Ce paragraphe se trouve reproduit, avec celui du 4 mars
Vendredi, iiij® jour de mars.
Furent assemblez en la Chambre de Parlement les presidens et conseilliers dudit Parlement, les prelas et gens du Grant Conseil du Roy, les maistres de r Université, pour dire leurs ad vis et deliberacions en la matière de l'Eglise, qui avoit esté mise en conseil les jours precedens, et non fuit conclusum, mais, après la deliberacion d'aucuns oye, fu ledit Conseil continué à lundi prochain ensuivant, pour ce que lendemain on devoit prononcier les arrests.
Ce jour, par l'ordonnance du Roy et des gens de son Conseil, ont esté baillées trois cedules à maistre Macé Héron, trésorier des guerres, l'une faisant mencion d'un depost de la somme de mil et cinq cens livres tournois, baillées à Bureau de Dampmartin de par le s'^ de Rochefoucault es noms qu'il procède, faicte ycelle lettre le xx® jour d'avril avant Pasques, l'an MCCCC XII ; l'autre cedule faisant mencion d'un depost de la somme de deux cens livres tournois, baillées à Denisot Le Breton, changeur, par les héritiers de feu messire Ytier de Martray^ jadis evesque de Poitiers, le xij® d'avril mil CCGG xi ; l'autre cedule faisant men-
dans Du Boulay, Historia Universitatis Parisiensisy t. V, p. 313, 314, et dans les Preuves des libériez de V Eglise gallicane^ t. I, p. 127.
1. Ytier du Martreuil, évêque de Poitiers, chancelier du duc de Berry, fit son testament le 10 août 1403. Après sa mort, ses exécuteurs testamentaires, Junien Le Fèvre et Ytier du Martreuil, le présentèrent au Parlement le 16 août ; par conséquent, la date de 1405, généralement assignée à son décès, est erronée. L'acte en question se trouve dans le Registre des testaments (Arch. nat., X^^gSO?, fol. 86 r°).
cion d'un depost de ladicte Court de la somme de cinq cens livres tournois, baillées à Gauvain Trante et Barthelemi Martin, pour les reparacions de l'eveschié de Xainctes*, sur lequel depost ilz avoient baillié viij"iiij frans xj s. iij d. t., et ainsi restoit encores iij*^ xxxv frans viij s. ix d. t., donnée ycelle cedule le xxij® jour de janvier MCGGGXim; lesquelles trois cedules, comme dit est, par l'ordonnance et commandement du Roy et des gens de son dit Conseil, furent baillées par ycelle Court audit maistre Macé Héron, trésorier des guerres, pour recevoir dudit Bureau de Dampmartin la somme de mil et cinq cens livres tournois contenue en Tune desdictes cedules, et pour recevoir dudit Denisot Le Breton ladicte somme de deux cens livres tournois, et desdiz Gauvain Trente et de Barthelemi Martin lad. reste de iij'' xxxv fr. viij s. ix d. t., dont lesdictes cedules font mencion, pour emploier ycelles sommes par ledit trésorier des guerres ou fait de son office. Et dévoient estre faictes et baillées lettres et descharges souffisans ausdiz dépositaires pour recouvrer lesdictes sommes et deposts sur le prouffit des monnoies du Roy, ou autrement. Et fu ordonné estre baillées lesdictes cedules audit trésorier par la Court, presens maistres R. Manger, Sy. de Nanterre, presidens, P. Buffiere, G. Le Clerc, R. Hoel et pluiseurs autres des conseilliers de ladicte Court. Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 122 t\
1. Un arrêt du 26 avril 1410 avait condamné Élie de Lestrange, évêque du Puy, par saisie de son temporel, à faire les réparations nécessaires en l'évêclié de Saintes, notamment à la demeure épiscopale et à diverses maisons fortes, ou à payer pour ces réparations 3,023 livres 15 sols (cf. Journal de Nicolas de Baye, t. I, p. 22).
[i418] DE CLÉMENT DE FAUQUEMBERGUB. 75
Lundi, vij® jour de mars.
