II. D
DE
GABRIEL LE MARLORAT,
( 1G05 ù less).
Pour l'état d'auditeur. — Le 9 novembre 1605, le décret de S. A. portant mandement au receveur général de ce lieu de nous délivrer, oultre nos gaiges par chacun an la somme de 60 francs et continuer à l'advenir pour les considérations y portées a esté leu en notre chambre et mis au trésor et coppie donnée audit receveur général pour la raporter en son compte suivant (En l'année 1604, les chesnes furent ostés de la couppe de nos arpens à cause de l'abus qui sy commettoit).
Le décret d'accroissement de nos gaiges de 60 francs, datte du 8 novembre an 1605, à Bar. S. A. a ordonné verbalement que lesdits 60 francs nous fussent délivrés avec nos gaiges de ladite année, qui se prendront sur les deniers casuels. Présents mons. le Duc, le sieur de Thon et autres; Vincent, président de Barrois; Gleisenove , Daurillot, Drouin , ce qui a esté fait.
Prieur de Notre-Dame , — En l'année 1605, S. A a donné au sieur prieur de Nostre-Dame de Bar 3 arpens de bois au Juré pour son chauffage et 3 au bois de Mansonge pour son paselage et pour fermer ses héritages, et ce, en considération que la mesure ancienne estoit plus grande de 20 verges qu'elle n'est. Il n'avoit auparavant que 4 arpens, deux au Juré et deux à Mansonge.
Le 20 novembre 1606, S. A. nous a mandé qu'il accordoit au
prieur de Nostre-Dame de ce lieu trois cens francs en faveur d'église pour les 6 arpens qu'il prenoit en la grurie de Bar, 3 au Juré et 3 à Mensonge. Sur l'advis que nous luy avons donné lesdits 6 arpens raportans l'un à l'autre ne valoir plus de 40 francs et par la mesme nous escrit qu'il désire que nous et tous ceux qui ont afouage en ladite grurie preinnent lesdits 40 francs pour chacun arpent, ce que nous n'avons voulu accorder à cause de la finance que nous avons fait de nos dits estas et luy avons escrit à ceste fin bien amplement le 27 novembre dit an , la suppliant d'incliner aux remonstrances que nous luy faisions par lesdites lettres et avons escrit au sieur de Marainville et Daurillot qui estoient lors à Nancy pour soliciter cette affaire.
Pour l'état d'auditeur. — Le dernier juin 1607, S. A. a adressé mandement au sieur Gruyer de Bar, de nous délivrer nos arpens de bois pour nos estas de conseiller et auditeur jusques à son bon plaisir et autre ordonnance leu en ladite chambre le 3 juillet dit an, et en aura ledit gruier coppie pour la reporter en son compte suivant.
Bassigny. — Le 28 décembre 1607, le sieur Oudin, receveur de Choiseul, a présenté les lettres patentes de S. A. accordées au s'"... du Bois, de Testât de lieutenant général au bailliage du Bassigny, à la Mothe, qui ont esté entherinées en ladite chambre; alors j'ay protesté que ledit interinement ne puisse préjudicier aux prétentions de mon frère, lieutenant de Gondrecourt. Le sieur Daurillot a répondu qu'ilz ne prenoient cognoissance de ce différent, que S. A. en devoit décider et que cestoit seulement pour les gaiges dudit estât. — Daurillot, de Léglise, lieutenant; Bonnet, gruier; Bournon , A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Léglise et Legrand, présens.
Etat d'auditeur. — Le 15 février 1606, le sieur Biaise Preudhomme, après disner, a présenté ses lettres de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Barrois, lequel estât S. A. luy a accordé à la somme de trois milz francs et n'a faculté de résigner.
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l(li')U. — Le ;{ iiDVt'iubrtj IliOd, le siciii' Thirry .Miiiiccrvcl îi prcslt'" IcsormiMil diidit oslal, de t'unseillor et uudilour.
Idem. — Lo 1,') dtH'cinhn'. KiOli, lo sieur Cduiulo Lof^rand, d*» ce lieu de Uar, a })resl6 le serment dudiL estât de conseiller et auditeur.
