‹ Journal de chirurgieChapitre 70 sur 113 · REPRODUCTION RAPIDE DE L’EAU DE L’AMNIOS · texte numérisé non relu

REPRODUCTION RAPIDE DE L’EAU DE L’AMNIOS

dans un cas où ce liquide avait été prématurément évacué en totalité ; par M. le docteur Hedrich.

Une jeune dame délicate, parvenue à la fin du septième mois de sa troisième grossesse, ayant éprouvé, à la suite d’un refroidissement, une douleur dans la hanche, fut prise, le 19 juin, de douleurs dans le ventre, véritables contractions utérines qui furent bientôt suivies de l’évacuation totale du liquide amniotique. L’abdomen qui était très-développé s’affaissa, et, à travers ses parois peu épaisses et celles de l’utérus également minces, il fut facile de reconnaître la situation du fœtus et de suivre les contours de son corps. Déjà les contractions utérines se succédaient, accompagnées d’un ténesme continuel, particulièrement du côté de la vessie. L’orifice était cependant à peine ouvert.

Le plus grand calme de corps et d’esprit fut recommandé- Pendant huit jours la situation horizontale au lit fut gardée; une émulsion de pavots et deux soirs de suite une petite dose de poudre de Dower furent administrées , et, contre toute attente, non-seulement le travail déjà commencé s’arrêta, mais encore le liquide amniotique se reproduisit en peu de temps, et bientôt 1 amnios en contint une quantité égale à celle qui avait été

évacuée. Le 13 août, près de deux mois après l’accident, naquit une petite fille à terme.

Après l’évacuation des eaux, les mouvements de l'enfant devenus plus fréquents étaient extrêmement pénibles, douloureux même; et ils restèrent tels jusqu’à ce que la formation d’une nouvelle quantité de liquide eût rendu moins immédiat et surtout moins étendu le contact des diverses parties fœtales sur les parois utérines.

(N eue Zeitsch. f, Geb. 184-4, t. XV, p. 465.) L’auteur pense que la déchirure des membranes devait être assez grande et voisine de l’orifice; autrement il n’eût pas été possible que le liquide fût si promptement et si complètement évacué. Quoiqu’il n’ait pas fait mention de l’état du sac amniotique, 1 opinion qu’il émet sur la cicatrisation de la déchirure donne à penser que l’examen en a été fait après la délivrance et qu’aucune ouverture autre que celle qui avait donné passage à l’enfant n’a été reconnue.

Les belles recherches de Nægelé sur l’hy drorrhée des femmes grosses sont trop connues en Allemagne pour que l’auteur de l’observation précédente n’eût pas expliqué, à la manière du professeur de Heidelberg, l’écoulement abondant de liquide observé chez sa malade, si cette explication lui avait paru admissible; et, quoiqu’il ne soit entré dans

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