Furent assemblez en la Chambre de Parlement les prelas et gens du Grant Conseil du Roy, les presidens et conseilliers des trois Chambres dudit Parlement, les maistres de l'Université de Paris qui avoient esté appeliez au Conseil tenu en ladicte Chambre, les jours precedens, sur la matière touchant les libertés de l'Eglise de France et sur la manière qui estoit à tenir à faire obéissance au pape Martin, esleu ou Consil de Constances. Et, avant ce que aucunement fust lors procédé en ladicte matière, furent ausdiz conseilliers présentées lettres closes du Roy escriptes à Creeilg, et une supplication de par l'Université de Paris, afin de procéder à la délivrance de maistres de l'Université qui estoient prisonniers au Louvre pour les causes declairées cy dessus ou registre du xxvj* jour de février derrain passé ; et aussi à la plaine délivrance du recteur de ladicte Université, qui estoit eslargi, lequel avoit esté arresté prisonnier avec lesdis maistres pour les causes dessusdictes. Sur quoy, par lesdis conseilliers fu conclu et ad visé que, pour faire aucune reparacion desdictes offenses et entreprinses par lesdis de l'Université, yceulz prisonniers et recteur iroient par devers monseigneur le Dauphin en son hostel, soy excuser et lui supplier humblement de leur délivrance, en disant ce que autresfois avoient dit; c'est assavoir : que ce ne fust, onques n'estoit leur intencion d'appeller du Roy, de ses ordonnances, ou conseilliers qui auroient conseillié ou vouldroient tenir ou exécuter ycelles ordonnances, mais qu'ilz entendoient tant seulement avoir appelle d'iceulz prelas ou conseilliers,
OU cas que de leur propre auctorité ilz vouldroient aucune chose faire, entreprendre ou attempter en leur préjudice; en disant oultre que ce n'estoit et n'est pas leur intencion de poursuir ladicte appellacion, ne adhérer à ycelle, mais sont et seront tousjours adherens et obeissans au Roy, et à ses ordonnances et mandemens, comme tenuz y sont, en suppliant très humblement à mondit seigneur le Dauphin de leur délivrance, et en requérant et disant par eulz ce que dit est, ou autres paroles semblables en effect. Et, parmi ce, il sembloit ausdiz conseiUiers, veues les lettres et supplicacion dessusdictes et autres choses qui faisoient à considérer, que mondit segneur le Dauphin devoit faire cesser tous procès rigoreux contre lesdis prisonniers et leur pardonner lesdictes offenses et entreprinses, et yceulz faire mettre à plaine dehvrance, en leur deffendant telles manières d'appellacions ou entreprinses, sub comminacione gravions pêne imposterum. Et, ce jour, lesdiz prisonniers alerent par devers mondit seigneur le Dauphin, en son hostel, pour luy faire requérir et supplier de leur délivrance ; ausquelz monseigneur le Dauphin donna response, presens pluiseurs des gens du Grant Conseil du Roy et de la Court de Parlement et autres, et furent lesdis prisonniers, si comme on disoit, mis à plaine délivrance par l'ordonnance de mondit seigneur le Dauphin*.
Conseil, XIV (X^a 1480), fol. 122.
1. La délibération du 7 mars est reproduite par Du Boulay, Historia Vniversitatis Parisiensis, t. IV, p. 314, et se trouve également dans les Preuves des libériez de V Eglise gallicane, t. I, p. 127.
Mercredi, ix* jour de mars.
Au Conseil, et depuis, jusques au jeudi xvij® jour de ce moys, n'y a eu aucunes plaidoieries, pour ce que les prelas et gens du Grant Conseil du Roy, de Parlement et autres ont depuis jusques audit jour esté assemblez au Conseil tenu en la Chambre dudit Parlement.
Matinées, X (XI» 4792), fol. 32.
Furent assemblez en la Grant Chambre de Parlement les gens du Grant Conseil du Roy, les presidens et conseilliers des trois Chambres de Parlement et les maistres de l'Université, qui avoient esté appeliez les jours precedens pour traictier et délibérer en la matière de l'Eglise sur ce qui avoit esté mis en deliberacion les jours precedens, et non fuit conclmum, et fu le Conseil continué aux jours ensuivans.
Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 122 v°.
Jeudi, X® jour de mars.
Furent assemblez en la Chambre de Parlement lesdiz gens du Grant Conseil du Roy, de Parlement et de l'Université pour dehberer et procéder en oultre en la matière de l'Eglise, qui avoit esté mise en Conseil les jours precedens, et nundum fuit conclusum.
Ce jour, maistre Jehan du Molin*, post electionem factam in scrutinio, fu receu ou lieu et office que tenoit nagaires maistre Jehan Tarenne en la Chambre des Enquestes dudit Parlement, et a fait ledit du Molin le serement acoustumé.