Idi'ni. — I.c -10 dndit mois de décembre, dit an l()0(), le sieur Colliquet a preste le serment dudit estât de conseiller et auditeur.
Entrée de Madame à Bar. — Le mardy, 11 juillet 1606, madame Margueritte de Gonzague, fdle du duc de Mantoue, espouse de mons'^ Henry de Lorraine, duc de Bar, avec la duchesse de Mantoue, sa mère, et son jeune frère (Cardinal, et depuis fut duc de Mantoue), qui est d'église, fit son entrée en ceste ville de Bar. Le lendemain , les habitans d'icelle luy présentèrent un bassin d'argent doré, fort riche, qui coustoit dix sept cens frans, sans d'autres fasons que l'on y a fait; le dé ou ciel fut porté sur sa litière par quatre de la chambre des comptes. — A. de Léglise, Bournon, Mousin, Lescamousier, et mons"" Drouin fit la harangue.
Madame. — Le jeudy, 5 octobre 1608, ma dite dame accoucha d'une fille à Nancy.
Prise de la ville de Bar. — La ville de Bar fut prise en la guerre de la Ligue contre le roy de France Henry IV, par les gens du roy, le 6 septembre 1589, et n'y furent les ennemis en la ville hault seulement que trois heures, et estans repoussés tant par les habitans que la compagnie du sieur Montangon et lanquenez. La dame de La Chambre dite dame Jacqueline, grand mère des sieurs de Reins, a fondé une procession ledit jour et la messe et prédication à Saint-Pierre dudit Bar.
Noblesse. — Biaise Symonin, depuis appelle Fisson, environ Tannée 1605, deux ou 3 ans plus ou moins, print sa noblesse de par sa mère qui s'appelloit Meline Fisson. H estoit au paravant saulnier et s'appelloit Biaise Simonin. Il changea son surnom et print celuy de sa mère, et lors estoit vefve et avoit un fils et une fille laquelle mourut de sa feue.
Jésuites. — Le 25 février, jour Saint-Mathias 1608, le sieur président de ce lieu, nous a monstre les lettres de S. A. qu'il luy escrivoit pour avoir sur icelles nos advis. Le 1" chef d'icelles estoit pour trouver les moiens d'establir des Jésuites au collège de ce lieu. S. A. ayant envoyé le sieur de Stainville, protonotaire, pour avec ledit sieur président parler aux sieurs doiens de Saint-Pierre et Saint-Maxe et aux parents du défunct fondateur dudit collège, et chacun de mesdits sieurs ont esté d'advis qu'il estoit bon qu'il y eust des Jésuites.
Comte de Ligny. — L'autre chef de ladite lettres estoit pour les concordats faits avec le feu s"" conte de Liny, et avoit chargé ledit sieur président allant à Nancy à l'assigQation qu'il y avoit pour le fait d'Adam Rouyer de parler au s"" de Luxembourg, conte de Liny à présent, suivant l'advertissement que nous avions donnée à S. A. des inconvéniens qui pourroient arriver sur ledit concordat après la mort dudit feu s'' Charles de Luxembourg, décédé le 17 du présent mois et an lequel concordat accordé par sadite A. n'estoit que pour la vie dudit feu s"" conte de Liny et ses descendans en droite ligne en loial mariage , pour le fait du sel et de la cognoissance du mésus en iceluy qui appartenoit par ledit concordat au prévôt dudit Liny, mais ledit sieur président n'a sceu parler audit François de Luxambourg, à présent conte dudit Liny, à cause qu'il n'estoit arrivé audit Liny.
Paris. — Le 21 mars 1608, S.A. nous a envoyé le reiglement qu'il a fait entre son agent et son procureur en la court de Paris du 10 novembre 1607, portant que les frais seront advencés par le procureur à l'agent et en dressera ledit procureur parties de six mois à autres es jours de Saint-Jean et Saint- Martin, les quelles il nous envolera pour après les avoir examinées estre envoyées à Sad. A. pour adresser mandement au receveur général de les payer. Les consultations se feront de l'ordonnance de mess''^ de notre chambre et en cas urgent, du sieur Chanvallon, superintendant des affaires audit Paris. La missive de Sad. A. est du 20 mars 1608 et pour secrétaire Gleisenove, et par le mesme messager à S. A. envoyé coppie
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dudit reiglement audil sitMir de (Ihanvalloii pour le faire observer.
