Robert Louvet fut dépossédé de son office par les Anglais
ceans par escript de par Robin du Coste, dit Costion, demourant à Evreux, et Guillaume de la Mare, dudit . lieu d’Evreux, sur ce qu’ilz disoient que de leur consentement, oy le procureur du Roy, la Court avoit receu certain accord fait entre ledit du Coste, d’une part, et ledit de la Mare, d'autre part, à cause de l’une des sergenteries dudit lieu d'Evreux, selon le contenu eh la cedule baillée par lesdictes parties, dont lettre avoit esté faicte et signée de par la Court en la forme et maniere acoustumée ; laquelle lettre le Chancelier avoit refusé de seeller soubz umbre de ce que on disoit qu'il avoit par avant refusé de seeller le congié d’accorder en ceste matiere, et pour ce requeroient lesdis de la Mare et Costion que la Court leur voulsist sur ce pourveoir. Et combien que la Court ait bien acoustumé et ait auctorité de donner licence et congié d’accorder, selon la forme et teneur usitée notoirement et enregistrée ceans, et de ce donner et octroier ses lettres en forme de placet, etc., et puist ycelle Court adnuller appellations et procès sans amende, et ne soit en riens subgete au Chancelier ne à autre justice, neantmoins, pour entretenir paix et concorde en ce mal temps de guerre, a esté conclu par lesdis presidens et conseilliers d’envoier par devers ledit Chancelier maistres Jaques Branlart, president esdictes Enquestes, et J. de Voton, conseillier du Roy, pour lui remonstrer gracieusement ce que dit est, et comment la Court, par bonne deliberacion et pour justes et raisonnables causes, oy le procureur du Roy, veue
et ne redevint clerc de la marchandise qu'après leur expulsion ; on le trouve mentionné en cette qualité en 1441 (cf. Longnon, Paris pendant la domination anglaise, p. 22).
la nature du procès, avoit receu ledit accord, afin qu’il le face seeller et expedier, comme raison est.
Conseil, XV (X!* 1481), fol. 59 v°.
Lundi, xj° jour d’aoust.
Hac die, celebratur in ecclesia Parisiensi solempnitas Susceptionis sancte ac preciose corone Domini.
Matinées, XV (X14797), fol. 24 vo.
Mardi, xix° jour d’aoust.
Le duc de Bedford, regent, qui avoit tenu siege de gens d'armes devant la ville de Laigny par l’espace de trois mois ou environ, leva sondit siege et retourna à Paris!.
Mecredi, xxvij° jour d’aoust.
Furent au Conseil m° Phelippe, segneur de Morvillier, president. .?. |
À conseillier l’arrest ou appoinctement d’entre les proprietaires des basses merceries es Hales de Paris, d’une part, et les peletiers de Paris, oye la relacion des commissaires à executer l’arrest nagaires pronuncié et donné entre lesdictes parties :
Il sera dit que tous les peletiers qui s’entremettent
1. Clément de Fauquembergue est très sobre de détails sur la levée du siège de Lagny; la brève mention qu’il lui a consacrée a été reproduite en note au bas du passage du Journal d’un bourgeois de Paris, p. 286, où cet événement est longuement raconté ; les Anglais, paraît-il, se retirèrent avec une telle précipitation « qu'ils laissèrent leurs canons et leurs viandes toutes prestes à manger et grant foison de queues de vin ».