en cuir serrait la cuisse au-dessus du genou; et une courroie fixée sous le talon du soulier venait se boucler à la partie postérieure du bracelet de la cuisse; appareil fort simple, et qui fut fait sans délai par un cordonnnier du voisinage. Le soulier éculé était transformé en pantoufle; et le malade put se lever ainsi avec le pied étendu et la jambe fléchie au degré que je désirais; je lui recommandai néanmoins de ne pas encore poser le pied à terre, mais de se soutenir sur deux béquilles. Il y avait à cela deux avantages: premièrement, il allait et venait, donnant un coup d’œil à sa maison et à ses affaires ; deuxièmement, la jambe s’accoutumait à reprendre la position verticale; et je l’avais enveloppée d’une bande roulée pour prévenir l’œdème. La réunion paraissait solide ; on ne sentait plus de dépression ; et c’est à peine si à un gonflement trèsléger on pouvait reconnaître le lieu de la rupture ; mais vu le poids de l’individu, je ne voulais rien risquer au hasard.
Le 17, trente-quatrième jour, je lui permis d’ôter une béquille et d’appuyer le pied à terre. Mais il survint un contretemps fâcheux; une inflammation aiguë s’empara de la bourse sus-rotulienne et le contraignit à garderie lit. M. Gaillard combattit cette inflammation avec succès; puis le malade se remit à marcher avec une béquille, après quelques jours avec un béquillon, et enfin sans aucun appui. Je le revis le 1er décembre, quarante-deuxième jour du traitement, quarante-huitième après l’accident; la réunion était solide; impossible d’apercevoir le point de la rupture ; et il commençait à prendre confiance en sa jambe. Le J 8 du même mois, ayant passé de ce côté, je le vis qui montait et descendait les escaliers, librement, toutefois encore avec une certaine appréhension, penchant un peu le corps en avant , et n’osant ni sauter ni courir. Je le fis sauter et courir devant moi; il n’y avait aucune sensation de faiblesse ni de douleur dans la jambe; mais seulement la crainte instinctive d’une récidive.
Enfin, il est venu me remercier environ 8 mois plus tard, le 23 août 1843. Par surcroît de prudence, il n’avait voulu reprendre ses travaux que 15 jours après ma dernière visite, mais aussi il avait promptement recouvré la plénitude entière des forces du membre. Aujourd’hui , dit-il, il monte, descend, court, danse avec la même vigueur qu’auparavant; cependant il a notablement engraissé depuis un an: de 88 kilogrammes, il est monté à 95. Il portait, avant sa rupture jusqu’à 350 à 400 kilogrammes; il dit qu’il se sent en état de les porter aujourd’hui; mais il n’a pas eu occasion d’en faire l’expérience. Le tendon, au lieu de la rupture, paraît épais , fusiforme, en sorte que l’espèce d’hypertrophie dont il est le
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siège va en décroissant graduellement en haut et en bas. Il joue d’ailleurs très-librement sous l’aponévrose ; et il n’y a de roideur d’aucune espèce.
Dans ce cas, on peut noter la vive douleur ressentie au moment de la rupture ; la marche s’exécutant par la flexion du membre ; et l’espèce de tumeur du cal qui persistait encore après 10 mois. L’observation suivante offrira des phénomènes un peu différents; absence de douleur notable, marche avec la jambe étendue ; mais surtout un amoindrissement de la jambe qui tient peut-être à l’âge du malade, peut-être aussi à ce que le dernier examen a eu lieu beaucoup plus tard.
Obs. II. — Rupture du tendon d’Achille du
coté droit ; réunion ; état du membre après
18 mois.
Lefèvre , ancien serrurier , âgé de 60 ans, entra à l’hôpital des Cliniques, où je remplaçais M. J. Cloquet, le 19 janvier 1843. Le 7 janvier, c’est-à-dire douze jours avant son entrée, son pied droit s’était engagé entre deux pavés ; en voulant le retirer et le porter en avant, la pointe avait heurté contre un autre pavé , plus saillant que les précédents, et le tronc, d’après l’impulsion de la marche, allait se précipiter en avant, lorsque, par un violent effort, notre homme se rejeta en arrière , en fléchissant la cuisse sur la jambe ; et au même instant il ressentit un craquement près du talon , toutefois sans beaucoup de douleur. Cela ne l’empêcha pas de revenir chez lui à pied, mais en boitant. Suivant ce qu’il raconte , il tenait la jambe malade fortement tendue , et n’appuyait à terre de ce côté que par le talon , et surtout reportait presque tout le poids du corps sur la jambe saine; ce qui explique de reste la claudication.
