‹ Journal de Clément de Fauquembergue, graffier du Parlement de Paris, 1417-1435Chapitre 38 sur 40 · A la marge de cet arrêt se trouvent, d'un côté un dessin · texte numérisé non relu

A la marge de cet arrêt se trouvent, d'un côté un dessin

Samedi, xiij® jour de jullet.

Ce jour, furent prononciez les arrests par maistre Phelippe de Morvillier, premier président, et entre les autres arrests fu pronuncié Tarrest d'entre maistre Clément de Fauquembergue, greffier de Parlement, contre maistre Jehan Aloyer*, par lequel a esté dit que ledit maistre Clément sera maintenu et gardé en possession et saisine de la chanoinie et prébende d'Amiens, dont mencion est faicte en sa demande, et des fruis et emolumens d'icelle ; et que à bonne et juste cause ont esté faictes audit Aloyer les inhibicions et défenses declaireez esdis defaulz et demande, et lui sera défendu, de par la Court, que il ne traicte ledit maistre Clément, pour raison dudit bénéfice, en Court de Romme, jusques à ce que, parties oyes, en soit autrement ordonné par ladicte Court ; et avec ce sera ledit Aloyer condempné es despens desdiz defaulz, la taxation réservée, prout constat per registrum Lespoisse de die precedenti.

Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 219 v«.

Venredi, xix® jour de jullet.

Ce jour, furent assemblez en la Chambre de Parle-

à la plume représentant un moulin, et de l'autre côté un autre dessin figurant un cierge allumé.

1. Le texte complet de cet arrêt se trouve aux Jugés (X**63, fol. 192). Clément de Fauquembergue avait obtenu un canonicat à Amiens, vacant par le décès de Jean de Rayneval, et fut maintenu en possession de ce bénéfice, pour lequel procès avait été engagé aux Requêtes du Palais par maître Michel Malicorne, procès qui avait été repris par Jean Aloyer après le décès dudit Malicorne, en octobre 1418.

ment les presidens et conseilliers de la Chambre des Enquestes avec ceulz de ladicte Chambre de Parlement, par lesquelz fu ordonné et conclu que maistre Pierre Pilory seroit receu esdictes Enquestes, par ce que le lieu et office, qui autresfois avoit esté assigné en ladicte Chambre de Parlement à maistre Christofle de Harcourt^ estoit vacant, par ce que ledit maistre Christofle avoit depuis esté retenu du Grant Conseil du Roy et ne deservoit point ledit office en ladicte Chambre de Parlement, ou lieu duquel maistre Guillaume Cotin estoit venu en ycelle Chambre de Parlement par l'ordonnance de la Court, faicte le xj® jour de décembre derrain passé ; et dès lors ledit Pilory eust esté pourveu d'office et receu en la Chambre desdictes Enquestes ou des Requestes du Palais, s'il eust esté présent, si comme disoient et tesmongnoient pluiseurs des dessus nommez. Et pour ce la Court ordonna que ses lettres seroient faictes dudit office et lieu des Enquestes et signées de la date dudit xj® jour de

décembre.

Conseil, XIV (Xi» 1480), fol. 220.

Jeudi, XXV® jour de jullet.

Curia vacat oh festum beati Jacobi apostoli. Ce jour, y ot processions générales à Paris, qui partirent de l'église Nostre-Dame pour aler à Saincte-Geneviefve ;

1. Christophe d'Harcourt, troisième fils de Jacques d'Harcourt, seigneur de Montgommery, chanoine et chancelier de l'église de Rouen, figure parmi les principaux conseillers de Charles VII, qui l'employa dans de nombreuses négociations, notamment celles du traité d'Arras, en 1435, et le nomma, le 24 mars 1432, grand maître des Eaux et forêts de France, puis capitaine de Mouzon et de Beaumont-sur-Meuse en 1438.

et furent lesdictes processions ordonnées et faictes pour prier Dieu pour le bon estât du Roy et de ce royaume et pour leur salut et prospérité.

Matinées, X (Xia4792), fol. 237 v».

Jeudi, premier jour d'aoust.

A conseillier i'arrest d'entre Maciot Beauté, d'une part, et le procureur du Roy, d'autre part. Veues les informacions et confession dudit Maciot et le procès, il sera dit que ledit Maciot Beauté criera mercy en la Court de céans et demandera pardon au procureur gênerai du Roy des abus et exactions par lui commis et faictes ou préjudice de la chose publique, en enfraignant les ordonnances royaux et de ladicte Court sur ce faictes, et mesmement depuis I'arrest de ladicte Court, sur ce prononcié le xiij^ jour de jullet derrain passé. Et ce fait, yra ledit Maciot, tenant en sa main ung cierge d'une livre de cyre ardant, par dessus le Grant Pont et le pont Nostre-Dame jusques en l'église de Paris, en laquelle, c'est assavoir, devant l'ymage Nostre Dame il offrera ledit cyerge, et si demourra ardant ycellui cierge tant qu'il pourra durer, et d'ilec retournera ledit Maciot, prisonnier en ladicte Conciergerie du Palais, et en ce le condempne ladicte Court et aussi à tenir prison en ycelle Conciergerie par l'espace de deux jours entiers au pain et à l'eaue^. Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 220 vo.

Lundi, xij® jour d'aoust.

Guillaume Hodierne a aujourd'ui présenté secondes lettres de l'office de garde des foires de Champaigne

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