‹ Journal de Clément de Fauquembergue, graffier du Parlement de Paris, 1417-1435Chapitre 20 sur 40 · Voir à la date du mercredi 16 novembre (note · texte numérisé non relu

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gongne, acompagniez de gens d'armes, en intencion d'aler pourveoir et secourir à la ville et cité de Rouen, assiégée par le roy d'Angleterre.

Pour lequel secours faire le Roy a voit long temps par avant mandé les chevaliers, escuiers et fiefvez de son royaume, et fait crier son arriere-ban par ses cités et bonnes villes, sed paucissimi comparuerunt^ , soubz umbre des debas et divisions de ce royaume, ou par deffaulte de paiement, ou par deffaulte de bonne loyaulté et obéissance, ou autrement par aultre voye, in qua alius sic, alius sic, ibat^.

Conseil, XIV (Xi» 1480), fol. 158 v^.

Samedi, xxvj® jour de novembre.

Ce jour, survindrent au Conseil en la Chambre de Parlement et furent mandez par la Court le recteur et pluiseurs maistres de l'Université de Paris, les maistres des Requestes de l'Ostel et des Comptes, le prevost de Paris, le prevost des marchans, eschevins et autres bourgois notables de la ville de Paris, appeliez et presens à ce les procureur et advocas du Roy en Parlement et ou Ghastellet de Paris, pour avoir ad vis et deliberacion sur ce qui estoit à faire pour pourveoir au bon gouvernement et à la police

1. Monstrelet (t. III, p. 298) tient un langage tout opposé; d'après son témoignage, le Roi et le duc de Bourgogne « mandèrent gens d'armes en plusieurs parties du royaume où ilz estoient obéis, lesquelz y vindrent en très grant nombre ; et se faisoit ce mandement ou nom du Roy, à venir entour de Beauvais. »

2. Ce paragraphe est reproduit par D. Félibien (Histoire de la ville de Paris, pièces justificatives, t. IV, p. 575).

de ladicte ville de Paris et pour fournir et garnir, ou faire garnir y celle Ville souflfîsaument de vivres à pris compétent et raisonnable. Et entre autres choses, en tant que regardoit le fait de la marchandise de busche, furent passées et commandéez lettres oudit Conseil adreçans aux gens des Comptes, aux généraux commis sur le fait des finances de ce royaume, aux maistres des Eaues et forests de Champaigne et de Brie ou à leurs lieutenans*, pour vendre ou faire vendre par les verdiers, appeliez ceulz qu'il appartiendroit, iij^ arpens de bois chauffage, à coper et abatre es forests du Roy de Bondis 2, Laye^, Senart* et Pommeroie^, et autres plus prochaines forests de Paris, se besoing estoit, pour les prendre es lieux plus prouffitables et mains dommagables, hors les haultes forests, pour ycelles ventes de tel nombre d'arpens que sembleroit expédient, baillier et délivrer par marchié ferme à marchans solvables, chascun arpent

1. Des lettres du 29 novembre 1418 décidèrent qu'il serait abattu, dans les forêts de Laye, Senard, Pommeraye et Bondy, trois cents arpents de bois à brûler, pour la provision de Paris, indépendamment des coupes et ventes ordinaires, et que ces trois cents arpents seraient vendus sans enchère à des marchands qui seraient obligés de les faire conduire à Paris [Ordonnances des rois de France, t. X, p. 497).

2. La forêt de Bondy se trouve en partie dans la Seine et en partie dans Seine-et-Oise, arr. de Pontoise.

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