Le lendemain de l’accident, il fit ses courses comme la veille, cependant avec un peu plus de gêne; il recommença les jours suivants; mais enfin, voyant que la faiblesse de la jambe ne diminuait point, le douzième jour il entra à l’hôpital.
Le 20 janvier, à la visite, je constatai les phénomènes suivants : sur le trajet du tendon d’Achille, à trois centimètres environ audessus de son insertion au calcanéum, se rencontrait une dépression manifeste, où je pouvais loger en travers le doigt médius. Cette dépression disparaissait , non pas cependant entièrement, lorsqu’on pliait la jambe sur la cuisse et qu’on étendait le pied sur la jambe, mais, ce qui est plus remarquable , c’est que lorsqu’elle était le plus large, le doigt ne s’enfonçait pas également partout; et au côté interne du tendon, on rencontrait, assez profondément, comme une corde qui en réunissait les deux bouts ; soit qu’une portion de
ses libres eût échappé à la rupture, soit que ce fût le tendon du plantaire grêle, ou bien enfin un engorgement partiel de la gaine tendineuse ; ce que nous n’avions aucun moyen de vérifier.
Le pied était un peu fléchi sur la jambe, et le malade ne pouvait l’étendre volontairement; mais si on l’étendait avec la main, il le maintenait dans cette position par la seule force de ses muscles.
Je fis lever et marcher le malade, pour étudier le mécanisme de la marche. Celle-ci était fort gênée; le pied restant un peu fléchi, les orteils n’appuyaient point et le talon seul portait sur le sol. Le malade, ainsi qu’il nous l’avait dit, tenait la jambe roide et étendue, *et marchait en inclinant le tronc du côté sain; aussi la claudication était-elle trèssensible.
La rupture du tendon n’était pas douteuse; je fis étendre le pied sur la jambe, fléchir la jambe sur la cuisse, et maintenir le membre dans cette position , à l’aide d’une cravate nouée sous la plante du pied, et dont les deux chefs remontaient de chaque côté du talon, pour se nouer aux chefs d’une autre cravate nouée autour de la cuisse, au-dessus du genou. Le membre fut couché sur le côté externe, le genou soutenu par un coussin.
Le lendemain, le malade se plaignait d’une douleur causée par la pression de la cravate inférieure sur le talon. On desserra un peu l’appareil, et la douleur disparut pour ne plus revenir.
Le 24, le vide laissé entre les deux bouts du tendon commença à se combler; le 27, il était presque entièrement effacé. La consolidation marcha sans accident jusqu’au 16 février, vingt-septième jour de l’application de l’appareil, quarantième depuis la rupture. Ce jour-là, j’ôtai l’appareil et fis lever le malade, d’abord à l’aide de béquilles. Lorsqu’il eut fait un ou deux tours avec les béquilles, je les lui enlevai et le fis marcher seul. Il allait , mais en boitant beaucoup, n’osant appuyer sur le pied malade , sautant même à clochepied sur le membre sain quand on voulait précipiter sa marche. Seulement, au lieu de tenir la jambe étendue comme auparavant, il la gardait un peu fléchie.
Il nous fallut le raisonner et l’exercer beaucoup, pour le convaincre que sa jambe était assez forte pour le soutenir. Cette conviction une fois acquise, la force revint rapidement, et il demanda lui-même sa sortie, le 24 février. Il marchait alors assez bien, cependant avec un peu de faiblesse.
