‹ Journal de Clément de Fauquembergue, greffier du Parlement de Paris, 1417-1435. Texte complet publié pour la Société de l'histoire de FranceChapitre 8 sur 131 · VIII NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE BIOGRAPHIQUE

l'exécution du bourreau Capeluche et de deux autres des plus principaulx conspirateurs et aucteurs de la commocion et malefices commis et perpetrez en la ville de Paris. Au cours de ces événements, quoique rien ne dénote la suspicion dont Clément de Fauquembergue semble avoir êté l’objet, il n’en est pas moins certain que sa situation au Parlement fut un instant compromise et ne fut raffermie que le 17 août. On ne saurait expliquer autrement l'annonce par Fauquembergue de sa rentrée au Parlement. « Ce jour, dit-il, je, Clement de Fauquembergue, a y esté receu en l'office de greffier civil, et ay fait le serment comme autrefoiz en la maniere acoustumée. »

Le 19 septembre, à la suite de la publication du traité de Saint-Maur au Parlement, les conseillers et officiers de la Cour prêtèrent serment d'observer ce traité. Particularité digne de remarque, Fauquembergue ne s’y trouve pas nommément désigné : simplement, l’on mentionne le greffier civil.

Les événements tragiques survenus à Paris dans le cours de l’année 1418, joints à l'épidémie qui décima la population parisienne et à la cherté toujours croissante des vivres, constatée le 15 octobre, semblent avoir produit une vive impression sur l'esprit de Fauquembergue, qui, au moment où le Parlement interrompit ses séances, c’est-à-dire le 29 octobre, ne put s'empêcher d’exhaler ses plaintes :

« Ce jour, dit-il, cessa du tout ce Parlement, qui avoit cessé quant aux plaidoiries, depuis le xx1v° jour de septembre derrain passé. Mais pour ce n’ont mie cessé les périlleuses guerres et grans mortalités ayans cours en pluiseurs parties de ce royaume, à Paris et ailleurs, quasi par toutes les parties de ce royaume dessusdit. Sur quoy Dieu vueille pourvoir, ainsi qu'il scet estre besoing pour la conservacion et salut de ce royaume, des subgiez et bienvueillans d’icel-

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