Pâques, en 1417, tombe le 11 avril
3. Pezénas avait été occupé en avril 1415 par des chefs de compagnies et embrassa le parti du Dauphin; cette ville reçut une nombreuse garnison d'Armagnacs qui, en 1418, fit des incursions aux environs de Béziers. Philippe deLévis, seigneur de Florensac, attaché à la cause de Bernard d'Arpiagnac, avait pris part au siège de Bourbourg en Flandre en 1383.
Samedi, xvij® jour d'avril.
Ce jour, ladicte Court, appeliez les conseillers de la Chambre des Enquestes et des Requestes du Palais, ont esleu et nommé maistres J. de Vaily, Ja. du Gard, P. de Oger et M. du Boc pour assembler et ad viser entre eulz leurs advis sur certaines besoingnes touchant Testât et gouvernement de ce royaume, et yceulz advis rapporter par devers pour procéder sur ce, si comme ladicte Court regardera.
Conseil, XIV (X^» 1480), fol. 88 v«.
Mercredi, xxj® jour d'avril.
Ont esté les ij Chambres ensemble, et a fait maistre Bureau Boucher*, par avant conseillier du Roy céans, le serement acoustumé de maistre des Requestes de rOstel du Roy, par la résignation de maistre Pierre d'Orgemont^.
Item, ce jour, ou lieu dudit maistre Bureau, a esté
1. Bureau Boucher avait été reçu conseiller aux Enquêtes le 24 novembre 1414, sans élection, par suite de la résignation faite en sa faveur par Jacques Gelu; cette même année, il épousa Gillette Raguier, dame d'Orsay, fille de Raymond Raguier, maître de la Chambre aux deniers, et suivit plus tard le Dauphin à Poitiers.
2. Pierre II d'Orgemont, fils unique d'Amaury, seigneur de Chantilly, qui avait remplacé aux Requêtes de l'Hôtel Raoul Le Saige le 23 novembre 1414, ne fut pas tué à Azincourt, comme le disent par erreur le P. Anselme et M. L. Pannier; atteint d'une maladie grave en avril 1417, il donna sa démission et dut mourir peu après (voir Luce, la France pendant la guerre de Cent ans, t. II, p. 116). Nous trouvons un autre Pierre d'Orgemont en possession du gouvernement des finances en mars 1421 (cf. Journal d'un bourgeois de Paris, p. 161, n. 2).
esleu publiquement maistre Jehan Raymon, et a fait le serement acoustumé.
Item, sur la requeste de maistre Jehan du Bois, greffier criminel ^ céans, afin que la Court receust maistre Jehan des Portes, licencié in utroque, filz de la femme dudit du Bois, et lequel est créé notaire par le Roy, sans gages, etc., audit office de greffier, que icellui du Bois lui resigneroit en la main du Roy ou cas qu'il plairoit à ladicte Court, a esté dit et respondu que ledit des Portes rapporte des plaidoieries criminelles et fréquente ledit office, et la Court, veu ce qu'il saura faire, fera ce qu'il appartendra.
Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 88 v°.
Samedi, xxiiij® jour d'avril.
Ce jour, monseigneur le Chancellier est venu céans, et a eu agréable l'élection faite de maistre Jehan Raymon mercredi derrain passé ; à laquelle faire il n'avoit point esté appelle. Et la Court a commandé estre enregistré que ce soit sans préjudice dudit Chancellier, qui doit estre principal aux élections des seigneurs de céans, selon les ordonnances royaulx. Conseil, XIV (X*-^ 1480), fol. 89.
Vendredi, vij® jour de may.
Ce jour, a esté esleu en la Chambre messire Pierre de Graçay^, chevalier, en seneschal de Berry, après
1. Jean du Bois, qui exerçait l'office de greffier criminel depuis le 12 novembre 1404, continua ses fonctions jusqu'à sa mort survenue au début de l'année 1418; il fut remplacé le 3 février par Jean Milet.
2. Pierre de Graçay est cité en 1395 comme seigneur de Sauveterre (cf. La Thaumassière, Histoire du Berry y p. 647).
ce que le Chancellier a mandé par J. Milet que à ladicte élection il ne vouloit estre, aliis impeditics.