Conflans-cn-Javniay. — Surcc'ance. — Le 24 mars IHOS, nous avons ressu mandement de S. A. de faire passer contrat de vendition de six vingt arpens de bois sis au fin de [Conllansj appelle Gros-le-Pré en la gruerie de Conflan en Jarnisy, au profit de Sad. A. par le sieur de Salin [Michel de Billard] , capitaine et receveur dudit Conflan pour trois mils frans dont il estoit relicataire par ses comptes 1605, 606, 607, et deffense à nous de plus mettre en surcéance aucuns deniers aux comptes des officiers que s'il y en a qui dilayent de payer et acquitter leurs comptes que nous aions à les faire mettre en arrest et en advertir Sad. A. pour estre mulctés de telle amende que le cas le requerra. Ledit mandement en date du 16 mars 1608, signé Charles et pour secrétaire M. Bonnet.
Mort de Charles, duc de Lorraine. — Le 14 may, vigile de l'Ascension Notre Seigneur 1608, Charles, duc de Lorraine et de Bar, décéda.
Ordonnance de S. A. — Etat d'auditeur. — Le mercredy penultiesme juillet 1608 a esté leue l'ordonnance de S. A. en datte du 21 du présent mois et an, par laquelle S. A. nous ordonne de ne recevoir en nostre corps aucun qui auroit obtenu d'elle Testât d'auditeur en ladite chambre, soit vacquant par mort ou fourfaiture, jusqu'à ce que le nombre effréné qui y est soit réduit au nombre de treize , ladite ordonnance leue es présences Daurillot, J. de Leglise, lieutenant; Bournon , Bonnet, gruier; Oriot, Mousin, Lescamousier, moy, Legrand et Coliiquet, présens.
Ordonnance de S. A. — État d'auditeur. — Le 28 juin 1580, S. A. a fait reiglement sur le nombre des auditeurs de la chambre des comptes de Barrois qu'il réduit à 13, les autres demeurans supernuméraires , sans gaiges ny afouages , par ordonnance escrite au livre des ordonnances de la chambre.
Pour l'étatde conseiller et auditeur. — Le vendredy, 8ejour d'aoust 1608, nostre président nous a monstre le mandement
qu'il avoil de S. A. pour prendre le serment de conseiller et auditeur de nous, datte du 1" dit mois et an, à quoy ceux qui estoient présens ont satisfaits : Daurillot, Drouin, Bournon , Bonnet, gruier; Maillet, Bonnet, prevost; A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Leglise, B. Preudhomme, Legrand et Coliquet, présens, et le lundy suivant, le sieur de Léglise, lieutenant, en a fait de mesme et sic de ceteris.
Ordonnance de S. A. — deniers casuels. — Le lundy, 6 octobre 1608, ont esté présentées lettres patentes de S. A. adressantes aux présidens et gens des comptes de Lorraine et Barrois du 9 aoust dernier, par lesquelles S. A. voulant rachepter son domaine, assigne les deniers casuels au rachapt des rentes y assignées avec défence à nous de ne passer ou allouer cy après les donations qu'il en pourroit donner cy après par importunité ou autrement, et ce nonobstant une, deux, trois jussions, excepté qu'il se réserve de donner quittance avec cognoissance de cause motivées de justice et équitables raisons et considérations.
Chef des finances. — Ce mercredy, 29 octobre 1608, les lettres patentes pour le sieur de Tornielle de Testât de chef des finances de Barrois ont esté présentées en nostre chambre.
Le mesme jour a esté ordonné verbalement au sieur receveur général de payer au sieur Fouin les deniers par lui advencés *en procès criminel* fait à Chaumont contre Portier. — Vincent, président ; Drouin, Bournon, Bonnet, gruier; Xaubourel, Maillet, Oriot, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Leglise, B. Preudhomme, faisant l'office de grefier et Legrand, présens, à quoy ledit Maillet faisoit difficulté.