J’avais engagé ce malade à revenir me voir; mais il m’avait oublié, lorsque, au moment de publier ce fait, j’ai cherché à le retrouver. Il est aujourd’hui aux Invalides, et est venu se soumettre à mon examen aujour-
BIBLIOGRAPHIE
d’hui 19 juillet, 18 mois environ après l’accident. D’après ce qu’il m’a dit. la faiblesse de la jambe a persisté environ quinze jours encore après sa sortie ; mais ensuite le membre est redevenu aussi fort que l’autre ; et il a pu faire, par exemple, sans fatigue , jusqu’à 10 lieues en un jour. Cependant il est remarquable qu’aujourd’hui la jambe droite est moins nourrie que la gauche. Au mollet, la
première porte 28 centimètres et demi de circonférence, la seconde 31. Au bas de la jambe on trouve 19 centimètres à droite, 20 à gauche; et le malade déclare qu’autrefois, c’est la jambe droite qui était la plus grosse. On a beau palper le tendon d’Achille dans tous les sens; on ne trouve ni dépression, ni tuméfaction, en un mot aucun indice de la rupture qui a eu lieu.
BIBLIOGRAPHIE
Recherches et observations sur les causes des maladies scrofuleuses , par J.-G.-
A. Lugol , médecin de l’hôpital Saint-
Louis (1).
Ainsi que l’auteur le déclare en commençant, la doctrine contenue dans cet ouvrage n’a aucun rapport avec ce que l’on a écrit de plus récent sur les causes et le diagnostic des maladies scrofuleuses ; elle est même en contradiction avec ce qu’il avait enseigné antérieurement à ses recherches. Mais elle est le fruit d’une expérience personnelle de plus de trente ans, acquise au sein d’un vaste hôpital et d’une pratique étendue; et par la base solide sur laquelle elle est fondée, et par la haute portée qu’elle peut avoir , il importe de l’étudier avec une sérieuse attention.
L’épigraphe révèle tout d’abord l'idée prédominante du livre: La santé des enfants tire son origine de la santé des parents. Aussi peut-on résumer en peu de mots la doctrine étiologique de M. Lugol; les scrofules ne reconnaissent aucune cause occasionnelle et agissant sur l’individu; ils ont toujours une origine congéniale. Gela ne veut pas dire assurément qu’un enfant scrofuleux naît essentiellement de parents scrofuleux ; des parents non scrofuleux peuvent très-bien donner le jour à des enfants scrofuleux, lorsque leur santé aura été compromise sous l’influence de certaines causes; et l’enfant hérite ainsi d’un vice de constitution que ses parents n’avaient pas. Mais l’hérédité proprement dite, la transmission de génération en génération, est la cause à beaucoup près la plus fréquente des scrofules.
Le premier fait, le fait le plus saillant que l’on rencontre dans l’étude des scrofules, c’est la généralité de la maladie dans la famille; non pas sans doute au même moment sur tous les individus, mais annoncée du moins
(1) Un vol. in-8°, Paris, 1844.— Prix: 7 fr. —Chez Fortin-Masson et Cie, place de l’Ecolede-Médecine, 1. Même maison, chezL. Michelsen, à Leipzig.
par une prédisposition commune, la complexion scrofuleuse. A cette première preuve de l’hérédité, M. Lugol en ajoute une autre; c’est la mortalité qui sévit sur les familles scrofuleuses ; de telle sorte que la mort moissonne la moitié des enfants scrofuleux dans les premières années de la vie, et que nulle autre affection n’occasionne une mortalité aussi hâtive et aussi générale. A l’appui de ce qui précède viennent des observations nombreuses et véritablement effrayantes. L’un des sujets traités par M. Lugol, sur dix-sept frères ou sœurs, en avait perdu quatorze; tous avant l’àge de six ans. Une autre, seul rejeton d’une famille de sept enfants, résiste jusqu’à vingt-neuf ans et vient mourir à Saint-Louis d’une affection tuberculeuse. Ces deux exemples suffiront pour donner une idée des autres ; et en résumé, à peine si le cinquième des scrofuleux arrive à se marier.
L’hérédité ne se remarque pas seulement dans -la ligne directe ; elle s^observe dans les diverses branches issues d’une origine commune. Et pour compléter la démonstration, comme un seul des parents suffit pour imprimer ce terrible stigmate à sa postérité, s’il vient à mourir et que l’autre se remarie avec un individu d’une santé meilleure, les enfants du second lit ne participeront point à la complexion de ceux du premier.