Samedi, viij® jour de may. i
Ce jour, est venu en la Court maistre Guillaume Le Clerc, conseiller du Roy en la Chambre des Comptes, et lui oy, etc., ont esté commis visiteurs des monnoyes à Tournay, par main souveraine, pendant certain procès^ en cas d'appel entre prevostz et jurez de Tournay et le procureur du Roy, et jusques à ce que autrement en soit par la Court, parties oyes, ordené, Jaquot Coterel et le procureur du Roy à Tournay, et sans préjudice dudit procès.
Item, sur la requeste de messire Jehan de Mont, chevalier, apportée par ledit Le Clerc, afin de pourveoir au chastel de Rriquebec, a esté dit que la Court n'empesche point que les nécessitez pour la garde dudit chastel et aussi les reparacions nécessaires
1. Le procès en question était intenté à Pierre Menin, tailleur des coins de la Monnaie de Tournai, à Jean et Martin Lamin, monnayeurs, et à Jacquemart Lansiel, ouvrier, au sujet d'une rixe dans laquelle un certain Hennequin Colebanne, qu'on disait « rioteux, noiseux et banni, » avait été mortellement blessé. Quoique les inculpés eussent obtenu du bailli de Tournai la permission d'aller ouvrer à la Monnaie avec armes défensives, l'un des prévôts de la ville les fit arrêter et dépouiller de leurs armures. L'affaire fut portée en appel au Parlement et plaidée au criminel les 11 et 16 février. Le 8 mars, les individus sous le coup des poursuites furent élargis en s'engageant à comparoir personnellement à première réquisition, sous peine de 1,000 livres; le 8 avril, nouvel élargissement jusqu'au 15 mai fut accordé à Pierre Menin, qui s'était fait délivrer des lettres de rémission, le procès ne se trouvant pas en état d'être expédié (Parlement criminel, X^a 17).
d'icellui soient prises sur toutes les revenues de la terre de Hambuye, Briquebec et autres estans en la main du Roy après la mort du s'^ de Hambuye derrainement trespassé, et a esté rendue ladicte requeste audit Le Clerc.
Conseil, XIV (X^a 1480), fol. 90.
Lundi, X® jour de may.
Ce jour, maistre Guillaume Marescot, clerc des Requestes du Palais, a dit et declairé que, combien que feu Guillaume de Lespine, jadiz huissier de Parlement, Tait nommé par son testament, soubzmis à la Courte son exécuteur avec autres, toutesvoies, il ne s'estoit entremis aucunement, ne a entencion de soy entremettre de l'exécution d'icelui testament et y
renonce.
Matinées, IX (Xia4791), fol. 234.
Samedi, xv® jour de may.
Ce jour, est venu céans monseigneur le Chancelier, et, les ij Chambres assemblées, a exposé la nécessité d'avoir argent prompt pour pourveoir à résister aux adversaires d'Angleterre qui se mettent ou sont desjà mis sus pour grever ce royaume^, et à certains bannis
1. Le testament de Guillaume de l'Épine, du 4 janvier 1417, n'existe plus qu'en copie dans le volume 1162 de la collection Moreau, fol. 147 r". Le 11 janvier, l'exécution du testament fut soumise à la Cour par Robert Cochereau, procureur au Parlement, et Mahieu Courtois. Pierre Belle, huissier au Parlement, fut chargé de l'apposition des scellés au logis de l'Epine et de l'inventaire avec Jacques Philippe, notaire (Arch. nat., Xia9807, fol. 21 vo).
2. Des lettres, en date du 22 avril, avaient enjoint au prévôt de Paris de faire fortifier et approvisionner Paris et lui avaient
et autres gens de compaigne qui, soubz umbre du duc de Bourgongne, font plusieurs maulx en cedit royaume ^ Et a requis que la Court feist aucune somnne ou aide, en gênerai ou particulier, par prest ou autrement, au Roy ; sur quoy la Court a pris à délibérer à après disner.
