Le Journal d’un bourgeois de Paris, p. 251, parle longue
baillier aux gens messire Charles de Valois entrée et obeissance en la ville de Paris, dont les deux d’iceulz, c’est assavoir, lesdis de la Chappelle et Baudrain, furent esquartelez; quorum et omnium fidelium defunctorum animabus Deus sit misericors et propicius.
Conseil, XV (X'*1481), fol. 25 v°.
Mardi, xj° jour d'avril.
Ce jour, Jehan Quart, marchant, demourant ou cloistre Saint-Merry, à Paris, a renchery le grant hostel, cellui du Poulain, joingnant audit grant hostel, et trois maisons ou masures, assises es rues du Temple et des Rosiers, avec leurs appartenences et appendences, appartenans à Jehan Barrau, criées et subhastées à la requeste de maistre Pierre Guirault, et les a mis et met à pris de xij’ dix livres tournois, aux charges anciennes qu’ilz doivent, paiables pour une fois lesdictes xij° dix livres, et a esleu son domicile en l’ostel où il demeure, oudit cloistre Saint-Merry.
Matinées, XIV (X'24796), fol. 201 vw.
Dimenche, xvj° jour d’avril, fut celebrée la feste de
ment de cette conspiration ourdie « par aucuns des grans de Paris, comme de Parlement et du Chastellet, et des marchans et gens de mestier », pour livrer Paris aux partisans de Charles VII, conspiration sur laquelle les lettres de rémission accordées à Jean de Calais, révélateur du complot, donnent les détails les plus précis. Voir, au sujet de l'exécution des conjurés, la note 2 de la p. 252; les biens de Jean de la Chapelle, l'âme de la conspiration, furent attribués à Jean de Villiers, sire de l’Isie-Adam.
1. Ce paragraphe a été reproduit par Félibien, Histoire de la ville de Paris, t. IV, pièces justificatives, p. 591.
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la Resurrection Nostre-Segneur Jhesucrist. Et hic mutacio anni m cccc xxx incipientis.
Conseil, XV (X'*1481), fol. 25 v°.
Venredi, xxj° jour d'avril.
Ce jour, messires Pierre Binet et Jehan Conan, prestres, prisonniers en la Conciergerie du Palais, sont eslargiz par main souveraine, quousque, du consentement de maistre Jehan Rapiout, advocat du Roy, en l’absence du procureur du Roy, empeschié de maladie, de maistre Jehan Bail, procureur de l’evesque de Paris, et de maistre Simon Legras, procureur du chapitre de l’eglise de Paris, contendans à eulz appartenir la congnoissance desdis prisonniers.
Matinées, XIV (X!° 4796), fol. 203 r°.
Jeudi, xxvij° jour de ce mois [d'avril], vindrent certaines nouvelles par lettres et messages de la venue du Roy à Calais‘, qui avoit prochainement à grant compaignie de gens d'armes passé la mer, sans empeschement de maladie ou autre destourbier sur mer. Dont le Chancelier et les gens de son Grant Conseil à grant suyte
1. Voici en quels termes Monstrelet, dans sa Chronique (éd. Douët d’Arcq, t. IV, p. 389), rapporte la venue du roi d'Angleterre en France : « Le josne roy Henry, aagié de huit ans, vint d'Angleterre à Calais et descendit de sa nef, environ à x heures du matin, le jour monseigneur saint Georges [23 avril] ». Le Jeune roi était accompagné du cardinal de Winchester, du duc de Norfolk, des comtes de Warwick et d'Arundel et de quantité de personnages de marque; aussitôt débarqué, il se rendit à l’église Saint-Nicolas pour entendre la messe. D’après le même chroniqueur : « Si y estoit messire Pierre Cauchon, evesque de Biauvès, qui avoit esté envoyé pour le querir. »
de peuple vindrent en l’eglise de Paris pour en faire graces et prieres à Dieu pour le salut et prosperité du Roy, du royaume et de ses subgiez, et firent chanter Te Deum laudamus par les chantres, chappellains et choriaulz assemblez pour ce en ladicte eglise, assez tost après x] heures devant midy. Et ce jour en furent fais les feux par les rues de Paris en pluiseurs lieux. Et lendemain, par l’ordenance desdictes gens du Grant Conseil, furent faites processions generales des habitans de la ville de Paris de l’eglise Nostre-Dame à Sainte-Geneviefve, à l’occasion de ce que dit est!.
Conseil, XV (X!* 1481), fol. 26 r°.
Venredi, xxvüj° jour d'avril. Curia vacavit ob generales processiones civium et habitantium Parisiensium. Matinées, XIV (X!° 4796), fol. 204 r°.
Mecredi, troisiesme jour de may.
Ce jour, sur la requeste baillée par escript par chapitre de Paris, a esté dit par la Court aux procureurs de l’evesque et dudit chapitre que yceux evesque ou de chapitre assisteront et seront presens, ou de par eulz, comme privées personnes, à la perfection de l'inventaire des biens de maistre Jehan Ysembart, prebstre chappellain en l’eglise de Paris, prisonnier ou Chastellet, et auront copie de l'inventaire, ycellui parfait, se bon leur semble, et sans prejudice des drois et jurisdiction desdis evesque et chapitre, et de chascun d’eulz. Et se ycelles parties ne sont de ce contens, elles venront lundi prochain, et aussi le procureur du
1. Ce paragraphe a été reproduit par Félibien, Histoire de la ville de Paris, t. IV, pièces justificatives, p. 592.
Roy, dire ce que bon leur semblera l’un contre l’autre, et eulz oys, la Court leur fera droit, ainsi qu'il appar-
tendra.
Conseil, XV (X1*1481), fol. 26 r°.
Mecredi, x° jour de may, furent au Conseil messire Phelippe de Morvillier, premier president... Et survindrent les presidens et conseilliers des Chambres des Enquestes et des Requestes du Palais pour avoir advis et deliberacion ensemble sur ce que la Court auroit à dire et faire à la venue du Roy, qui estoit nouvellement descendu en la ville de Calays.
Et super hoc non fuit omnino conclusum, mais pour adviser et deliberer sur ce à part et rapporter leurs advis devers la Court, ont esté commis maistre R. de Chancey, president de ceans; m° Ja. Branlart, president es Enquestes; m° R. Piedefer, president es Requestes du Palais; m° G. Cotin, m° Phelippe Le Begue, m° G. Le Breton, m° J. Lancelin, m° B. Fons, conseilliers du Roy.
Samedi, xiij° jour de may.
Ce jour, les procureur et advocat du Roy vindrent en la Chambre de Parlement pour dire ce que avoient à dire en la cause pendant ceans entre les monnoiers du serement de France, d’une part, et ceulz du serement de l’Empire, d'autre part, disans lesdis procureur et advocat du Roy qu'ilz avoient veuz les privileges et contredis baillez devers la Court par lesdictes parties, et leur semble que il ne devroit avoir difference ne separacion entre lesdiz monnoiers, qui sont