Pont -à-Mousson. — Ce mardy, 11 novembre 1608, nous avons entériné les lettres de donation faites par S.A. au sieur Baron d'Ancerville, du village de Rozières en Haye, marquisat du Pont à Mousson, dattées du 10 octobre 1608, esquelles y a de l'ambiguité pour les hoirs masles et femelles, comme se peut voir par la lecture d'icelles et est a rachapt de 35,000 francs ou environ. Il a donné lettres reversâtes avec les lettres déroga-
loiros ;\ co iiiraviiiiL ([iit; d'avoir (luiiné ses (iciiunibremouts il avoil t'iili'c 01) possession.
Bar : Sainte-Claire. — Le samedy, 15 dit mois et an, le décret de donation faite par S. A. anx sours religieuses de Sainte Clère de Bar a esté leu et entériné. Danrillot, Drouin, J3ournon, Oriot, A. de Léglise, Mousin , moy, P. Preudhomme, Legrand et Coliquet, présens, et leur y donne S. A. deux arpens de bois à prendre par chacun an en la grurie de Bar aux ventes qui se feront; 10 muidsde blé et dix queues de vin, à prendre ledit blé des mains du cellerier de Bar et le vin s'achcptera parle receveur général de Bar etjusquesau bon plaisir de Sad. A. Datte du l"""" octobre 1608.
Foug. — Ce 12^ janvier 1609, le prévost de Fou nous aiant donné advertissement à S. A. des entreprinses que faisoient les oficiers de Vaucouleurs sur les droits de Sad. A. au village de Saint-Germain, le prévost dudit Vaucouleurs aiant déclaré le Roy seigneur foncier dudit Saint-Germain, encore que ce soit le curé dudit lieu qui est subjcct de S. A. qui est patron de ladite cure, et le doit estre; et plusieurs autres usurpations faites par losdits officiers, mesme de certaines reprinses qu'ils avoient faictes de plusieurs subjects de Sad. A., qui aiant cultivé plusieurs héritages scis au royaume, auroient emmené le grain du pays de Sad. A. et ceux de Lais aians un bois scis au royaume l'auroient couppé et mené audit Lais, pays de Sadite A., sans acquitter les droits de l'issue et à ce moien auroient eus lesdits habitans dudit Lais, assignation par devant les gens du burreau de Troye au 8 du présent mois dernier passé et ledit jour susdit aiant esté leues les lettres de S. A. joincte audit advertissement dudit prévost, le sieur A. de Léglise a esté commis pour aller parler ausdits officiers de Vaucouleurs et les advertir du mescontentement que S. A. a desdites entreprinses et apellera avec soy ledit prévost de Foui qui luy donnera mémoire des droits dud. village de Saint-Germain.
Règlement des secrétaires. — Ledit jour, S. A. nous a envoyé un reiglement des secrétaires confirmant celuy fait par
feu S. A. et oultre les quatre conseillers d'estat on adjouste trois autres qui n'ont toutesfois entièrement ladite qualité, qui
sont Didier Corcol, Claude Bonnet et Girmont, lesquels
n'ont les mesmes prérogatives d'expédier toutes affaires comme lesdits quatre conseillers d'estat qui sont M. Bonnet, M. de Gleisenove, de Marainville, Voillot, de la Ruelle, qui seuls peuvent expédier toutes lettres qui concernent le domaine de S. A. 011 il y a finance, gaiges, pensions, quittances, et non les autres secrétaires.