Et cedit jour, après disner, furent en la Chambre maistresR. Maugier, P. Le Fevre, presidens, G. Chanteprime, maistres P. d'Oger, G. de Marie, N. de Baye, J. de Longueil, G. Petitsaine, 0. Gencian, G. de Celsoy, Th. Thiessart, P. Buffiere, G. de Beze, Ja. du Gard, 0. Baillet, G. de Seriz, J. Rommain, G. de Villiers, G. Perrière, G. de Gy, J. Vivien, G. Laillier, Ja. Branlart, J. Gencian, R. Houel, P. de Villiers, Ph. de Ruilly, G. Le Duc, maistres G. Aymery, E. des Portes, H. Le Coq, J. de Saint Rommain, H. de Moreuil, H. de Dicy, G. Cotin et J. Raymon. Et fut conclut que, sur les propos et requeste dudit ChanceUier et sur certaines faultes qui sont ou gouvernement de cedit royaume,
donné pouvoir de contraindre les gens de tous états, sans exception, à participer à cette dépense [Ordonnances des rois de France, t. X, p. 407). D'après la Chronique du religieux de Saint-Denis, t. VI, p. 85, les conseillers du Roi mirent Paris en état de défense, firent garder les passages de l'Oise et de la Seine, garnirent les remparts de bombardes chargées à mitraille et obligèrent les Parisiens à s'approvisionner de blé pour un an. 1 . Juvénal des Ursins relate en ces termes les excès commis par les gens de guerre : « Et avoit gens sur les champs, qui faisoient tous les maux qu'on pourroit faire, comme pilleries, robberies, meurtres et tirannies merveilleuses, violoient femmes et prenoient à force, entroient par force et autrement dans les églises, les pilloient et deroboient, et en aucunes mettoient le feu, et en icelles faisoient ords et détestables péchez » (édit. Michaud et Poujoulat, 1'^ série, t. II, p. 533).
lesdis maistres P. d*Oger, G. Petitsaine, 0. Baillet, Ja. du Gard, Ja. Branlart, J. Vivien et G. Laillier feront une cedule d'avis qui sera leue en la Court et puis portée ou baillée au Grant Conseil du Roy\ Conseil, XIV (X*» 1480), foi. 91.
Lundi, xxiiij^ jour de may.
Et n'a point ce jour esté plaidoyé, pour ce que par avant l'avoit mandé ainsi estre fait monseigneur le Chancellier qui, et aussi le conte d'Armignac, connestable de France, messire Tanneguy du Chastel, prevost de Paris, maistre Robert Le Maçon, chancellier de monseigneur le Daulphin, G. Cousinot, chancellier du duc d'Orléans, les evesques de Clermont et de Paris et de Chartres, messire G. Seignet, seneschal de Beaucaire, maistre P. de Lesclat et autres, maistres des Requestes de rOstel du Roy, maistre Miles Dangeul, maistres G. Le Clerc et autres de la Chambre des Comptes, maistre Raymon Raguier, Alixandre Le Boursier et Jehan Coignet, generaulx commissaires sur le fait de toutes finances pour le Roy, Bureau de Dompmartin et autres trésoriers de France, vindrent en la Chambre du Parlement. Et s'assist illec ledit connestable au dessus dudict Chancellier et de tous, et ylec assemblez les seigneurs des trois Chambres, c'est assavoir : de Parlement, des Enquestes et des Requestes du Palais, et aussi les advocaz et procureur du Roy, après aucunes choses dictes par lesdis Chancellier et connestable afin d'adviser à avoir argent prest et prompt pour la
1. Ce paragraphe est reproduit par M. Douët d'Arcq [Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles Vf, t. I, p. 387).