Cette doctrine est si absolue et si désolante, que tout d’abord on incline à lui chercher des objections, et en effet elles ne manquent pas à qui veut les chercher. M. Lugol les aborde intrépidement de front, et répond à chacune. Peut-être ne fait-il qu’une seule concession en exception à sa règle; ainsi il regarde la transmission comme inévitable quand elle prend sa source dans la santé du père ; mais dans quelques cas rares la transmission n’a pas lieu, lorsque c’est un homme sain qui fécondé une femme scrofuleuse.
Cependant, direz-vous, que d’époux bien portants dont les enfants sont atteints de scrofules? M. Lugol répond; ils sont sains pour le moment, du moins en apparence ; mais interrogez leurs antécédents , et vous verrez
BIBLIOGRAPHIE
qu’ils ont été scrofuleux à une époque antérieure.
Vous insistez , et vous avez vu des enfants naître scrofuleux de parents qui n’avaient jamais souffert de la scrofule. — M. Lugol réplique : attendez ; combien de parents n’ont offert de signes de scrofules sur eux-mêmes qu’après avoir engendré des enfants scrofuleux !
Mais, direz-vous encore, ceci est un échappatoire; et si les parents viennent à mourir sans avoir eu d’atteintes de la maladie, on dira donc que c’est une mort prématurée, en quelque sorte accidentelle, qui les en a exemptés? Une pareille réponse passerait à coup sûr pour peu concluante. — Eh bien, dit M. Lugol, voici une autre preuve; vous n’avez pu constater la scrofule sur les parents morts; regardez leurs parents vivants, les frères, les sœurs ; vous trouverez le mal empreint chez ces membres si proches de la même famille.
Et enfin, et par une exception que les arguments précédents rendent de plus en plus rare, voici des enfants scrofuleux , et le père et la mère sont sains , et les frères, les sœurs, les oncles, les tantes, tous les ascendants sont sains. Vous pensez avoir gain de cause ; l’implacable observateur vous jette une réponse plus désespérante que toutes les autres , l’adultère.
Il ne faut rien outrer cependant; et dans ces termes, la scrofule n’aurait jamais fait apparition dans le monde ; bien plus, ainsi que M. Lugol le remarque lui-même, la mortalité si considérable parmi les scrofuleux aurait bientôt éteint la maladie, si elle ne s’entretenait que par l’hérédité.
Ainsi des enfants scrofuleux peuvent naître :
1° De parents syphilitiques; cette opinion n’est pas nouvelle, mais M. Lugol ajoute que le traitement antiphlogistique appliqué aux maladies vénériennes contribue surtout à frapper de scrofules les enfants à naître;
2° De parents qui ont fait abus des plaisirs vénériens ;
3° De mariages trop précoces ; ainsi tout homme qui se marie avant vingt-cinq ans doit être regardé comme sujet à donner une progéniture faible;
4° De parents trop âgés; ainsi à cinquantedeux ans la faculté génératrice de l’homme est déjà trop affaiblie pour donner de bons rejetons ;
3° De parents déjà disproportionnés ; si le père est moins âgé que la mère;
6® De pères valétudinaires, et qui n’ont pas la force comparative du sexe masculin ;
7° De parents paralytiques, épileptiques, aliénés, cancéreux;
8° Enfin la scrofule peut-être transmise à un enfant sain par une nourrice scrofuleuse.
Après une pareille énumération, on conçoit à peine comment la race humaine tout entière n’est pas imprégnée de scrofules ; et il n’est plus guère besoin, pour expliquer leur apparition chez les individus, leur extension sur l’espèce, des causes occasionnelles auxquelles on avait coutume de les rapporter.
