NOTICE BIOGRAPHIQUE
y ajouta ces mots : quia, sicut pisces hamo, sic homines in Lempore malo, mention qui revient à la rentrée de 1428. Par contre, lors de la reprise des séances du Parlement en 1429, Fauquembergue remplace, on ne sait pour quel motif, la citation habituelle de Virgile par deux textes empruntés, l’un aux Offices de Cicéron, l’autre à la Cité de Dieu de saint Augustin. Cicéron rappelle deux préceptes de Platon, dont l'observation s’imposait à ceux qui tenaient les rênes du gouvernement, savoir : l'obligation de tout rapporter à l'intérêt commun et de sacrifier l'intérêt privé, puis le soin de veiller à ce qu'aucune des branches du gouvernement ne fût délaissée. La seconde citation, tirée de saint Augustin, mettait en relief trois causes de destruction de la République, les conseils de la jeunesse, l’intérêt privé et les haines cachées. Salluste, dans la Conjuration de Catilina, abondait dans le même sens. On ne voit pas bien à quelles circonstances, à quels événements peuvent s'appliquer ces emprunts aux bons auteurs latins; on pourrait en dire autant du passage de Sénèque, qui figure au début du Parlement de 1430, à la date du 9 décembre, où l’auteur énumère les qualités distinctives d’un roi parfait.
Lorsque Fauquembergue entra en fonctions, la situation de Paris commençait à devenir critique. Jean sans Peur, par son manifeste du 25 avril 1417, envoyé aux bonnes villes du royaume, entamait la lutte contre l'entourage de Charles VI, c’est-à-dire contre le parti armagnac, dont les adhérents étaient traités de « rapineurs, dissipeurs, tirans, traîtres, empoisonneurs et murtriers ». Le Parlement chercha à ramener la concorde et décida, le 29 mai, d'envoyer au duc de Bourgogne certaines lettres closes bien exhortatives au fait de paix, dont la rédaction fut confiée non à Clément de Fauquembergue, mais à son pré-