nécessité du royaume, comme ilz disoient, et comme autresfoiz nagaires Ta voit dit et exposé ledit Chancellier à la Court, fut requis par lesdiz generaulx commissaires, par la bouche dudit Raguier, qu'ilz feussent deschargez de leurs offices et veuz leurs estas des finances ; et oultre dit qu'il fault pour iiij ou v mois prouchain venans de viij à ix cens mil frans, et il n'y a rien de finances qui ne soit ja emploie et mengié jusques au mois de juing prouchain ; et ont laissiez devers la Court certains quayers de papyer contenant les estaz, comme ils disoient. Et, en parlant sur les choses dessus touchées, ont apporté maistre Raoul Anchier, lieutenant, et G. Paris, clerc criminel dudit prevost de Paris, certaines lettres patentes envoyées de Rouen et trouvées atachées aux portes d'aucunes églises d'ilec, scellées du petit seel du duc de Bourgongne et signées de sa main\ comme l'en dist, contenans
1. Le manifeste du duc de Bourgogne, envoyé aux bourgeois de Rouen, est du 25 avril; il se trouve en original dans le Trésor des chartes, J 963, n** 7, et a été publié par extrait dans le Musée des Archives nationales, n® 435. D'après Monstrelet (édit. Douët d'Arcq, t. III, p. 174), ces lettres, « grandement à la charge des seigneurs du sang royal, qui, pour lors, avoient le gouvernement du royaume, » furent envoyées à plusieurs bonnes villes du royaume, notamment à toutes celles de Picardie; elles furent déclarées séditieuses et scandaleuses par le Parlement dans sa séance du 21 juillet (voy. à cette date le Journal d'un bourgeois de Paris, p. 76, n. 2). Les lettres closes à l'adresse des habitants de Rouen, du 18 mai 1417, qui accompagnaient l'envoi du manifeste, les engageaient à en considérer la teneur « comme notoire vérité et sur ce se gouverner vertueusement, avec prière de faire publier le manifeste et le notifier à nobles et autres. » Ces lettres se trouvent au registre des Ordonnances (X*a8603, fol. 17 v®).
menasses de feu et de sang contre ceulx qui gouvernent à présent par deçà et entour le Roy, qu*il appelle rapineurs, dissipeurs, tirans, traistres, empoisonneurs et murtriers, et leurs adherans. Et ont esté icelles lettres leues in dicta Caméra, palam omnibus, et en retenu copie, et l'original rendu audit Ghan-
cellier^
Mardi, xxv® jour de may.
Ce fait, ont esté assemblées lesdictes iij Chambres, et ont esté ordenez et commis à veoir lesdis quayers avec le dessusdit maistre Guillaume Le Clerc, maistre R. Rabay, maistre 0. Raillet, maistre J. Vivien, et maistre G. Laillier, conseillers du Roy, lesquelx les visiteront, et noteront ubi fuerit notandum et rapporteront à la Court.
Et, ce mesme jour, ont esté en la Chambre le Connestable, le Chancellier, l'evesque de Paris, Tevesque de Clermont, le prevost de Paris, le chancellier du Daulphin et plusieurs autres du Grant Conseil ; et s'est siz ledit Connestable au dessus de tous, ut aliàs; et ont requis estre leues certaines lettres hier baillées au procureur du Roy, pour veoir, par lesquelles le Roy a donné au Daulphin, son filz, les duchié de Rerry et conté de Poictou^. Et, après plusieurs altercations,
1. Ce paragraphe a été reproduit par Douët d'Arcq (Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles F/, t. I, p. 388).
2. Les lettres portant don des duché de Berry et comté de Poitou sont du 17 mai 1417; elles furent insérées au Livre Croisé (X^a 8603, fol. 17). Le texte en est publié dans les Ordonnances des rois de France, t. X, p. 409.
finablement ont esté leues lesdictes lettres, et publiées à la fenestre et enregistrées ou livre des Ordenances.
Conseil, XIV (X*«' 1480), fol. 93.
Mercredi, xxvj® jour de may.
Furent assemblées les iij Chambres comme les ij jours precedens, et ont esté ordenez et commis maistre J. Andry, maistre Girart Perrière, maistre P. Buffiere et Ja. du Gard pour adviser avec les procureur et advocaz du Roy se on pourroit trouver aucun appaisement avec le duc de Bourgongne, et par quelle manière l'en y procederoit, et à veoir les responses, cedules et lettres touchans ceste matière, et rapporter à la Court.
Et oultre a l'en longuement traictié quelle response on feroit à ce que l'en demandoit argent à prester par la Court, et n'a esté rien conclut sur ce par ladicte Court, en laquelle sont venus lesdis Connestable, Chancellier, prevost de Paris et autres du Grant Conseil; et a dit ledit Connestable, séant comme dessus, que, au regart de la Court, l'en se porteroit si gracieusement d'avoir argent, qu'elle en seroit content.