Ainsi, on avait accusé la variole, la rougeole, la coqueluche, de développer des affections scrofuleuses. En effet, l’invasion de la scrofule a lieu fréquemment à la suite de ces maladies, ou si elle existait déjà, elle en reçoit une nouvelle intensité. Mais la conséquence qu’on en tire est erronée , selon M. Lugol; parce qu’on a négligé de tenir compte de la complexion scrofuleuse des malades; déjà chez eux la scrofule existait en germe, qui n’attendait qu’une occasion pour se développer. Il est donc plus vrai de dire que la variole, la rougeole, la coqueluche, sont alors compliquées avec la scrofule ; aussi sont-elles plus graves chez ces sujets, et laissent-elles à leur suite des accidents qui sont dus à cette fatale complication.
Mais il est d’autres affections considérées comme causes de scrofules, et qui ne sont que les prodrômes de la maladie, qui ne se montrent conséquemment que chez des enfants scrofuleux. Telles sont la fièvre muqueuse, la fièvre de croissance, la dentition laborieuse, les affections vermineuses, les engelures, et même les affections morales tristes, la jalousie, etc.
Passé les premiers âges, on a vu les scrofules se développer chez les femmes à l’occasion d’une première grossesse, à la suite d’un avortement, ou de l’accouchement à terme ; chez les deux sexes, à la suite d’un érysipèle, ou d’accidents syphilitiques. Dans tous ces cas, la scrofule préexistait ; il y a donc là encore des occasions de manifestation, mais nullement des causes de production ou d’origine.
Arrivons maintenant à des causes d’un autre genre, qu’on peut nommer causes extérieures. Quoi, la scrofule endémique, celle qui frappe toute une population, ne reconnaîtelle pas ses causes dans l’influence du climat, et comme disait Hippocrate, de l’air, des eaux et des lieux? Question plus vaste et plus obscure qu’on ne le croit communément. Ainsi, d’après quelques faits assez négligemment observés, on regarde l’humidité comme la cause la plus puissante de la scrofule endémique. Cependant la scrofule est endémique à Madrid , où il n’y a en quelque sorte ni eau ni ombrages; et M. Lugol cite une foule d’exemples analogues. Il y a d’ailleurs ceci de remarquable ; c’est qu’un homme sain allant s’établir dans une localité scrofuleuse, n’y contractera point la scrofule pour lui-même ; tout au plus la verra-t-on appa-
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rattre à sa seconde ou troisième génération. A Paris, notamment , la scrofule se montre dès la troisième génération sur des enfants dont les aïeux sont venus s’y établir pleins de santé et de force; et une fois implantée dans la famille, elle ne la quitte plus.
Ainsi les causes endémiques n’agissent pas plus que les autres sur les individus, mais seulement sur leurs générations à naître; et il en est ainsi de toutes les autres causes. Ni l’humidité, ni le séjour dans les ateliers, ni le régime des prisons, ni le régime des camps ou des vaisseaux ne donnent la scrofule à ceux qui n’en portent pas le germe originaire; ce qu’on a dit de l’onanisme n’est pas plus fondé; et bien moins encore les reproches adressés à la vaccine.
Telle est la série des principales questions abordées dans l’ouvrage de M. Lugol , nous n’oserions dire résolues. Nous les avons exposées à peu près dans l’ordre suivi par l’auteur, sans les soumettre à aucune critique; mais nous ne terminerons pas sans faire quelques réserves. Il nous semble que ce qu’on peut surtout reprocher à l’auteur, c’est d’abonder un peu trop dans ses idées; et de formuler ses conclusions avec une rigueur telle que les unes ne laissent souvent pas de place aux autres. En effet, si l’on peut retrouver l’hérédité directe, à l’aide des maladies antérieures des parents, ou des maladies à venir, ou des frères, ou des cousins, ou enfin de cette hypothèse qui comble toutes les lacunes, l’adultère ! comment juger l’influence de la syphilis, des abus vénériens, de l’âge des parents, etc.? Disons aussi que, pour M. Lugol, la scrofule est bien autrement étendue que pour les autres auteurs ; d’abord, le caractère anatomique de cette affection est pour lui le tubercule ; d’où vient que complexion scro -
fuleuse et complexion tuberculeuse sont synonymes sous sa plume. Ceci ne paraîtra pas extrêmement neuf à ceux qui n’y porteront qu’une attention superficielle ; mais songez seulement que dans cette doctrine il n’y a plus qu’une cause des tubercules, l’hérédité, et vous saisirez une partie seulement de sa hardiesse et de son importance. Ce n’est pas tout ; le rachitis , pour M. Lugol, est un symptôme de la scrofule ; le bec-delièvre s’y rattache le plus communément, ainsi que d’autres difformités ; de telle sorte qu’avant de discuter sur les causes, il faut d’abord s’entendre sur la nature et les variétés de la maladie elle-même.