Rome. — Ledit jour les lettres de S. A. ont esté leues qui nous envoioit l'advertissement à elle fait par le sieur Viardin demeurant à présenta Rome, des poursuites que faisoitle sieur Guilemin, advocat en ce lieu de Bar, nottaire apostolique, estant audit Rome, affin que ceux de la mouvence peussent avoir leur expédition en simple signature, et le mesme jour 12 dudit mois après disner, les responses par nous faites à Sad. A. ont esté leues, portans que par cy devant l'on avoit accoustumé les obtenir en simple signature et y mettre en ïceWes a parte Regni, et le sieur Drouin aiant apporté les registres des insinuations du greffe de l'officialité, avons recognu estre en ceste forme fors certaine de Gondrecourt, de la chapelle Sainte-Catherine et Saint-Nicolas dudit Gondrecourt qui sont in dominio regni Francide et a esté trouvé bon d'advertir Sad. A. estre expédient de continuer l'ancien stil a parte Regni pour éviter aux grands deniers qu'il faudroit transporter hors des pays pour des bulles sub placito qui coustent trente ducats, et les simples signatures ne coustent que trois escus. Le sieur Mousin, auditeur en nostre chambre, oncle dudit Guilermin, escrit audit Guilermin qu'il cesse lesdites poursuites. Il est en ladite ville de Rome pour les dames de Saint-More de Verdun.
Paris. — Le 13 dit mois ont esté leues en ladite chambre les lettres envoyées par le sieur Briocourt qui se plaignoit fort du sieur Preudhomme, conseiller en ceste chambre, qui avoit usé de commandement sur luy estant envoyé à Paris par S. A., mais disoit iceluy Brocourt que ledit sieur avoit esté mal obéy. S. A. a esté advertis de ces altercas d'entre eux.
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Bar. — Le l i dit mois, a esté leiie la rt;(|ii*isL(j dti si<nii- procureur de Bar, présentée à S. A. affm d'ordonner qu'en expliquant l'article de , qui ordonne qu'en tous comptes des
mineurs le procureur soit présent es comptes qui seront rendus aux majeurs ledit procureur sera présent, laquelle requeste sera communiquée aux juges et anciens advocats pour y dire ce que bon leur semblera.
liriey. — Le 15 dud. mois de janvier 1609, monsieur Daurillot a fait son raport sur la requeste du sieur de Failly, présentée à S. A., tendant à ce qu'il luy fut assigné bois pour son chauffage en la grurie de Bryé. Au lieu de 3 arpens appartenans audit sieur de Failly délivrés au sieur Bétainviller, maître des forges de Moieuvre, ledit bois scis au village de Fontoy, terre de Luxambourg, comme le prétend ledit sieur Failly, appelle le bois du Tillot, lequel bois aiant esté délivré audit Bétainviller avec 5 autres arpens pourTafouage de sa forge, les fit couper, et lesdits trois arpens furent levés par ledit Bétainviller sans aucun trouble , mais les autres 5 arpens furent enlevés par force , estans couppés par les habitans dudit Fontoy qui prétendoient leur appartenir. Il y a un fossé qui sépare lesdits 3 arpens de bois des bois de S. A. L'on trouve que les tesmoings qui ont déposé que lesd. 3 arpens sont en Bourgongne, sont subjects de Bourgongne, et partant suspects.
Pou?' les forges. — Ce 19 janvier 1609, messieurs de la chambre ont escrit à S. A. sur ce qu'il demandoit les causes pour quoy le fer se vendoit à présent si cher et quel intérest il auroit d'empescher le transport d'iceluy hors de ses pays, les causes du renchérissement sont la cherté des bois qui ont esté par cy devant mal mesnagés tant par les ecclésiastiques, vassaux, que communautés et des essars que l'on en a fait, que si Sad. A. empeschoit le commerce et distribution dudit fer, rintérest seroit que les bois de Sad. A. ne se venderoient à si hault pris, les fermiers des forges demanderoient réduction ou d'estre deschargés de leurs fermes , l'impost de 6 deniers pour franc en seroit diminué, l'impost de la traite foraine de mesme, et l'argent estranger ne s*apporLeroit au pays comme il faisoit.
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en qiioy Sad. A. et ses subjects auroient notable intérest, les forges seroient abandonnées et plusieurs artisans empeschés de gaigner leur vie à l'enaploy du fer. Nous luy avons mandé que le inilier de fer se vend à présent et non plus ains moins cent frans, ou environ , et par cy devant ne se vendoit que 60 et 70 frans.