Et ce fait, a dit ledit Connestable qu'il faloit et fault avoir argent promptement par emprunt, et que la Court advisast comment l'en contraindroit toutes manières de gens à prester au Roy, etc. Et finablement a conclut la Court que, par manière de Court, ne bailleroit point de forme à faire lesdictes contrainctes. Quere de hoc infra, prima junii.
Et depuis a advisé la Court qu'elle prestera ij™ frans. Conseil, XIV (X*a 1480), fol. 93.
Vendredi, xxviij® jour de may.
Et, en prononçant les arrestz, ont esté le Chancelier et plusieurs du Grant Conseil en la Tournelle criminelle, quoy faire? Nescio, quia non fui.
Et cedit jour, après disner, furent en la Chambre du Parlement plusieurs des seigneurs des iij Chambres, c'est assavoir : maistres R. Maugier, G. de Villiers, J. André, P. d'Oger, G. Ponce, G. Petitsaine, P. Buffiere, Ja. du Gard, 0. Baillet, 0. Gencian, G. de Seriz, J. Charton, G. de Celsoy, Th. Thiessart, G. de Gy, J. Luillier, G. Laillier, Ja. Branlart, R. Houel, J. Gencian, G. de Beze, G. Perrière, Ph. de Ruilly, J. Tarenne, H. Le Coq, G. Le Duc, G. des Portes, Ph. Le Bègue, G. Jayer, J. Rommain et J. de Saint Romain, sur adviser à l'appaisement du duc de Bourgongne, que l'en dit qui se met sus a tout puissance pour venir par deçà contre la voulante du Roy ou de son Conseil ou de plusieurs d'icellui Conseil ; et est à savoir se la Court de la licence du Roy ou autrement lui escriroit afin d'obvier à la destruction et desolacion du royaume. Sur quoy n'a pas esté conclut, et à demain.
Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 93 v».
Samedi, xxix® jour de may, vigilia festi Penthecostes.
Ce jour, n'a point esté la Court ou Chastellet juxta morem solitum, mais ont esté céans veues aucunes requestes d'aucuns prisonniers*. Et, ce fait, ont esté
1. Le registre criminel, après avoir noté à la date du 29 mai la présence de nombreux conseillers, tant clercs que lais, réunis « pour aucunes besongnes touchant la Court, dont le registre est chargé au greffe civil, » mentionne l'élargissement
les seigneurs des iij Chambres en grant nombre et aussi les advocaz et procureur du Roy assemblez; et a esté conclut estre faictes certaines lettres closes bien exhortatives au fait de paix, adreçans audit duc de Bourgongne, afin qu'il voulsist envoyer par deçà ou en aucune bonne ville comme Noyon, Gompiegne, Senliz ou Meaulx aucuns de ses gens pour entendre audit fait et bien de paix et traictié ; et desdictes lettres faire a esté chargiez maistre N. de Baye, conseiller céans et nagaires greffier ^
Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 93 \\
Mardi, premier jour de juing.
Assigné pour lire les lettres dont dessus est touché samedi derrain ... et n'ont point esté leues publiquement lesdictes lettres ne ordené encore les (sic) estre envoyées , obstans certaines autres escriptes de par ledit duc de Bourgongne au Roy, par lesquelles il demande sauf conduit pour dix de ses gens envoyer par deçà, comme ont dit et relaté lesdis evesques^. Et, au surplus, a esté ordenée la cedule qui s'ensuit :
« Sur la manière de contraindre toutes manières de gens à prester au Roy, attendue la nécessité du Roy et du royaume, qui est de présent exposée à la Court de par le Roy et son Conseil, la Court respond qu'elle baille ceste response par manière d'advis tant seulement en
de plusieurs prisonniers de la Conciergerie, notamment de Colin Couve, prévôt d'Arcis, qui est renvoyé au bailli de Melun (Arch. nat., X2al7).
1. Les extraits se rapportant aux 28 et 29 mai ont été reproduits par D. Félibien [Histoire de la ville de Paris j Preuves, t. IV, p. 563).