En résumé, et bien que l’on puisse désirer plus de rigueur dans les démonstrations, il faut bien reconnaître dans ce livre une idée large et féconde , et une œuvre de haute portée. Sans doute la preuve échappe quelquefois : mais dans des questions si hautes et si difficiles, est-il même au pouvoir de l’homme de la donner d’une manière irréfragable? Ainsi sur la question de l’influence du climat, du sol, de l’humidité, M. Lugol avait conçu le projet de dresser une carte des scrofuleux de la France. Il pense que les résultats en seraient immenses : et nous croyons en effet que ce projet ne manquerait ni de grandeur ni d’utilité. Mais supposez cette carte tracée ; pour en tirer des inductions légitimes, ne serait-il pas besoin de remonter aux autres causes, d’avoir, par exemple, la statistique des scrofuleux selon les lieux, les sexes, les âges ; puis des documents sur leur origine et leur filiation, etc., etc.? Tel qu’il est déjà, l’ouvrage de M. Lugol appelle toute l’attention des praticiens ; les économistes et les hommes d’état pourraient même y puiser d’utiles renseignements.
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Académie des sciences. - 17 juin.-U. Szokalski écrit qu'il a pratiqué avec succès l'opé-
ration de la cataracte sur un vieillard de 104 ans.
1er juillet. — M. Morel-Lavallée lit un Mémoire sur des fausses membranes développées dans la vessie sous l’influence des vésicatoires aux cantharides appliqués à la peau. Dansles trois cas rapportés par M. Morel , les vésicatoires appliqués étaient très-larges ; mais on y avait ajouté du camphre, ce qui doit beaucoup diminuer la confiance que 1 on accorde a ce préservatif. Enfin une fois seulement le vésicatoire avait été mis près de la vessie, à 1 hypogastre; dans les deux autres cas à la poitrine et à la tête. Les symptômes sont ceux de la cystite' ordinaire, plus le rejet par l’urètre de lambeaux des fausses membranes.
8 juillet — M. Martin présente un bras artificiel de son invention.
15 juillet — M Rigaud, professeur à Strasbourg, envoie le modèle en plâtre d’une omoplate qu’il a enlevée avec une portion de la clavicule, sur un homme de 51 ans, auquel il avait pratiqué huit mois auparavant la désarticulation scapulo-humérale. Le sujet est aujourd’hui guéri depuis deux ans, et n’a pas cesséde jouir d’une bonne santé.
Académie de médecine. - 48 juin. — M. Genest, rédacteur de la Gazette médicale , écrit à l’Académie qu’il est étranger aux articles injurieux contre trois de ses membres qui ont parn
dans ce journal.
224 NOUVELLES ET VARIÉTÉS
2 juillet. — M. Pravaz lit un Mémoire sur les moyens de remédier aux déformations du thorax par suite des déviations de la colonne vertébrale.
9 juillet. — M. Berthet, de Gray, lit une observation d’excision de la rate, dans un cas où cet organe s’était échappé au dehors par suite d’un coup de couteau dans l’abdomen. Nous reviendrons sur cette curieuse observation, de même que sur une autre communication du même auteur touchant les fistules vésico-vaginales.
