NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXXI
Mais à défaut de toute autre indication, sa qualité d'homme d'église se révèle pour ainsi dire à chaque page des registres des plaidoiries. Dans ces registres, le greffier civil avait l’habitude de noter les jours des grandes fêtes de l'Église ainsi que ceux des fêtes de certains saints honorés par le Parlement, qui vaquaïit à cette occasion ; mais, tandis que Nicolas de Baye se bornaït à indiquer sommairement les jours de fête consacrés par l’usage où le Parlement ne siégeait point, Clément de Fauquembergue enregistre avec une attention toute particulière non seulement toutes les fêtes de l'Église, mais encore celles de nombreux saints, où le Parlement n’interrompait point le cours de la justice, et il accompagne ces mentions de commentaires variés qui témoignent de sentiments profondément religieux.
Dans le principe, les indications relatives aux fêtes religieuses que Clément de Fauquembergue insère au milieu des plaidoiries ne sont guère plus développées que celles de son prédécesseur, mais à mesure que les années s’écoulent, que Fauquembergue avance en âge et devient un personnage dans la hiérarchie ecclésiastique, l'importance qu’il attache à ces mentions s’accentue de plus en plus, et les fêtes de l'Église sont la plupart du temps accompagnées de l’introït de la messe du jour.
C’est ainsi que les cinq dimanches de carème, qui n’étaient signalés par Nicolas de Baye que par la note Curia vacat, se trouvent désignés sous le nom de leur introït : Invocavit, Reminiscere, Oculi, Laetare et Judica me, à la suite duquel viennent une ou deux lignes empruntées aux textes sacrés. On lit pour le premier dimanche : Invocavit me et ego exaudiam eum; pour le second, KReminiscere miserationum tuarum, Domine; pour le troisième, Oculi met (semper) ad Dominum, quoniam ipse evellet de laqueo pedes meos, respice in me; pour le