‹ Journal de Clément de Fauquembergue, greffier du Parlement de Paris, 1417-1435. Texte complet publié pour la Société de l'histoire de FranceChapitre 7 sur 131 · NOTICE BIOGRAPHIQUE. VII · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE. VII

entreprises, mais sans grand résultat, comme le fait remarquer le greffier. Et nondum statim finis.

Le même souci de ne pas se compromettre apparaît dans la relation que Fauquembergue nous a laissée du massacre des Armagnacs dans les prisons, qu'il attribue au menu peuple, aux gens de petit estat, lesquels, craignant de voir échapper les partisans de Bernard d’Armagnac, « coulpables et consentans du mauvais gouvernement qui avoit esté en ce royaume et de la desolation d’icellui », et taxant les gens de justice de négligence ou de corruption, d’ignorance ou de dissimulation, forcèrent les prisons, notamment le grand et le petit Châtelet, et immolèrent les prisonniers. Ces excès de la populace impressionnèrent vivement les membres du Parlement, qui, le 22 août, « se departirent assez tôt du Palais pour eulx retraire en leurs hostels », dans la crainte d’être eux-mêmes victimes de l’effervescence populaire; le même jour, les lieutenants de la Prévôté, qu’on rendit responsables de ces « esclandes », furent vertement réprimandés par le premier président, Philippe de Morvilliers, interprète du mécontentement du duc de Bourgogne. À cette occasion notre greffier, en parlant de l'enlèvement par le peuple de quelques prisonniers détenus au château du Louvre, ne cite qu'un seul nom, celui d’un bourgeois notable, Charles Culdoe, auquel il semble s'intéresser tout particulièrement, puisqu'il a soin de nous dire que ce fut à grand’peine que ce prisonnier échappa à la mort. Du reste, Fauquembergue, à la fin de cette séance du 22 août, ne néglige pas d’appeler l'attention sur le châtiment qui allaït frapper les principaux auteurs des massacres des prisons : XX VI die hujus mensis et sequentibus, facta est justitia et punitio de effractoribus carcerum et conspiratoribus, allusion à

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