M. Robert lit un Mémoire sur les fractures du col du fémur avec pénétration de la partie spongieuse du trochanter.
16 juillet. — Cette séance a vu la fin de' la discussion sur l’ophthalmologie, commencée le 21 mai, reprise le 18 juin, et qui avait également occupé les séances des 25 juin et 2 juillet. Il est à regretter que cette discussion ait été ainsi morcelée, puis brusquement close, sans que les orateurs déjà engagés aient pu répondre, et que d’autres inscrits aient pu même ex poser leur opinion. M. Gerdy avait dirigé une vigoureuse attaque contre les divisions et subdivisions arbitraires et infiniment trop nombreuses de l’école allemande et de l’école anato mique. M. A. Bérard a soutenu, dans une certaine limite, l’utilité des distinctions fondées d’abord sur le siège, puis sur la nature de l’inflammation. M. Velpeau rejette les différences de nature, et s’en tient aux différences de siège. M. Roux se proposait de se porter conciliateur, suivant ses expressions, entre les opinions trop absolues de M. Gerdy et de M. Velpeau. Cela suffit pour faire voir dans quelle anarchie se trouve en ce moment cette partie de la science , et quel intérêt aurait pu présenter un débat plus sérieusement poursuivi.
— Le concours pour l’agrégation en chirurgie est terminé. Les quatre agrégés nommés pour la chirurgie proprement dite sont : MM. Gosselin, Voillemier, Giraldès et Marchai (de Calvi). M. Cazeaux a été nommé agrégé en accouchements.
— La Faculté de Montpellier vient aussi d’avoir son concours pour l’agrégation en chirurgie. Il y avait deux places; il y a eu deux concurrents. On pourrait croire, dès lors, qu’ils ont été nommés à l’unanimité ; en aucune façon; ils ont eu chacun 6 voix sur 7. Ce sont MM. Benoît et Quissac.
En anatomie et en physiologie, il n’y a qu’une place à donner ; chose fort heureuse assurément, car il n’y a qu’un candidat unique, M. Vergez. Cela ne prouve pas que les études anatomiques et chirurgicales soient bien fortes à Montpellier.
Essai sur l’infection purulente, par L. Fleury, agrégé de la Faculté de médecine de Paris ; 1 vol. in-8°, prix Sfr. 50 c- — A Paris, chez Labé, libraire, place de l’Ecole-de-Médecine, n. 4. — Fort bonne thèse de concours, sur laquelle nous reviendrons.
Mémoires de chirurgie pratique , comprenant la cataracte , Viritis et les fractures du col du fémur, par le docteur Pamard , chirurgien en chef des hôpitaux d’Avignon ; in-8° avec 4 planches, prix 4 fr. — A Paris, chez J. -B. Baillière, libraire de l’Académie royale de médecine, rue de l’Ecole-de-Médecine, 17.— A Londres, chez H. Baillière, 219, Regent Street.
Traité philosophique et clinique d’ophthalmologie, basé sur les principes de la thérapeutique dynamique, par M. F. Rognetta, rédacteur en chef des Annales de thérapeutique et de toxicologie; un fort volume in-8°, contenant la matière de deux volumes, prix 9 fr. — Paris, chez Just Rouvier, libraire-éditeur, rue de l’Ecole-de-Médecine, S.
Recherches sur la nature et le traitement d’une cause fréquente et peu connue de la rétention d’urine, et sur ses rapports avec les inflammations et les rétrécissements de l’urètre, les maladies des organes génitaux, les pertes séminales, l’inertie et le catarrhe de la vessie, les inflammations et les calculs de l’appareil urinaire, etc., suivies d’un Mémoire sur un nouveau moyen d’extraire les fragments, après la lithotritie, dans les cas compliqués de rétention d’urine; par le docteur Aug. Mercier, auteur des Recherches sur les maladies des organes urinaires et génitaux considérées spécialement chez les hommes âgés, un vol. in-8°, Prix 6 fr.— A Paris, chez Labé, libraire de la Faculté de médecine, place de l’École-de- Médecine, 4.
Le journal de Chirurgie paraît le 20 de chaque mois, par livraisons de 52 pages grand in-8°. Prix de l’abonnement : 8 fr. par an; et 12 fr. pour recevoir en même temps le journal de Médecine— On s’abonne à Paris, au Bureau du journal, chez Paul Dupont et Comp., rue de Grenelle-St-Honoré, n° 55.— Tous les mémoires, articles et réclamations relatifs à la rédaction doivent être adressés, francs de port, à M. Malgaigne , rédacteur en chef, rue de F Arbre- Sec, n° 22.
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JOURNAL
Par M. MULGAIGISE.