‹ Journal de Ginguéné: 1807-1808Chapitre 7 sur 28 · Léopold, poème, Paris, 1787, in · texte numérisé non relu

Léopold, poème, Paris, 1787, in

b. Éloge de Louis XII, père du peuple ; Discours qui a concouru pour le prix de l'Académie française en 178$, Paris, 1788, in-8.

Pauz Hazan». II. —3

cée sur les lettres par Louis XIV, un de ses ennemis personnels ; c'est le triomphe de l'aristocratie. L'Institut, c'est le règne de la liberté, la suppression des privilèges dans l'ordre intellectuel, l'égalité devant le talent, la Révolution. Il est essentiel d'y tenir une place honorable ; la sienne ne l’est pas. Dans une classe qu'il considère comme inférieure, il joue un rôle quil considère comme effacé.

Voilà ce qu'il ne dit pas, et voilà ce qu'il faut savoir, pour comprendre la petite révolution de palais à laquelle il prend part. Ginguené estime qu'il est urgent, tout d'abord, de remplacer Ameiïlhon, qui est chargé du rapport à lire dans la séance publique des quatre classes assemblées. Certes, « le bonhomme » — il y a dans cette “appellation une nuance de dédain — a rendu des services. Depuis 1766, date de son entrée à l'Académie, il s’est montré le plus fidèle des collaborateurs. Il a rempli le reeueil des Wémotres de ses dissertations. Il n'est pas resté sur son Æistoire du commerce et de la navigation des Égyptiens sous le règne des Plolémées', ainsi que font tant d’autres membres, qui travaillent pour franchir le seuil sacré, et se reposent aussitôt qu'ils l'ont franchi. Il a donné, en 1803, ses Éclaircissements sur l’inscriplhion grecque trouvée à Rosette?; il continue l'Æisloire du Bas Empire*, commencée par Charles Lebeau: il est en train d'en confectionuer le vingt-sixième volume. Mais enfin, il a fait son temps; il a soixante-dix-sept ans, ce qui est un âge avancé, même pour l'Institut*. Ginguené, qui en a cinquante-neuf, peut faire Le jeune homme à côté de lui. Et puis, les faits eux-mêmes prouvent qu'il est ennuyeux. Si on accuse la classe de ne pas travailler, c’est qu'on n'écoute pas son rapporteur. Si on ne l'écoute pas, c’est qu'il n'est pas capable de se faire écouter. Un homme qui saurait retenir l'attention des auditeurs ne les verrait pas fuir par la porte entre-bâillée. Il convient que l'histoire et la littérature ancienne ne se laissent pas éclipser par la langue et la littérature françaises. La seconde classe ne fait pas de rapport, parce qu'elle n'aurait rien à y consigner : et on dédaigne la troisième, qui en fait un ! Une telle injustice est intolérable. Qu'on nomme donc un écrivain honorablement connu, que la fatigue de lire tous les travaux de ses confrères n'effraye pas, qui mette en valeur les découvertes et les idées originales, qui donne à son exposé un tour littéraire, qui

À. Paris, 1766, in-12., — 2, Paris, 1803, in-4. 3. Paris, 1756-1811, 27 vol. in-8.

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