La vente des grains. — Ledit jour, 19 janvier, ont esté leues les lettres de S. A. qui nous mandoit de faire publier en vente les grains de tout le duché , et l'advertir si nostre advis estoit de vendre ceux qui seroient en bon estât, et commettre quelqu'un d'entre nous pour estre le jour précédent de l'outrée à la vente desdits grains. Le pris du froment est de dix frans le rezeau, et seront pareillement vendues les aveines, le tout au terme de Saint-Martin prochain. Aulcuns n'ont esté d'advis de vendre les grains qui sont en estât. Les commissaires, pour estre présens à ladite vente, sont Mousin et Lescamousier, conseilliers. Les lettres de Sad. A. sont du 13 janvier 1609.
Clermont. — Le mesme jour, après disner, l'on a mis en surcéance, au compte du gruyer de Clermont, deux mil quatre cens frans , scavoir mil frans pour les frais qui seront à faire au procès de Baillet, et le reste pour quelque surcéance que S. A. avoit donné à quelque particulier de certaine somme qu'il devoit en la grurie jusqu'à Noël dernier, dont il n'a peu estre payé *et encore pour n'avoir peu estre payé* de plusieurs débiteurs qui dévoient aud. jour grande somme et dont il n'est encore payé, et néantmoins en fait recepte, laquelle surcéance est contre le commandement de feu S. A. pour le fait du sieur Salin, capitaine de Conilan en Jarnisy. Et sy en la lyace dud. compte y a un mandement portant quittance signée de Girmont, secrétaire, contre la teneur du reiglement des secrétaires.
Longwy. — Ce 20^ dit mois a esté veu le raport des officiers de Longwy pour le village de Perpont et deux autres qui ont esté gastés de la gresle , sur lequel raport on a esté d'advis de quitter le grain des fermiers du terrage et disme desdits village pour les pertes qu'ils peuvent avoir souffert et aux censiers
i)K OAïuiiKi. i.K mari,ui:at. 17
des gaignages dosdiLs lieux ([iii les oiiL pour neuf ans, en la première desquelles la LeinpiîsLe est arrivée, on leur a mis la quanlilé qu'ils ont perdu en surcéance, affin de faire compensation avec les suivantes années. Les fermiers desdites dismes et terrages ne les ont que pour un <iu et ne sera plus fait tel renvoy ausd. officiers pour leur incapacité. — Daurillot, Drouin, Bouruon, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Pli. de Léglise, 13. Preudhomme, présens.
La Marche. — Ce 27"^ janvier dit an 609, le raport a esté fait par P. Mousin, sur la requeste présentée par les habitans de Maleroy, Saulsure et Belcharmoy, prévosté de la Marche, sur la requeste par eux présentée à S. A. affin d'être exempts de l'impost de l'entrée et issue foraine, considéré que lesdits vilages sont totalement enclavés dans la France, et que led. Maleroy et PouUy, vilages françois, ne font qu'une paroisse, et ledit Belcharmoy et Donmartin, aussy village françois, en font une autre, messieurs ont esté d'advis que S. A. leur octroyé franchise dudit impost pour ce qu'ils feront entrer pour leur defruit tant seulement, veu que par cy devant ils avoient esté tenus exempts dudit impôt par les fermiers fors depuis neuf ans, en sa que Bodoum les y a compris, suivant l'enqueste qui en a esté faite par les officiers dudit Lamarche envoyée à mess. Lesd. 3 villages s'estoient cottisés au fermier de Barrois à 24 escus et au fermier de France à 19 escus, (savoir) pour Maleroy, 3 escus, et les deux autres chascun 8 escus.
Bar. — Pour nos gages. — Ce 30" janvier 1609, a esté resould en ladite chambre que nos gaiges d'auditeur se prendroient sur la somme de cinq mil frans qui avoient esté envoyés pour emploier au reachapt des rentes au denier douze, et ce d'autant que le receveur disoit n'avoir fond pour nous les payer, dequoy sera adverty le sieur président pour en avoir son advis. — Daurillot, Drouin, Bournon, Xaubourel, Maillet, Bonnet, gruyer; Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise etColliquet, présens.
Trois-Fontaines. — Ce mardy, 10 février 1609, ont esté re-